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Ô nuit, prends-moi

Featured Replies

Posté(e)

                                                 Ô nuit, prends-moi, prends-moi jusqu’aux tréfonds de l’Être,

                                                 l’âme pure et noire comme l’hypogée ;

                                                 happe-moi dans le tombeau ardent de tes lunes pyriques

                                                 d’où s’écoulent les larmes de tes yeux accablés.

 

                                                La nuit saigne et j’ai mal des silhouettes furtives

                                                qui sillonnent mes rêves, frêles et silencieuses

                                                dans le froid monotone.

 

                                                Ô nuit des vertiges où baignent les effluves d’un sfumato épars,

                                                dont les rives lointaines font la splendeur des nues,

                                                mon corps n’est qu’une épave qui sommeille en moi

                                                loin des voies trépidantes du royaume terrestre.

 

                                                Ô nuit, berce-moi dans les limbes profonds de tes langes aveugles ;

                                                aime-moi comme j’ai aimé la nuit plus que le jour lui-même,

                                                sans d’autres lendemains que l’immense mystère…

 

                                                La nuit tombe et mes traits sont des faisceaux de pierre

                                                noyés dans l’Au-Delà.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

"Mes traits sont des faisceaux de pierre noyés dans l'au-delà"

O combien vos vers sont  émouvants, Epsilon !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Plus romantique, tu meurs!

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Âpre et sombre prière au lyrisme délectable. Où le gothique rejoint le métaphysique.

Posté(e)

J’aurais presque envie de dire : O nuit suspends ton vol !

Posté(e)

Il y aurait un trou noir au centre de chaque galaxie, y aurait-il une nuit primordiale au centre de chaque être ? Vertige intérieur…

Posté(e)

Il est 17:29, il fait bientôt nuit, le poème se met à vivre.

Posté(e)
  • Administrateur

Mon cher @Epsiløn, nous devrions faire des soirées ensemble. Je pense qu'elles seraient mortellement joyeuses 😁

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 16 heures, Epsiløn a écrit :

Ô nuit, berce-moi dans les limbes profonds de tes langes aveugles ;

 aime-moi comme j’ai aimé la nuit plus que le jour lui-même,

 sans d’autres lendemains que l’immense mystère…

Alphonse s'est levé dans sa tombe...

Posté(e)

Si belle écriture, les mots m'en " TOMBE" nt !

Posté(e)

@epsilon

 

Good, very good ! Et hop ! super top.

Posté(e)
  • Auteur

Je remercie vivement tous les contributeurs, à savoir :

 

@Sophie(merci Sophie, car j'ai eu un mal fou à rédiger ce dernier vers) ;

@Jeep(merci pour le romantisme) ;

@Thy Jeanin(merci pour le lyrisme délectable) ;

@Volute bleue(Oui, c'eût été parfait, merci !) ;

@Panicaut (merci pour la réflexion) ;

@Eobb(oui, à l'heure dite la nuit tombe et le poème se met à vivre, en quelque sorte... merci Eobb !) ;

@Eathanor(en effet, les soirées risqueraient d'être "mortellement" joyeuses, merci à vous !) ;

@Tarentaise(merci pour la référence) ;

@Aubussinne(merci Aubussinne, joli jeu de mots !) ;

@Marc Hiver(merci Marc, good, very good !)

 

Merci à tous,

 

Epsilon

Posté(e)
Le 23/11/2022 à 10:49, Epsiløn a écrit :

Ô nuit des vertiges où baignent les effluves d’un sfumato épars,

                                                dont les rives lointaines font la splendeur des nues,

                                                mon corps n’est qu’une épave qui sommeille en moi

                                                loin des voies trépidantes du royaume terrestre.

Un tableau se dessine et l'angoisse m'étreint 

Mais ...quelle belle écriture 

Merci à vous 

Posté(e)

L'exercice de transfiguration du rêve entre érotique et macabre est ici réussi au delà de toute espérance...

  • 2 mois plus tard...
Posté(e)
Le 23/11/2022 à 10:49, Epsiløn a écrit :

Ô nuit, berce-moi dans les limbes profonds de tes langes aveugles ;

                                                aime-moi comme j’ai aimé la nuit plus que le jour lui-même,

                                                sans d’autres lendemains que l’immense mystère…

Un poème noir (comme souvent me semble-t-il) mais vous avez des images -dont cette avant-dernière strophe - puissantes et en bel accord avec votre thème. L'âme torturée y est écrite avec subtilité. 

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