Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Des étoiles, à en pleurer

Featured Replies

Posté(e)

Texte improvisé suite à la lecture du poème de @Nâau "À l’horizon s’étend les multitudes"   

 

 

Des étoiles, à en pleurer

 

Les poètes quand ils sourient

prennent pour balise

les étoiles parfumées

qui les regardent de si haut

et s’en amusent

 

Ils prennent à témoin

les grands oiseaux

qui les ignorent superbement

et bien plus haut que leur doigt

lancent leur cri immobile infini

 

Ils se tournent alors face au vent

à l’océan, comme des oriflammes

mais le vent leur retourne la pierre

et les vagues le bateau de papier

qu’ils juraient contre courant

 

Il leur reste les foules, les yeux, les mains

sur le pavé, les routes anciennes

les p’tits bonheurs dans le fossé

les miettes, les pièces dorées

les lourds étangs de sommeil

 

Alors la pluie perle leur plume

des oiseaux de folie

avant de s’écraser sur la feuille

mouillée d’artifice

les poètes ont perdu la partie

 

Et quand les cimes s’enveniment

ils rentrent sous le parapluie

hallucinés de rêves

leur valise à la main

ne sachant où se perdre

 

Ils attendent qu’une autre nuit

y plante la tente de ces mots

qu’ils ne peuvent tarir

élevés dans leur chair

comme des certitudes

 

Ce sont halliers d’épines

qu’abrite leur cœur en haillons

et sur les échelles ils écriront encore

les multitudes des enfants

et dans leurs bras le monde entier

 

Ils mendient le feu

qui éteindra leur rêve

l’automne bientôt les couvrira

les poètes sont des êtres sensibles

à en pleurer 

 

 

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une intense émotion dans ce très beau poème, des images choisies avec subtilité !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

J'ai lu le poème puis les mots en introduction. Je m'étais interrogée suite à ces vers...

et sur les échelles ils écriront encore

les multitudes des enfants

et dans leurs bras le monde entier

Et maintenant, j'ai la réponse. 🙂 

Je ne sais si les poètes sont des êtres sensibles à en pleurer mais c'est très beau, @O Salto.

Votre sensibilité point dans vos poèmes.

Modifié par Sophie

Posté(e)

@O Salto

 

J'ai beaucoup aimé. Et hop !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le peuple des poètes vous est familier et cela, je ne le découvre pas. 💫

Posté(e)
Il y a 2 heures, O Salto a écrit :

Des étoiles, à en pleurer

💫 💫 💫 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une improvisation brillante d’un poète sensible.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une improvisation de maître !

Posté(e)
Il y a 17 heures, O Salto a écrit :

Ils mendient le feu

qui éteindra leur rêve

l’automne bientôt les couvrira

les poètes sont des êtres sensibles

à en pleurer 

Des vers oh combien touchants et vrais !

Posté(e)

Un texte d'une grande finesse, emprunt de sensibilité. Cette descente du ciel à la terre recelle maintes symboliques qui viennent apporter de la profondeur à votre poème.  

Posté(e)
Le 25/09/2024 à 17:32, O Salto a écrit :

Texte improvisé suite à la lecture du poème de @Nâau "À l’horizon s’étend les multitudes"   

 

 

Des étoiles, à en pleurer

 

Les poètes quand ils sourient

prennent pour balise

les étoiles parfumées

qui les regardent de si haut

et s’en amusent

 

Ils prennent à témoin

les grands oiseaux

qui les ignorent superbement

et bien plus haut que leur doigt

lancent leur cri immobile infini

 

Ils se tournent alors face au vent

à l’océan, comme des oriflammes

mais le vent leur retourne la pierre

et les vagues le bateau de papier

qu’ils juraient contre courant

 

Il leur reste les foules, les yeux, les mains

sur le pavé, les routes anciennes

les p’tits bonheurs dans le fossé

les miettes, les pièces dorées

les lourds étangs de sommeil

 

Alors la pluie perle leur plume

des oiseaux de folie

avant de s’écraser sur la feuille

mouillée d’artifice

les poètes ont perdu la partie

 

Et quand les cimes s’enveniment

ils rentrent sous le parapluie

hallucinés de rêves

leur valise à la main

ne sachant où se perdre

 

Ils attendent qu’une autre nuit

y plante la tente de ces mots

qu’ils ne peuvent tarir

élevés dans leur chair

comme des certitudes

 

Ce sont halliers d’épines

qu’abrite leur cœur en haillons

et sur les échelles ils écriront encore

les multitudes des enfants

et dans leurs bras le monde entier

 

Ils mendient le feu

qui éteindra leur rêve

l’automne bientôt les couvrira

les poètes sont des êtres sensibles

à en pleurer 

 

 

 

Les poètes sont des mendiants d’amour aux cris déchirants les cieux  , retournants le cœur des étoiles…
je suis heureuse d’avoir participé ( si peu soit il ) à cette magnifique inspiration 😉

Posté(e)

Les poètes sont des êtres de chair, cette chair qui pourrie sur eux avant qu'ils finissent par en mourir. Ce sont des êtres venus d'ailleurs, perdus sur  Terre et qui attendent de faire partie enfin de l'univers. Merci pour cette perle d'un collier dont le cou est sans dimension.

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.