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Ronde de malaugure

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

 

L’été a été

octobre s’avance

le temps cette errance

est larme et alarme

 

Déjà j’ai pris froid

petit cœur qui t’enrhumes

trousse mon effroi

vois l’humus qui fume

 

Le gel me saisit

de ses deux poignes blanches

cliquetis de mes hanches

mon âme a blanchi

 

Que les années passent

et alors amiral

où est mon capital

la mer se fige et me lasse

 

L’oiseau s’est posé

sur sa dernière branche

c’est son ultime chance

de rêver en paix

 

Je n’aurai la patience

d’atteindre Noël

ô donnez-moi science

de quoi tracer mon ciel

 

J’entends la musique

hymne sacrificiel

j’en sais tout le fiel

de jouissance esthétique

 

La lune épie

aux ramures palmées

mille et trop de destinées

ces fins de série

 

Mais sachez ô les anges

je ne crois plus en rien

oui je suis l’hérétique

qui sera né en vain.

 

 

 

 

Modifié par Thy Jeanin

Posté(e)

C'est fort , puissant et beau.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Très bel autoportrait inspiré par la saison et l'attente.

 

Un poème qui s'élève comme un chant désespéré et solitaire.

Posté(e)
il y a une heure, Thy Jeanin a écrit :

Je n’aurai la patience

d’atteindre Noël

ô donnez-moi science

de quoi tracer mon ciel

 

Bonsoir @Thy Jeanin,  trés beau poème (calligraphique?) qui s'égrène comme un chapelet et qui s'appréciera

grain après grain, chaque strophe ayant sa beauté propre. Des images recherchées portées par des tournures 

inattendues.🌟 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Chaque quatrain est un couplet d’une grande finesse pour déplorer le passage du temps et l’ensemble réalise un poème traversé par des interrogations existentielles.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

 Des métaphores de toute beauté et des mots si intenses... @Thy Jeanin. Un hymne émouvant.

Modifié par Sophie

Posté(e)

Lorsque le chat ou le chien rêve, ils bougent s'imaginant courir. Lorsque l'oiseau rêve, la branche se casse... et il s'envole.

Beaucoup d'images dans un poème où le jeu des mots l'emporte sur la tristesse.

Posté(e)

 Le temps, ce sablier qu’on ne peut arrêter …et qui nous tue a petit feu…irrémédiablement.

Allons allons Thierry…secoue toi bon sang 😊!

 

Posté(e)

L’été a été

 

Ça démarre très fort... et cela continue. Un festival d'effets : belle union d'une pensée errante qui est le reflet d'une vie exprimée selon un sentiment quelque peu désabusé.

Posté(e)

Quand @Thy Jeanin parle, les autres poètes écoutent ! Top !

Posté(e)
  • Administrateur

Des métaphores magnifiques. Le souffle poétique de ce poème m'a emporté.

  • Le titre a été modifié en Ronde de malaugure
Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci beaucoup très sincèrement.

J'ai dû modifier un titre fautif, male étant exclusivement féminin, sa forme masculine est si banale en comparaison que j'ai cru sauver ce petit côté médiéval en soudant les mots, comme le français l'a souvent fait.

Posté(e)
Le 13/10/2024 à 19:34, Thy Jeanin a écrit :

le temps cette errance

est larme et alarme

 

Une ronde poétique de haut vol ! 👏

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Le 14/10/2024 à 02:34, Thy Jeanin a écrit :

Mais sachez ô les anges

je ne crois plus en rien

oui je suis l’hérétique

qui sera né en vain.

... Mais pour la beauté, le charme et la profondeur de votre poésie, cher Thiéry !

Posté(e)

Encore un petit bijou dans le coffret de ta poésie, cher @Thy Jeanin ! 💫

Posté(e)
Le 13/10/2024 à 19:34, Thy Jeanin a écrit :

 

L’été a été

octobre s’avance

le temps cette errance

est larme et alarme

 

Déjà j’ai pris froid

petit cœur qui t’enrhumes

trousse mon effroi

vois l’humus qui fume

 

Le gel me saisit

de ses deux poignes blanches

cliquetis de mes hanches

mon âme a blanchi

 

Que les années passent

et alors amiral

où est mon capital

la mer se fige et me lasse

 

L’oiseau s’est posé

sur sa dernière branche

c’est son ultime chance

de rêver en paix

 

Je n’aurai la patience

d’atteindre Noël

ô donnez-moi science

de quoi tracer mon ciel

 

J’entends la musique

hymne sacrificiel

j’en sais tout le fiel

de jouissance esthétique

 

La lune épie

aux ramures palmées

mille et trop de destinées

ces fins de série

 

Mais sachez ô les anges

je ne crois plus en rien

oui je suis l’hérétique

qui sera né en vain.

 

 

 

 

Un désespoir dissimulé  et chanté néanmoins sur le vibrato de la corde espérance … c’est ainsi que j’ai ressenti ces vers remarquables Thy Jeanin 😌

Posté(e)
Le 13/10/2024 à 19:34, Thy Jeanin a écrit :

L’été a été

octobre s’avance

le temps cette errance

est larme et alarme

 

Poème très agréable dans son ensemble et j'aime particulièrement ce début....

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