Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Solairement

Featured Replies

Posté(e)

Dans ma solitude solaire, je questionnais les indicibles découvertes ;


N’étant, à mon grand regret, pas encore fils du soleil. Peut-être ne le serais-je jamais. L’orgueil de l’unicité reflétait en mes yeux l’ambitieuse déraison séjournant en mon esprit, y prenant place de tout son envergure.


Et je me crus sincèrement prince de l’obscurité par instant ; avec un royaume sombre comme destinée dans lequel je pourrai à loisir me mouvoir sans être aperçu ; en étant simplement ressenti.


J’essayais de glisser des rayons sous mes doigts tordus, convulsant presque maladivement. Me vint alors cette réflexion :


Comment parvenir à enfermer ce médaillon qui donne à l’azur une couleur encore plus vive, plus calme et apaisante, plus majestueuse que ce bleu céleste ?
Comment retenir ce qui se doit de fuir ?
Comment convaincre l’éphémère, seule splendeur, d’être éternel ?


Enfant de l’aurore, auréolé des draps rouges dans lesquels nous nous levons, nous nous lavons, nous nous lovons, j’eu la chance d’entendre le son de ma voix moqueuse et sarcastique implorer l’évidence ;


Je n’étais que néant mais ce néant était un autre.


Mes pensées avertissaient mon regard de sa clairvoyance sans savoir comment le dire, parlant une langue étrangère à tous et inaudible pour nombreux.


Alors, je me référais aux ouvrages lumineux, j’étudiais avec abnégation ce qui ne se comprend pas, ou alors ce qui se comprend sans raison, silencieuse Beauté conquérant l’invisible Humanité.


J’échappais au monde tel qu’il est et je l’acceptais. Mais alors j’étais seul, solairement.


Il s’illuminait en mon être les lueurs tâchées que seul les aveugles connaissent. Je n’avais plus de sens, plus d’horizon ni de pierre sur lesquels me reposer ;
J’étais l’Universel mais je n’existais déjà plus.


C’est ainsi que, troublé, je sentis de chaudes larmes envahir mes prunelles ; sans connaître leur source ni l’océan voué à les accueillir je les vis tomber à mes pieds comme les promesses tombent du désespoir.


Joie, frayeur, malheur, respect, regret, espoir. Tous ces mots étaient vides, il fallait en trouver un autre. J’optais pour Amivé !

Je le répétais sans cesse sur le rythme des tambours vaillants ( Amivé, amivé, amivé…)


Enfin, épuisé par mes efforts, j’eu cette tendre sensation qu’est le repos. Je n’avais glissé en mon témoignage absolument rien de ce que je cherchais à exprimer.


Toutefois, j’étais arrivé quelque part, le long d’un fleuve bercé par le vent qui, comme moi, se laissait aller à sa condition première.


Être vivant.

Posté(e)
Il y a 2 heures, Pierrot la plune a écrit :

Dans ma solitude solaire, je questionnais les indicibles découvertes ;


N’étant, à mon grand regret, pas encore fils du soleil. Peut-être ne le serais-je jamais. L’orgueil de l’unicité reflétait en mes yeux l’ambitieuse déraison séjournant en mon esprit, y prenant place de tout son envergure.


Et je me crus sincèrement prince de l’obscurité par instant ; avec un royaume sombre comme destinée dans lequel je pourrai à loisir me mouvoir sans être aperçu ; en étant simplement ressenti.


J’essayais de glisser des rayons sous mes doigts tordus, convulsant presque maladivement. Me vint alors cette réflexion :


Comment parvenir à enfermer ce médaillon qui donne à l’azur une couleur encore plus vive, plus calme et apaisante, plus majestueuse que ce bleu céleste ?
Comment retenir ce qui se doit de fuir ?
Comment convaincre l’éphémère, seule splendeur, d’être éternel ?


Enfant de l’aurore, auréolé des draps rouges dans lesquels nous nous levons, nous nous lavons, nous nous lovons, j’eu la chance d’entendre le son de ma voix moqueuse et sarcastique implorer l’évidence ;


Je n’étais que néant mais ce néant était un autre.


Mes pensées avertissaient mon regard de sa clairvoyance sans savoir comment le dire, parlant une langue étrangère à tous et inaudible pour nombreux.


Alors, je me référais aux ouvrages lumineux, j’étudiais avec abnégation ce qui ne se comprend pas, ou alors ce qui se comprend sans raison, silencieuse Beauté conquérant l’invisible Humanité.


J’échappais au monde tel qu’il est et je l’acceptais. Mais alors j’étais seul, solairement.


Il s’illuminait en mon être les lueurs tâchées que seul les aveugles connaissent. Je n’avais plus de sens, plus d’horizon ni de pierre sur lesquels me reposer ;
J’étais l’Universel mais je n’existais déjà plus.


C’est ainsi que, troublé, je sentis de chaudes larmes envahir mes prunelles ; sans connaître leur source ni l’océan voué à les accueillir je les vis tomber à mes pieds comme les promesses tombent du désespoir.


Joie, frayeur, malheur, respect, regret, espoir. Tous ces mots étaient vides, il fallait en trouver un autre. J’optais pour Amivé !

Je le répétais sans cesse sur le rythme des tambours vaillants ( Amivé, amivé, amivé…)


Enfin, épuisé par mes efforts, j’eu cette tendre sensation qu’est le repos. Je n’avais glissé en mon témoignage absolument rien de ce que je cherchais à exprimer.


Toutefois, j’étais arrivé quelque part, le long d’un fleuve bercé par le vent qui, comme moi, se laissait aller à sa condition première.


Être vivant.

Est-ce là l’effet du rayonnement solaire qui illumine votre esprit dans sa solitude pour rejoindre l’immensité ? Une belle transfiguration en tout cas pour ressentir simplement ce que c’est qu’ « être vivant »😉

Posté(e)

Une analyse pleine de  luminosité qui conduit le lecteur vers la découverte de l'existence comme vous pouvez la ressentir au plus profond de votre être.

Merci @Pierrot la plune

🙂

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un cheminement initiatique, avec ses épreuves et ses illuminations, joliment relatées.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un écrit très intéressant, riche, inventif et d'une grande profondeur !

On est ému, également, par ta plume, @Pierrot la plune !

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.