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Le sculpteur du cosmos

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Qui est-il ?

Ce qui n'est plus l'est encore.

 

Par-delà la cascade, où pleut la lumière,

Le temps éperdu, sur l’horizon n’est plus;

L’espace irrésolu, au cœur incendiaire

Danse, ondule dans la sombreur distendue.

 

Comme un papillon noir, sans cesse, il frémit

Près du corps de la flamme laçant les peurs;

Dès lors, il avale en son antre inouï,

Les étoiles chues, s’épanchant sur son cœur.

 

Tout est irrésistiblement compressé;

Il exhume rochers, pierres, sables nus

Et atomes dans l’invisibilité.

 

 Le géant cannibalise ses semblables,

Dans l’encre de la nuit où les chairs vaincus

Succombent dans une folle danse improbable.

Modifié par Sophie
correction de deux vers

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 3 heures, Sophie a écrit :

Par-delà la cascade, où pleut la lumière

Superbe introduction pour ce très beau sonnet @Sophie

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Ce géant cosmique ne peut être qu’un trou noir dont l’appétit formidable dépasse l’imagination. 
Il prend ici une dimension mythologique dans un sonnet à la métrique libre qui ne nuit pas à son harmonie.

Posté(e)

De lui naît et meure, des ciseaux qui sculpte bien au-delà de notre imagination.

Posté(e)

@Sophie

 

Délicieusement énigmatique. Et hop ! c'est top.

Posté(e)

Le cosmos sublimement mis en valeur dans un sonnet aux images de qualité.

Bravo pour cette sculpture poétique @Sophie!

Posté(e)
Il y a 16 heures, Sophie a écrit :

Succombent dans une folle danse improbable.

La danse macabre n'est qu'à un pas !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le trou noir devient un être admirable grâce à votre plume somptueuse, Sophie. Ce sonnet est un régal et pousse à l'admiration plutôt qu'à l'épouvante. Bravo!

Posté(e)

À chaque trou noir, une fontaine blanche. Ici la poésie rôde à l'horizon des évènements, faisant ressortir la …relativité. Le trou noir, c'est nous.

Posté(e)

Aux frontières de la vie , aux lisières de l'imagination...

Et  ...ce n 'est pas parce que l'on ne voit pas que cela n 'existe pas ...

Sur l 'invisibilté du temps , la réalité de la poésie 

Posté(e)
  • Administrateur
Le 23/11/2022 à 23:30, Sophie a écrit :

Qui est-il ?

Ce qui n'est plus l'est encore.

 

C'est amusant mais ces deux premières lignes me firent tout de suite penser à l'un de mes auteurs de référence, monsieur Howard Philipps Lovecraft qui écrivit dans la nouvelle "La cité sans nom":

 

N'est pas mort pour toujours qui dort dans l'éternel
Mais d'étranges éons rendent la mort mortelle.

Posté(e)

comme un papillon noir, sans cesse, il frémit 

Près du corps de la flamme laçant les peurs;

Dès lors, il avale en son antre inouï,

Les étoiles chues, s’épanchant sur son cœur..

 


Ce quatrain me laisse à penser que ce sculpteur a tous les défauts des humains …

Posté(e)

Joli travail avec un joli titre, @Sophie !

Posté(e)

Du pantoum réussi au séduisant sonnet, il n'y a qu'un pas que vous franchissez avec un brio déconcertant ! L'émotion et la poésie sont incontestablement au rendez-vous.

Le 23/11/2022 à 23:30, Sophie a écrit :

Par-delà la cascade, où pleut la lumière,

Le temps éperdu, sur l’horizon n’est plus;

L’espace irrésolu, au cœur incendiaire

Danse, ondule dans la sombreur distendue.

J'ai beaucoup aimé ce premier quatrain.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Le 24/11/2022 à 03:27, Tarentaise a écrit :

Superbe introduction pour ce très beau sonnet @Sophie

 

Le 24/11/2022 à 06:55, Jeep a écrit :

Ce géant cosmique ne peut être qu’un trou noir dont l’appétit formidable dépasse l’imagination. 
Il prend ici une dimension mythologique dans un sonnet à la métrique libre qui ne nuit pas à son harmonie.

 

Le 24/11/2022 à 13:19, Eobb a écrit :

De lui naît et meure, des ciseaux qui sculpte bien au-delà de notre imagination.

 

Le 24/11/2022 à 14:15, Marc Hiver a écrit :

@Sophie

 

Délicieusement énigmatique. Et hop ! c'est top.

 

Le 24/11/2022 à 14:59, Epsiløn a écrit :

Le cosmos sublimement mis en valeur dans un sonnet aux images de qualité.

Bravo pour cette sculpture poétique @Sophie!

 

Le 24/11/2022 à 16:21, Vespertile a écrit :

La danse macabre n'est qu'à un pas !

 

Le 24/11/2022 à 18:47, Thy Jeanin a écrit :

Le trou noir devient un être admirable grâce à votre plume somptueuse, Sophie. Ce sonnet est un régal et pousse à l'admiration plutôt qu'à l'épouvante. Bravo!

 

Le 24/11/2022 à 19:53, Bruant a écrit :

Une nouvelle évocation ésotérique, dont vous faites déferler la vague à nos yeux, en toute sensualité - même si celle-ci se drape d'ombre ! 

 

Le 24/11/2022 à 20:05, Panicaut a écrit :

À chaque trou noir, une fontaine blanche. Ici la poésie rôde à l'horizon des évènements, faisant ressortir la …relativité. Le trou noir, c'est nous.

 

Le 24/11/2022 à 22:48, Marie-Paule a écrit :

Aux frontières de la vie , aux lisières de l'imagination...

Et  ...ce n 'est pas parce que l'on ne voit pas que cela n 'existe pas ...

Sur l 'invisibilté du temps , la réalité de la poésie 

 

Le 25/11/2022 à 00:35, Eathanor a écrit :

 

C'est amusant mais ces deux premières lignes me firent tout de suite penser à l'un de mes auteurs de référence, monsieur Howard Philipps Lovecraft qui écrivit dans la nouvelle "La cité sans nom":

 

N'est pas mort pour toujours qui dort dans l'éternel
Mais d'étranges éons rendent la mort mortelle.

 

Le 25/11/2022 à 09:31, Volute bleue a écrit :

 

 

comme un papillon noir, sans cesse, il frémit 

Près du corps de la flamme laçant les peurs;

Dès lors, il avale en son antre inouï,

Les étoiles chues, s’épanchant sur son cœur..

 


Ce quatrain me laisse à penser que ce sculpteur a tous les défauts des humains …

 

Le 25/11/2022 à 13:42, Joailes a écrit :

Joli travail avec un joli titre, @Sophie !

 

Il y a 18 heures, Mercoyrol a écrit :

Du pantoum réussi au séduisant sonnet, il n'y a qu'un pas que vous franchissez avec un brio déconcertant ! L'émotion et la poésie sont incontestablement au rendez-vous.

J'ai beaucoup aimé ce premier quatrain.

merci beaucoup @Tarentaise, @Jeep, @Eobb, @Marc Hiver, @Epsiløn, @Vespertile, @Thy Jeanin, @Bruant, @Panicaut, @Marie-Paule, @Eathanor, @Volute bleue, @Joailes, @Mercoyrol pour vos mots ainsi que @Illiz et @Aubussinnepour vos étoiles.

Comment ne pas être particulièrement  touchée par certains de vos commentaires! C'est impossible !

L'univers est fabuleux  et les trous noirs le sont tout autant ! Les étoiles gravitent autour des trous noirs. Ils sculptent la galaxie. Quand deux trous noirs se rencontrent, l'un absorbe l'autre. L'univers est une poésie éveillée.

Vos remarques sont pertinentes. Même si je n'y avais pas songé, pourquoi pas faire un parallèle comme vous le suggérez? 

 

 

Modifié par Sophie

Posté(e)

Je l'ai reconnu ce sculpteur, c'est ce fichu Cronos.

 

Bouffeur d'enfants, il enfante les mondes et les dévore tout autant !

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Il est vrai que Cronos dévore les enfants et quelle monstruosité !. Le trou noir, quant à lui n'avale que les étoiles mourantes.

Merci @Daniel Muller-Fergusonet @Papy Adgiopour votre étoile.

Modifié par Sophie

  • 2 mois plus tard...
Posté(e)

Le sculpteur garde ses secrets et ses mystères dans votre poème aux images qui ne se laissent pas apprivoiser facilement (et c'est très bien ainsi). Pour ma part, je retiens le deuxième quatrain pour le tourbillon de création qu'il insuffle, tant pour l'écriture  que pour  le cosmos.

 

Le 23/11/2022 à 23:30, Sophie a écrit :

Comme un papillon noir, sans cesse, il frémit

Près du corps de la flamme laçant les peurs;

Dès lors, il avale en son antre inouï,

Les étoiles chues, s’épanchant sur son cœur.

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