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Combien de fois

Featured Replies

Posté(e)

 

Combien de fois, épaisseur, mais je n’ai rien vu

Et chaque année le tronc de l’arbre pousse la terre

 

Les nuages serrés passent sans se presser ce soir

Et parce qu’il ne pleut pas assez, mon cœur pleure

 

La noirceur semble avoir perdu son frèreblanc

Qu’importe disent-ils sous leur plafond de verre

Les couleurs sourient à ceux qui mangent le pain

Le seigle et le blé pâturent ensemble l’été pourtant

 

Ce qui se montre et grossit sous les yeux du monde

Ne se cache plus ou plutôt ne parvient plus à se cacher

Telle une énergie invisible qui viendrait ronger la moelle

Les pales se fichent bien des visages aux peintures indiennes

Alors oui ils vendent la peau de leur mère pour un morceau de cuir

 

Alors oui ils énumèrent sur le bas des pages d’un cahier à carreaux

Les numéros aux bras longs, antislashs répétés loin des barreaux

Tôlier de leur propre prison aménagée en cage dorée

Nidifiant dans leurs fientes et matières inertes

Car désormais les jours sont comptés

 

L’espoir d’un abandon involontaire

Luit encore dans les villes éteintes

Quand déjà soufflent les bougies

Le feu et le sacré s’essoufflent

 

Et parce qu’il brûle plutôt qu’il ne chauffe, mon esprit bouillonne

Les racines croisées sèchent jusque dans l’intérieur des terres

 

Et chaque année le trou béant se remplit de pissenlits

Combien de fois, légèreté, mais je n’ai rien mangé

Posté(e)

En forme d'urne où les cendres de notre monde commencent à tomber, ce poème pointe du doigt nos modes de vie haut-gradés si dégradants pour la planète et l'humanité. Je pense à la devise d'Emmaüs :

Citation

Que ceux qui ont faim aient du pain ! Que ceux qui ont du pain aient faim de justice et d’amour !

 

Modifié par Panicaut

Posté(e)

Les calligrammes sont à l'honneur chez toi ces temps -ci avec succès.

 

Combien de fois faudra-t-il ?

certainement beaucoup...

Posté(e)
Il y a 21 heures, Eobb a écrit :

Les nuages serrés passent sans se presser ce soir

Et parce qu’il ne pleut pas assez, mon cœur pleure

Il pleure des larmes de chagrin et de révolte . Mais réveillons-nous , bon sang , au lieu de faire des conférences à n'en plus finir , dans des déserts corrompus !

Posté(e)

No comment ... je ne saurais pas. 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

La preuve est faite que la poésie n’a pas besoin de cohérence.

Posté(e)

Hélas ...Il faudra , je pense , beaucoup de cris comme celui là pour réveiller ceux qui se plaisent dans l'opulence, et pense que cela va perdurer dans le temps ...

un calligramme en forme de sentence 

Modifié par Marie-Paule

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Tout est vanité...

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Très dense, ce texte esthétiquement, poétiquement et par le message qu'il délivre, qu'il s'agit de laisser émaner en soi au fil de la lecture et de la relecture. Je suis particulièrement saisi par la chute. Bravo!

Posté(e)
  • Administrateur

Une esthétique de la poésie d'une incontestable classe.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Des images prégnantes en vos vers, Eobb ! 

Posté(e)

Ce que j'aime dans ta poésie c'est le cri singulier. On appelle cela le style, mais c'est une âme.

Posté(e)
  • Auteur
Le 12/12/2022 à 23:56, Panicaut a écrit :

En forme d'urne où les cendres de notre monde commencent à tomber, ce poème pointe du doigt nos modes de vie haut-gradés si dégradants pour la planète et l'humanité. Je pense à la devise d'Emmaüs :

 

30% d'ici à 2030, 1/3 de la planète, un découpage et les 2/3 à la poubelle

 

Le 13/12/2022 à 16:41, Volute bleue a écrit :

Les calligrammes sont à l'honneur chez toi ces temps -ci avec succès.

 

Combien de fois faudra-t-il ?

certainement beaucoup...

Merci Volute Bleue. pas fait exprès et puis j'y prends goût pour l'instant.

Jusqu'à la dernière fois

 

Le 13/12/2022 à 19:53, Eau de brume a écrit :

Il pleure des larmes de chagrin et de révolte . Mais réveillons-nous , bon sang , au lieu de faire des conférences à n'en plus finir , dans des déserts corrompus !

Je ne suis pas optimiste sur le sujet

 

Le 13/12/2022 à 21:37, Joailes a écrit :

No comment ... je ne saurais pas. 

C'est pas grave Joailes

 

Le 13/12/2022 à 22:20, Jeep a écrit :

La preuve est faite que la poésie n’a pas besoin de cohérence.

Jeep, la cohérence a foutu le camp il y a bien longtemps. De mémoire de femme, je ne me souviens pas

 

Le 13/12/2022 à 22:50, Marie-Paule a écrit :

Hélas ...Il faudra , je pense , beaucoup de cris comme celui là pour réveiller ceux qui se plaisent dans l'opulence, et pense que cela va perdurer dans le temps ...

un calligramme en forme de sentence 

Les cris n'empêchent pas de dormir à celui et celle qui est sourd

 

Le 14/12/2022 à 06:57, Tarentaise a écrit :

Tout est vanité...

Stupidité

 

Le 14/12/2022 à 11:13, Thy Jeanin a écrit :

Très dense, ce texte esthétiquement, poétiquement et par le message qu'il délivre, qu'il s'agit de laisser émaner en soi au fil de la lecture et de la relecture. Je suis particulièrement saisi par la chute. Bravo!

Merci Thy Jeanin

 

Le 14/12/2022 à 22:12, Eathanor a écrit :

Une esthétique de la poésie d'une incontestable classe.

Merci Eathanor

 

Le 15/12/2022 à 20:08, Sophie a écrit :

Des images prégnantes en vos vers, Eobb ! 

Merci Sophie

 

Le 17/12/2022 à 15:42, Daniel Muller-Ferguson a écrit :

Ce que j'aime dans ta poésie c'est le cri singulier. On appelle cela le style, mais c'est une âme.

Petite, je la sentais présente en moi, elle me parlait et je l'écoutais me bercer. Elle est là, blessée, survivante, je la cajole comme je peux à présent

 

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