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Le cadre

Featured Replies

Posté(e)

Le cadre

 

Quatre planches à angles droits

Toujours, pareil, trois pouces et deux ongles

Les mailles, quatre sur six, de la matière

Qui sent le rouge et qui verdit sur les toits

Si tu oses dans l’allée marcher nu-pied

Sache que celui qui connait tes degrés

Et celle qui crie de tant d’éloignement

T’enterreront, livrets parfaits dans la main

 

Comment penser en regardant la forêt

Qui se couche, noire et poudrée d’automne

Que le monde tel que nous le nommons

Est une tête d’épingle prête à imploser

 

Et dans les armoires, les règles transpirent

Elles-mêmes attachées à leurs centimètres

Elles savent que leur encre et leur papier

Sont déjà des stèles sur lesquelles l’ignorant

Viendra s’asseoir pour s’adresser aux étoiles

 

Telle est la planche du salut, sans mesure

Sauf celle que chacun voudra bien poncer

Emmailloté, le gigot que je suis, se met à rêver

Comme c’est étrange, je voulais dire blanc

Et je crois bien que vous avez compris noir

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Insignifiance du monde et caractère illusoire de la mesure…

Qui pourra distinguer entre le blanc et le noir ?

Réponse dans les étoiles…

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème "étrange", en effet, aux réflexions profondes et aux métaphores hors du commun !

Posté(e)

C'est très mystérieux et de toute beauté.

Est-ce bien nous qui regardons au travers de ce cadre ? J'ai l'impression que parfois, c'est l'inverse. 

 

Posté(e)

"Le cadre", j'y vois une métaphore de la finitude de l'être humain,  des limitations temporelle et cognitive.

Il nous reste l'imagination et la création, garantes d'une forme de liberté, pour échapper à cet enfermement. 

Il y a 11 heures, Eobb a écrit :

Comment penser en regardant la forêt

Qui se couche, noire et poudrée d’automne

Que le monde tel que nous le nommons

Est une tête d’épingle prête à imploser

 

J'aime ces vers en particulier pour tout ce qu'ils concentrent de dramatique et de contraste 😊

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Des vers d'une grande profondeur, @Eobb. 💫Tant de vérités affluent de tes métaphores.

Tu as un contact charnel avec la nature me semble-t-il et les contrastes sont saisissants entre elle et ce cadre imposé.

Si tu oses dans l’allée marcher nu-pied

Sache que celui qui connait tes degrés

Et celle qui crie de tant d’éloignement

T’enterreront, livrets parfaits dans la main

Il est tant de vers qui pourraient être cités.

l’ignorant viendra s’asseoir pour s’adresser aux étoiles

Que j'aime cette image, @Eobb

 je voulais dire blanc

Et je crois bien que vous avez compris noir

C'est certainement si souvent le cas, pour nous tous, d'ailleurs, @Eobb

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

C’est étrange, j’ai compris que le cadre était avant tout l’insécurité.

Posté(e)

Que le gigot, voire le mouton, sorte des ses langes et prenne son autonomie

sans rien demander à personne.   

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Quatre planches dans une tête d'épingle, voilà qui résume un cadre où le gigot met bien du temps à cuire et recuire, doré par les étoiles. Poème à méditer, à savourer - car heureusement, il y a le facteur poésie.

Posté(e)

D'autres sont sortis du cadre pour finir cloisonnés. Chantons la beauté hors cadre en la mettant sous vers.

Posté(e)

Je crois que c'est mon leitmotiv ... voir ma présentation : sortir du cadre ! 😉 

Posté(e)

@Eobb

 

J'aime sortir du cadre, mais sans lui comment en sortir ? Au cinéma, pas de champ sans hors-champs ! Et hop !

Posté(e)
  • Auteur
Le 22/09/2024 à 03:55, Tarentaise a écrit :

Insignifiance du monde et caractère illusoire de la mesure…

Qui pourra distinguer entre le blanc et le noir ?

Réponse dans les étoiles…

 

Peut-être... mais qu'importe

 

Le 22/09/2024 à 07:38, Alba a écrit :

Un poème "étrange", en effet, aux réflexions profondes et aux métaphores hors du commun !

C'est étrange dit l'ange. Merci Alba

 

Le 22/09/2024 à 10:51, Kurauh a écrit :

C'est très mystérieux et de toute beauté.

Est-ce bien nous qui regardons au travers de ce cadre ? J'ai l'impression que parfois, c'est l'inverse. 

 

C'est fort possible

 

Le 22/09/2024 à 10:59, Lina a écrit :

"Le cadre", j'y vois une métaphore de la finitude de l'être humain,  des limitations temporelle et cognitive.

Il nous reste l'imagination et la création, garantes d'une forme de liberté, pour échapper à cet enfermement. 

 

J'aime ces vers en particulier pour tout ce qu'ils concentrent de dramatique et de contraste 😊

Oui il faut user de notre imagination et la faire vivre en accord avec soi

 

Le 22/09/2024 à 11:38, Sophie a écrit :

Des vers d'une grande profondeur, @Eobb. 💫Tant de vérités affluent de tes métaphores.

Tu as un contact charnel avec la nature me semble-t-il et les contrastes sont saisissants entre elle et ce cadre imposé.

Si tu oses dans l’allée marcher nu-pied

Sache que celui qui connait tes degrés

Et celle qui crie de tant d’éloignement

T’enterreront, livrets parfaits dans la main

Il est tant de vers qui pourraient être cités.

l’ignorant viendra s’asseoir pour s’adresser aux étoiles

Que j'aime cette image, @Eobb

 je voulais dire blanc

Et je crois bien que vous avez compris noir

C'est certainement si souvent le cas, pour nous tous, d'ailleurs, @Eobb

 

Effectivement Sophie, la nature, les 4 éléments, dans le corps, hors du corps, sans cesse.

Oui, pour nous tous

 

Le 22/09/2024 à 12:51, Jeep a écrit :

C’est étrange, j’ai compris que le cadre était avant tout l’insécurité.

Non, ce qui est ennuyeux c'est que le plus souvent celui qui aime le cadre le devient et ne peut imaginer autre chose que ce cadre

 

Le 22/09/2024 à 18:05, Diane a écrit :

Que le gigot, voire le mouton, sorte des ses langes et prenne son autonomie

sans rien demander à personne.   

Et bien là Diane je me gratte la tête

 

Le 22/09/2024 à 20:12, Thy Jeanin a écrit :

Quatre planches dans une tête d'épingle, voilà qui résume un cadre où le gigot met bien du temps à cuire et recuire, doré par les étoiles. Poème à méditer, à savourer - car heureusement, il y a le facteur poésie.

Effectivement, dit ainsi, la cuisson aux étoiles, ça prend du temps. Je vais guetter ma boîte aux lettres car j'aimerais beaucoup rencontrer ce facteur

 

Le 23/09/2024 à 09:07, Frédéric Cogno a écrit :

D'autres sont sortis du cadre pour finir cloisonnés. Chantons la beauté hors cadre en la mettant sous vers.

J'ai écrit ce texte entre les cloisons de la pièce. Je pense tout simplement que chacun fait ce qu'il aime, avec le cadre ou hors cadre

 

Le 24/09/2024 à 22:45, Joailes a écrit :

Je crois que c'est mon leitmotiv ... voir ma présentation : sortir du cadre ! 😉 

OK Joailes

 

Le 25/09/2024 à 19:13, Marc Hiver a écrit :

@Eobb

 

J'aime sortir du cadre, mais sans lui comment en sortir ? Au cinéma, pas de champ sans hors-champs ! Et hop !

Parfois on est dans cadre et pourtant on ne le connaît pas.

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