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Poème sans bras

Featured Replies

Posté(e)

 

Poème sans bras

 

Plus léger que novembre 

Ombre un bras de colline

Et plus qu’ore le silence 

Les nues neigées de piété

Plus fol encor que sémaphores

L’encolure promise 

Au limon de la parole l’attelage

Bouche pressée sur l’écriture

Ombre tétant matière d’ombre 

Et souffle comme nombre la source

Sur le chemin des roseraie

Et le teint paille des vins

Le vase, la transparence

Levais 

 

Ce n‘est pas qu’il fasse froid

Le fond de l’air est doux...

Le vol du Temps aux larges ailes

Enrobe sa robe de nuit, ô pâle chair 

Comme onde mourante marée

Sur l’écume du soleil jeté 

Ouvrant sa tombe à treize vent

Il voudrait bien mourir encore

Àu penchement d’une soie noire

Étoile filante toute bue

Quand le matin soulève d’un doigt

Âme de l’arme perdue

Le corps des dunes blanches

Étendu à même le ciel infini

Sur la sueur dorée des chevaux ahuris

 

Jallais déjanté et tintaient les vers

D’os d’estampes de breloques antiques

A travers les savanes brûlées des pères

Et les carrioles tirées par les mères courage 

Lors la fin s’en vierge comme une feuille

Détachée sur le grand Univers

Tombante tournoyante sur les braise

A d’autres fins du Monde !

Un frisson de neige parcourait la pierre

Frappe mon cœur l’enclume, rouge cerise

Et me laisse là venir

 

Quand épouserai-je de la soif 

Les rives étranges de nos mains

S’il s’en fuient entre les sables dérisoires

Le jade lavé de nos sang

Et le vin bu avec la caravane…

Les chiens s’endorment sans un rêve

Un train ouvre l’hiver

En mon cœur est une épave nue…

J’abandonne un pourboire au comptoir

Mes amis, ne me laissez pas 

Ce soir, je repars au combat !

 

 

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Sans bras mais non sans charme !

 

Une suite de visions-trouvailles emplies d'originalité, toutes belles et puissantes !

Posté(e)

Je suis bercé par les vers, mais quelque peu désemparé par des injonctions que je comprends comme contradictoires... Ne m'en veuillez pas. Je suis un esprit simple. Merci pour cette lecture.

Posté(e)
il y a une heure, O Salto a écrit :

Mes amis, ne me laissez pas 

Ce soir, je repars au combat !


Ah bon ? Mathilde est revenue ?

 

En tous cas,  si pas de bras un bon nombre de pieds 😌

Posté(e)

Effectivement, te lisant, @O Salto ... les bras m'en tombent ! 😉 

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 14 heures, O Salto a écrit :

J’abandonne un pourboire au comptoir

Finalement c’est généreux et mérité quand on voit ce que quelques verres ont permis d’écrire sans les bras.

Modifié par Jeep

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Ces bras, il me semble que tout le poème est à leur recherche…

Posté(e)
Il y a 23 heures, O Salto a écrit :

 

Poème sans bras

 

Plus léger que novembre 

Ombre un bras de colline

Et plus qu’ore le silence 

Les nues neigées de piété

Plus fol encor que sémaphores

L’encolure promise 

Au limon de la parole l’attelage

Bouche pressée sur l’écriture

Ombre tétant matière d’ombre 

Et souffle comme nombre la source

Sur le chemin des roseraie

Et le teint paille des vins

Le vase, la transparence

Levais 

 

Ce n‘est pas qu’il fasse froid

Le fond de l’air est doux...

Le vol du Temps aux larges ailes

Enrobe sa robe de nuit, ô pâle chair 

Comme onde mourante marée

Sur l’écume du soleil jeté 

Ouvrant sa tombe à treize vent

Il voudrait bien mourir encore

Àu penchement d’une soie noire

Étoile filante toute bue

Quand le matin soulève d’un doigt

Âme de l’arme perdue

Le corps des dunes blanches

Étendu à même le ciel infini

Sur la sueur dorée des chevaux ahuris

 

Jallais déjanté et tintaient les vers

D’os d’estampes de breloques antiques

A travers les savanes brûlées des pères

Et les carrioles tirées par les mères courage 

Lors la fin s’en vierge comme une feuille

Détachée sur le grand Univers

Tombante tournoyante sur les braise

A d’autres fins du Monde !

Un frisson de neige parcourait la pierre

Frappe mon cœur l’enclume, rouge cerise

Et me laisse là venir

 

Quand épouserai-je de la soif 

Les rives étranges de nos mains

S’il s’en fuient entre les sables dérisoires

Le jade lavé de nos sang

Et le vin bu avec la caravane…

Les chiens s’endorment sans un rêve

Un train ouvre l’hiver

En mon cœur est une épave nue…

J’abandonne un pourboire au comptoir

Mes amis, ne me laissez pas 

Ce soir, je repars au combat !

 

 

 

Le combat de tous est ici exprimé avec une force sourde et une profonde émotion,votre compassion est poignante, bravo O Salto , si votre « cœur est une épave nue » votre âme vous souffle ici à travers votre écriture une densité toujours présente à remplir la coque de votre cœur , c’est loin d’être un poème « amputé » il est carrément complet 😌

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un titre qui se confirme à la lecture, la syntaxe, comme le monde, comme la vie, laisse sans bras.

Posté(e)

@O Salto

 

Une lecture de bras et de pieds. Et hop !

Posté(e)

Je ne sais pas quoi penser, les mots sont-ils parfois si impuissants que le poète de rage les déroute à son tour ?

Posté(e)
  • Auteur

 

Un jour, il y a trop longtemps, j’avais le cœur ouvert et je m’y suis jeté ; une vague m’a submergé corps et âme et dissout dans l’estive ; une terre suspendue au ciel où le ciel s’est posé ; j’ai vu brûler les pierres ; j’ai vu tomber le milan noir de l’automne sur l’autre face de son aile ; où le fol épis attend les siècles, la gibe du vent et le gel posés sur les ruines asséchées du granite assiégé de silence ; il n’existe qu’interstice du sacré, non-lieu d’une marche infinie dans l’entre-deux et la limpidité du désir ;

J’étais devenu berger…

 

Merci à vous, amies et amis, pour ces mots qui vous ressemblent, vos visages ;

Il me semble y sentir votre odeur… @Alba, @Racine Montignac, @Diane, @Joailes, @Jeep, @Tarentaise, @Nâau, @Thy Jeanin, @Marc Hiver, @Eobb

 

  • 4 mois plus tard...
Posté(e)

Un magnifique monde s'ouvre dans ce poème ! Onirismes magiques et vers de haute volée. La première strophe m'a rappelé en boucle à des lectures multiples, à des sourires de rêves. Bravo ! 🌟

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