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Vous bâtissez!

Featured Replies

Posté(e)

La fleur qui flotte. Le caillou peint par l'enfant oisif. La sève vivante qui ouvre ses bras liquides à la vie. L'insecte et la bruyère au pied de l'ombre. Fourmis des églises, heureuses messagères des lende-mains enchanteurs. L'eau qu'aucune cage ne retient.

Vous bâtissez ! et avec vos travaux où sont passés les coquelicots du talus ? Je les voyais depuis toujours au bord de la route. Je ne faisais même plus attention à eux, habitué que j'étais à les savoir là où ils poussaient toujours. Mais avec le temps qui efface nos souvenirs qui s'en souviendra encore lorsque le béton les aura supplantés ?

Vous peignez nos os en noir. Stoppez!

Et ces énormes touffes d'herbe vertes comme des émeraudes profondément enracinées qu'on imagine ne jamais être arrachées, eh bien les voilà bulldozées!

Le papillon qui survolait hier le pissenlit radieux, où est-il? disparu à jamais? Non, car mes mots sont des papillons butinant la poésie qui jamais ne meurt.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un cri pour sauvegarder la sève et qui reste de haute poésie. Je le pousse avec vous!

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Les mots-papillons plus forts que le béton.

Posté(e)

Sur le beton et le goudron, les cris du poète ...

Posté(e)

C'était un petit jardin
Qui sentait bon le Métropolitain
Qui sentait bon le bassin parisien
C'était un petit jardin
Avec une table et une chaise de jardin
Avec deux arbres, un pommier et un sapin
Au fond d'une cour à la Chaussée-d'Antin
Mais un jour près du jardin
Passa un homme qui au revers de son veston
Portait une fleur de béton
Dans le jardin une voix chanta
De grâce, de grâce, monsieur le promoteur
De grâce, de grâce, ne coupez pas mes fleurs
[...]

Jacques Lanzman

 

Il fait bon temps, désormais qu'on a perdu la partie, je crois... 

Posté(e)

L’ herbe repousse toujours sur le béton…et il y aura toujours des papillons pour venir s y poser…

Posté(e)
Le 19/02/2023 à 00:59, Jean Luc a écrit :

La fleur qui flotte. Le caillou peint par l'enfant oisif. La sève vivante qui ouvre ses bras liquides à la vie. L'insecte et la bruyère au pied de l'ombre. Fourmis des églises, heureuses messagères des lende-mains enchanteurs. L'eau qu'aucune cage ne retient.

Vous bâtissez ! et avec vos travaux où sont passés les coquelicots du talus ? Je les voyais depuis toujours au bord de la route. Je ne faisais même plus attention à eux, habitué que j'étais à les savoir là où ils poussaient toujours. Mais avec le temps qui efface nos souvenirs qui s'en souviendra encore lorsque le béton les aura supplantés ?

Vous peignez nos os en noir. Stoppez!

Et ces énormes touffes d'herbe vertes comme des émeraudes profondément enracinées qu'on imagine ne jamais être arrachées, eh bien les voilà bulldozées!

Le papillon qui survolait hier le pissenlit radieux, où est-il? disparu à jamais? Non, car mes mots sont des papillons butinant la poésie qui jamais ne meurt.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Votre poème me fait penser à la chanson de Mickey 3D : «  et l’homme a débarqué avec ses gros souliers … » respire ! Où il ne reste plus d’espace naturel… 

Posté(e)

@Jean Luc

 

Une nostalgie de bon aloi. Et hop ! au top.

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Le 19/02/2023 à 08:59, Jean Luc a écrit :

Le papillon qui survolait hier le pissenlit radieux, où est-il?

Et si votre poésie le faisait vraiment revenir... Merci @Jean Luc

  • 2 mois plus tard...
Posté(e)
Le 19/02/2023 à 00:59, Jean Luc a écrit :

Vous bâtissez ! et avec vos travaux où sont passés les coquelicots du talus ? Je les voyais depuis toujours au bord de la route. Je ne faisais même plus attention à eux, habitué que j'étais à les savoir là où ils poussaient toujours. Mais avec le temps qui efface nos souvenirs qui s'en souviendra encore lorsque le béton les aura supplantés ?

Cette image des coquelicots est pour moi la plus touchante, sans doute pour l'avoir vécue. 

La poésie permet cette autre vie à ce qui n'est plus. 

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