Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Errance hivernale

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Face au ciel hivernal je marche à contre vent

Vers le reste du jour mourant sur la colline, 

Lorsque le soir se perd sous la lueur hyaline

Qui devance la nuit comme au monde d’avant.

 

La lumière est éteinte à l’horizon du temps,

Mais je peux retrouver le toucher des racines

Et sentir sous mes pas un sol que j’imagine,

Que j’avais oublié, qui renaît dans l’instant.

 

De funèbres oiseaux viennent donner le change,

M’égarant un peu plus vers un autre chemin

Que leurs chants dissonants m’indiquent en échange.

 

Maintenant je devine autour de moi des signes,

Dans le noir un envol, un frisson sur ma main, 

Une pierre qui tinte, un cri qui me désigne…

 

Si funestes qu’ils soient, je crois au lendemain.

 

 

Posté(e)

Un texte que j’ai trouvé extrêmement personnel et sensuel..

une sorte de communion avec la nature.

Modifié par Diane

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un balancement fragile entre optimisme et pessimisme, à l'image de ces jours d'hiver si instables. Un beau sonnet, bien sûr, auquel un quinzième alexandrin...

 

Il y a 4 heures, Jeep a écrit :

Si funestes qu’ils soient, je crois au lendemain.

... apporte un prolongement ingénieux. Dans une première lecture, je n'ai pu m'empêcher de lier l'adjectif, funestes, au terme final, lendemain. Manière de rappeler que le basculement est toujours possible. Mais la plume a résolument chassé le pluriel et donc exclu  que le lendemain soit funeste. Y croire: question de volonté.

Modifié par Thy Jeanin

Posté(e)
Il y a 8 heures, Jeep a écrit :

Mais je peux retrouver le toucher des racines

Et sentir sous mes pas un sol que j’imagine,

Que j’avais oublié, qui renaît dans l’instant.

Très beau passage qui donne une dimension sensible et surnaturelle à la fois, comme si le sol accompagnait, par son éveil et sa réaction, le promeneur.

L'errance ici se cale symboliquement sur une tranche de vie dont l'arborescence conduit à un cheminement heuristique.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
il y a 9 minutes, Bruant a écrit :

Est-ce "autorisé" dans les canons ou licence poétique pure ?

le sonnet quinzain : c’est un sonnet classique comportant un vers de plus, pour prolonger l’effet de l’ensemble et obtenir une chute.

Posté(e)
Il y a 10 heures, Jeep a écrit :

Vers le reste du jour mourant sur la colline, 

Ne plus croire au lendemain , c'est permettre à la nuit d'avoir le dernier mot...le mot de la fin , la fin de la vie.

Le sonnet exprime parfaitement l'état d'esprit de tout être face à son destin.

Posté(e)

Un très beau sonnet où vous exprimez des sentiments et des ressentis très personnels. Bravo pour la prosodie soignée et merci pour cette chute empreinte d'optimisme au quinzième vers.

Posté(e)

J'ai dû aller chez Gogol pour chercher le mot "hyaline" et, du coup, ça m'a lubrifiée. Merci cher @Jeep 

Posté(e)

moi aussi suis allée chez  "Gogol" 😀

 

une errance emplie de sensibilté ,

des signes , des frissons..de belles images et un magnifique sonnet 

c 'est toujours un grand plaisir de vous lire   

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Le 06/01/2023 à 17:13, Jeep a écrit :

Maintenant je devine autour de moi des signes,

Dans le noir un envol, un frisson sur ma main, 

Une pierre qui tinte, un cri qui me désigne

Ce second tercet, avec cette pierre qui tinte...  et couronné par ce très beau quinzième vers qui nous emmène vers un trait de lumière...  Un très beau sonnet @Jeep

Posté(e)

Sur un sol gelé la chute peut être fatale.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

J'aime beaucoup l'ajout de ce vers à votre sonnet, Jeep. Aussi, je ne manquerai pas d'en ajouter un à mon prochain sonnet. 🙂

Très beau sonnet qui se dévoile comme une toile !

Posté(e)

Chaque deuil a ses phases, croire à l'avenir.

Posté(e)
  • Administrateur

Je découvre donc ici le sonnet quinzain grâce à votre poème.

Le prolongement et la chute n'en sont que plus retentissants.

Posté(e)

Le ciel était gris de nuages
Il y volait des oies sauvages
Qui criaient la mort au passage
Au-dessus des maisons des quais

 

Aragon Bierstube

 

Très beau sonnet, j'ai cru y reconnaître du Rainer Maria Rilke ...

  • 3 mois plus tard...
Posté(e)
Le 06/01/2023 à 09:13, Jeep a écrit :

Si funestes qu’ils soient, je crois au lendemain.

 

Un dernier vers éloigné des autres et qui ressemble à une maxime dont l'espoir est revigorant. 

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.