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Glanures (2)

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Glanures 2

Celui qui porte haut la tête

son front fuit vers l’infini

on ne voit plus que son museau.

 

Désert sans nom

grêlé de brume

hanté de cons

je cherche l’issue.

 

Haut lycée de briques, prêt à larguer les amarres -et les pauvres cancres.

 

Hostile est le monde

je le chéris certes sur mon sein

nu dans mon jardin

mais dès que j’en sors

coquin de sort

je revêts l’uniforme !

 

Il est tombé bien bas

battait hier encor le haut du pavé

perdu dans les bas-fonds

à la ramasse peut-être

la plage

 

Il y a dans le monde une échelle dérobée. Je l’ai prise.

Venu du néant, j’y suis retourné.

 

Irradié d’idiotie

je suis

cent sornettes en tête

 

Je voudrais parfois broyer le monde en mon poing

Ludwig, frère

soupir

 

Le monde est couverture mitée.

J’ai froid à ma vie.

 

Le poète suant sang et plumes

frissonne au labeur

puis caquette au lecteur :

- Va te faire cuire un œuf !

 

L’Enfer avait ses yeux d’or

j’ai pu sauver mon corps

- hélas dame, pas mon âme !

 

Lésine intellectuelle

des inintellectuels,

mérité-ce réflexion ?

 

Mon âne a pris les devants, il est allé chercher minuit avec ses dents

dans le seau est l’eau de ses rêves, qui l’ont nourri

et moi qui crois midi à quatorze heures,

j’ai cloué Heidegger au piquet.

 

Pauvre petit moi souffrant au grand théâtre du monde,

tirons, puisque tien, ce rideau de rais et d’ombre,

va, jette-toi, joute et joue-toi encore, - parais

Quelqu’un !

 

Soulagement

 

Homme ô réjouis-toi :

La mort est devant toi

qui te tend les bras !

Crains plutôt quelque renaissance...

 

Vos papiers !

 

Quand nous danserons à la crête exsangue du soleil

je vérifierai, MM., mon azur natal

si toutefois ma valise, au tuf de ma mémoire

par le lierre dégrégée, non obérée d’ombre

n’a pas rejoint déjà l’antre qui m’enfanta.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le droit de glaner date de 1554 et n’a pas été remis en cause ( je pense au beau film d’Agnès Varda « Les glaneurs et la glaneuse »), c’est dire si j’apprécie ces notules rescapées de réflexions multiples. Néanmoins je libère Heidegger de son piquet, puisque l’essence précède l’existence.

Posté(e)
Il y a 23 heures, Thy Jeanin a écrit :

Je voudrais parfois broyer le monde en mon poing

Hervé Bazin 

 

Il y a 23 heures, Thy Jeanin a écrit :

Ludwig, frère

 

soupir

 

 

 

un petit coup de Beethoven et ça repart !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème d'une grande richesse et doté de multiples dimensions !

Posté(e)

«  dès qu un homme est né il est assez vieux pour mourir…seuls les commencements 

sont beaux. …»

Martin Heidegger 

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