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Enfouis dans un coffret rouge (1)

Featured Replies

Posté(e)

 

 

J'aime le concentré d'absurde et le concentré de tomates, les spaghetti et mes vieilles savates.

(JE)

 

 

J'espère que chacun sait qu'on a beau dire qu'on est toujours seul dans certaines situations, on est toujours deux.(au moins)

Ceux qui ont plus de monde aux étages sont bien embêtés.

 

Je m'en vais, tout en restant, vous en porter sinon la preuve, une forte remise en question d'un certain X dont j'avais fait un petit recueil en mévente dans toutes les bonnes librairies.

 

Je n'aurais pu le dire en 1431 ; nul ne m'aurait comprise, mais aujourd'hui je peux : il y a au moins deux voix, deux voies qui indiquent des directions différentes et parfois, le choix est difficile.

 

Voici l'histoire de X -nous en tairons le nom, par manque de respect- qui vivait dans neuf mètres carrés avec ses statues géminées.

Il se plaignait sans cesse, ignorait les caresses et sa tension était en baisse.

Il n'était pas beau, mais aurait pu le devenir avec des mots.

 

Il avait entendu parler d'une fête prochaine ; sans en savoir vraiment le fond, il pensa à sa bedaine et alla piocher dans ses fonds.

A la mairie, on accepta son inscription sans plus de façons, du moment qu'il réglait la cotisation.

Il se disait que pour une fois il serait entouré et que peut-être, qui sait, quelques connaissances, de préférence de gens dans l'abondance pourraient l'héberger.

Il avait été berger, autrefois, mais c'était avant d'avoir fréquenté les loups.

 

Le soir venu, il ne fut pas déçu.

Au cœur du hameau, des sapins avaient poussé un peu partout, avec des boules et des guirlandes dans la zone marchande ; toutes les portes étaient ouvertes et l'air était chargé d'arômes à faire perdre la tête.

 

Il se sentit vaciller, et dut s'asseoir pour reprendre ses esprits.

 

  • Viens, lui dit une voix, cherchant à l'entraîner dans une farandole

  • Viens, dit la seconde, aux gestes de guignol

     

Son naturel revint au galop et il fit la fine bouche.

 

Une moitié de lui, une femme en couches hurlait tandis que l'autre moitié riait à gorge déployée.

Il se mit à courir, incapable de choisir.

 

Finalement, il atterrit chez moi mais c'était un hasard.

 

Et comme il était très tard, une seule voix est restée dans l'isoloir ; comme un tour de garde, une astreinte, l'impossibilité de quitter le phare pour que nul ne s'échoue, j'ai effacé ses empreintes ; il était couché, je suis allée m'asseoir.

 

Ma foi, ma voix mêlée à la sienne ont fait un poème et dans ma minuscule cuisine j'ai mangé mes spaghetti en sauce que j'aurais pu refuser.

Mais j'avais deux voix, deux voies.

Et puis la sienne.

 

Et qu'importe son nom et qu'importe son vécu ; vous n'allez pas me croire.

Soudain, il est venu raconter des histoires à travers une passoire qui fait des tâches de rousseur sur le nez des enfants au soleil et il était deux, j'étais une et nous fûmes au moins trois.

Il a baissé la voix. Nous étions seuls.

(joailes ----) 4 décembre 2023

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

J’admire, @Joailes,  votre art d’enfiler les  perles que vous tirez de votre coffret rouge et je les gobe l’une après l’autre avec délectation. 

Posté(e)
Il y a 13 heures, Joailes a écrit :

 

 

J'aime le concentré d'absurde et le concentré de tomates, les spaghetti et mes vieilles savates.

(JE)

 

 

J'espère que chacun sait qu'on a beau dire qu'on est toujours seul dans certaines situations, on est toujours deux.(au moins)

Ceux qui ont plus de monde aux étages sont bien embêtés.

 

Je m'en vais, tout en restant, vous en porter sinon la preuve, une forte remise en question d'un certain X dont j'avais fait un petit recueil en mévente dans toutes les bonnes librairies.

 

Je n'aurais pu le dire en 1431 ; nul ne m'aurait comprise, mais aujourd'hui je peux : il y a au moins deux voix, deux voies qui indiquent des directions différentes et parfois, le choix est difficile.

 

Voici l'histoire de X -nous en tairons le nom, par manque de respect- qui vivait dans neuf mètres carrés avec ses statues géminées.

Il se plaignait sans cesse, ignorait les caresses et sa tension était en baisse.

Il n'était pas beau, mais aurait pu le devenir avec des mots.

 

Il avait entendu parler d'une fête prochaine ; sans en savoir vraiment le fond, il pensa à sa bedaine et alla piocher dans ses fonds.

A la mairie, on accepta son inscription sans plus de façons, du moment qu'il réglait la cotisation.

Il se disait que pour une fois il serait entouré et que peut-être, qui sait, quelques connaissances, de préférence de gens dans l'abondance pourraient l'héberger.

Il avait été berger, autrefois, mais c'était avant d'avoir fréquenté les loups.

 

Le soir venu, il ne fut pas déçu.

Au cœur du hameau, des sapins avaient poussé un peu partout, avec des boules et des guirlandes dans la zone marchande ; toutes les portes étaient ouvertes et l'air était chargé d'arômes à faire perdre la tête.

 

Il se sentit vaciller, et dut s'asseoir pour reprendre ses esprits.

 

  • Viens, lui dit une voix, cherchant à l'entraîner dans une farandole

  • Viens, dit la seconde, aux gestes de guignol

     

Son naturel revint au galop et il fit la fine bouche.

 

Une moitié de lui, une femme en couches hurlait tandis que l'autre moitié riait à gorge déployée.

Il se mit à courir, incapable de choisir.

 

Finalement, il atterrit chez moi mais c'était un hasard.

 

Et comme il était très tard, une seule voix est restée dans l'isoloir ; comme un tour de garde, une astreinte, l'impossibilité de quitter le phare pour que nul ne s'échoue, j'ai effacé ses empreintes ; il était couché, je suis allée m'asseoir.

 

Ma foi, ma voix mêlée à la sienne ont fait un poème et dans ma minuscule cuisine j'ai mangé mes spaghetti en sauce que j'aurais pu refuser.

Mais j'avais deux voix, deux voies.

Et puis la sienne.

 

Et qu'importe son nom et qu'importe son vécu ; vous n'allez pas me croire.

Soudain, il est venu raconter des histoires à travers une passoire qui fait des tâches de rousseur sur le nez des enfants au soleil et il était deux, j'étais une et nous fûmes au moins trois.

Il a baissé la voix. Nous étions seuls.

(joailes ----) 4 décembre 2023

 

L’absurdité même en concentré de tomates évoque ici un conte de Noël amusant quoiqu’il en soit, peut-être votre regard espiègle et votre écriture malicieuse Joailes donnent ils ce reflet à mon impression 😉 

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 20 heures, Joailes a écrit :

J'aime le concentré d'absurde... et mes vieilles savates.

Et après, on s'étonne de marcher sur la tête, avec. En tous cas, ça agrémente très bien le récit en sauce, même si X peut passer pour un peu nouille. 👏

 

  • 3 semaines plus tard...
Posté(e)

Bravo chère @Joailes vous avez un don pour les récits qui, partant d'un bol de spaghetti que j'adore, arrive à nous embarquer jusqu'au bout alors je vais lire de suite la suite!!!

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