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Spectre

Featured Replies

Posté(e)

 

Mes pensées gemmaient sous les yeuses,       

L’hiver changeait l’émoi en stuc,                       

Starets aux mourantes veilleuses.

 

Mâchant dans la nuit des grands ducs

Une plaie de lune souillarde,

Honni,  j’égouttais tous ses sucs.

             

Mon âme en proie aux hallebardes,

Laissa couler un prénom noir

Taché d’étreintes charognardes.

 

Margelle de mon promenoir,

Mon cœur l’avait fait sans lavoir.        

Un fardeau gisait là, fumant ;

 

Et tu revins comme un mal blanc.

 

 

Posté(e)

Au mot de starets, je me suis remémoré les récits d'un pèlerin russe, et le cheminement sans fin dans l’hiver du dehors et du dedans. Dans ce poème qui gronde et qui suinte, magnifiquement, les sentiments s'attachent et se détachent, à la recherche souffrante de ce qui fait l'être.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Superbe poème où l'émoi parcourt vos mots, Frédéric Cogno ! Les images sont saisissantes !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Au retour, le spectre en panne a ri.

Posté(e)

Magnificence de la poésie à l'état pur ;  chaque mot est une perle qui brille, merci Frédéric pour le partage ! 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème concis et fort pour dire en image ce qui peut nous hanter de plus noir dans notre vie relationnelle. La fin est saisissante: ce mal blanc, c'est l'hiver personnifié. La cruauté du mal prend des allures de patriarche, tiens tiens: l'esprit du froid ne s'appellerait-il pas Kiril?

 

La puissance de ces vers me font penser à cette chanson de Manset:

 

 

 

Modifié par Thy Jeanin

Posté(e)
Il y a 21 heures, Frédéric Cogno a écrit :

Et tu revins comme un mal blanc.

C'est le risque lorsqu'on évoque un spectre. En fait ils sont proches... La charogne aux hallebardes est un gage de lumière, la déesse Lua Mater ; & les veilleuses du starets de cesseront pas. Ce poëme révèle ses richesses à sa relecture ; il est exigeant & se conquiert.

Posté(e)
Le 19/12/2022 à 19:35, Frédéric Cogno a écrit :

Starets aux mourantes veilleuses.

 

Une riche et très belle métaphore.

Posté(e)
  • Administrateur

Vous nous offrez une magnifique cascade d'images pour une lecture de grande qualité. Je classe ce poème parmi mes préférés de votre plume Frédéric.

  • 3 mois plus tard...
Posté(e)

Très beau texte aux mots choisis avec une première strophe qui est comme une porte d'entrée au gothique flamboyant (et mystérieux). Le vocabulaire employé forme des images qui m'ont renvoyé sur les traces du Dracula de Bram Stocker en Transylvanie...

 

A la recherche de soi, il y a des chemins parfois douloureux.

 

Le 19/12/2022 à 19:35, Frédéric Cogno a écrit :

Mon âme en proie aux hallebardes,

Laissa couler un prénom noir

Taché d’étreintes charognardes.

 

Modifié par Bollinger

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