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Accents poétiques

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D’îles et d’elles

Featured Replies

Posté(e)

Huit milliards de gens qui parlent

qui crient qui rient qui écrivent

tout haut et qui rêvent debout

et j’entends les oiseaux et les toqués 

 

D’îles et d’elles

 

Tout serait simple

gravir n’importe quoi

franchir lultime adret 

le froid qui nous brûle les os

se perdre

comment ce bleu tranchait les cordes

nos chairs transfigurées

et comment nous nous sommes jetés

dans la dernière congère

dos à dos

livres ouverts

riants de soleil

 

L’horizon cercle laustral

à la ligne de flottaison

nous devions être seuls

un buste marche devant

albâtre ouvrant la mer

les restes dérivent du passé

à chaque roulis sous les cuivres noirs

nous quittons la piste mon armoire et moi

je porte mon costume qui ne sort jamais

que pour les grandes marées 

bras ballants jambes coton 

un costume d’occasion

au fond des armoires les mots

jouent à colin-maillard 

 

Les musicos arrangent un vieux Don Papa

et l’île dans le sillage des buffles 

n’est plus qu’un rêve

le coutre brise les creux

et le versoir éreinte les hauts

ce sont entrailles bien avant l’heure

l’air est noir forêt tropicale

le ciel engouffre des monts de charbon

dans les mâchoires du typhon

avant que perce la matrice des ténèbres 

nous sommes réfugiés derrière les barreaux

nous écrivons de nos bouches nos anathèmes

à celle qui nous a donné le nom 

 

A la première chanson sous le trépan

j’ouvre la porte

elle est recouverte de glace

la neige galope la steppe cru

les cerfs déracinent leurs bois de tulle 

cairns tourments vestiges mâles

j’endosse le manteau d’un Shâh Jahân

et bientôt charge l’armoire sur mon dos

je l’appelle Mumtaz

et danse la marche de rasade en rasade

rinçant l’amour bohème des poèmes

de leurs effets de manche

et des portes battantes sortent

les cris et bijoux d’oiseaux bengali 

qu’elle découpe dans ses robes d’été

 

Par quel mirage quelle multitude

dans la pagaille

nous épargnons 

quelques planches de salut

lorsque nous suspendons la valse

étourdis genoux en terre

au centre de la patinoire

des hoquets fusent des quatre coins

de l’univers

et l’An passait entre les mailles

l’eau continuait de monter

puisse le vin tourner nos moulins

et sur les floes

les ours en partance

agitaient leur galure

 

La lune joue l’encrier 

je dors debout sur l’échelle 

mon papier à la main

de ma barque ne reste bientôt

qu’un cercle rouge    de jolies fleurs

où tu viendras mouiller

Modifié par Eathanor
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Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème qui nous transporte aux quatre coins du monde, que je qualifierais de jouissif.

Posté(e)

Le monde est eau, le bond des maux. Le monde est bas, le bond des mats. Le grand cirque humain est en route pour une nouvelle année de déroute. Tout est ok (dit le toqué). Charrue dans les brancards.

Posté(e)

Belle performance d'écriture, bravo @O Salto !

Posté(e)

..ou d'ils et d'ailes....

Posté(e)

etourdie par la cascade de vos mots  

Le lire et partir avec vous, entraînée par  l énergie musicale de votre morceau 

Posté(e)

Merci pour ce superbe moment de poésie !

 

Posté(e)
  • Administrateur

Un véritable instant de poésie et je dois dire que le choix du morceau n'y est pas pour rien.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

D'une vivacité réjouissante, fourmillant d'images fortes et pittoresques, ce poème est un enchantement!

Posté(e)

Un poème qui ressemble effectivement à une fanfare soulignant des images qui semblent tout droit sortir d'un film d'Emir Kusturica qui aurait pris un coup de soleil latino !

Posté(e)
Le 04/01/2023 à 14:18, O Salto a écrit :

puisse le vin tourner nos moulins

J'en sors groggy de ton poème....mais cette image capturée parmi d'autres saillies poétiques dont tu as le secret, me remets sur les jambes.

Un cri d'affection pour ta plume.

Posté(e)

Comme c'est étrange. Le dernier poème que j'ai posté, je l'ai commencé en décembre. Je lis le tien aujourd'hui. Et Diane a vu juste. Merci pour ces voyages

Posté(e)

Superbe voyage des mots.

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