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apocalypse prose

Featured Replies

Posté(e)

Dans ce frémissement

de paupières bleutées

de nuits de sable

quand le marchand

n'est pas passé

 

Dans le halo de la lune

un hibou fait les yeux doux

à une effraie brune

qui se tord le cou

 

C'est si près et si lointain de murmures

et de silences et de musiques

les songes voltigent comme des flocons

aux aurores rares de jours incertains

 

l'âme de la nuit descend alentour

dans la froide plaine où bouboule un hibou

des grenats comme des yeux brûlés

allument d'étranges feux sur l'étang obscur

 

des roses nénuphars aux plaintes moroses

pleurent les libellules mortes

et le bruant des roseaux à la trille monotone

secoue sa tête noire

 

l'horizon disparaît derrière les futaies

qui répandent leurs essences

aux parfums capiteux

le rideau tombe mais le théâtre est fermé

 

les acteurs ne sont plus qu'ombres chinoises

la nuit absorbe les voix

dans son velours lourd et sombre

et les gradins sont vides

 

un lion, un taureau, un homme et un aigle

dessinent l'ange de l'abîme

un nuage cotonneux résiste

et puis la nuit avale tout dans sa gueule de loup

 

c'est un endroit lointain sans étoile

où le trouvère se perd parfois l'hiver

quand il a froid au cœur et aux doigts

écrire est réservé aux solitaires

 

la nuit n'en finit pas il voudrait la maudire

la consumer sur un bûcher

mais aux frissons des citrines jaunes

il ne peut que l'adorer

 

 

(joailes – 21 novembre 2022)

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Les compliments paraissent toujours un peu exagérés et complaisants, mais ici s’imposent. Les quatrains sont simplement magnifiques, notamment celui-ci:

il y a 47 minutes, Joailes a écrit :

l'âme de la nuit descend alentour

dans la froide plaine où bouboule un hibou

des grenats comme des yeux brûlés

allument d'étranges feux sur l'étang obscur

 

Je les ai relus plusieurs fois.

Modifié par Jeep

Posté(e)

comme le marchand de sable n 'est pas passé chez moi cette nuit

Je suis venue lire les poétes 

je ne suis pas décue, grâce à vous mon insomnie ne sera pas "maudite"👏

 

Posté(e)
Il y a 9 heures, Joailes a écrit :

c'est un endroit lointain sans étoile

Entre les temps de pluie, mon ciel n'est qu'étoiles, je vous les envoie pour ce texte savoureux. 😃

Posté(e)

La solitude est le refuge des poètes. Elle lui permet de cueillir des étoiles,même s'il ne les voit pas. J'en ai trouvé une dans ce magnifique poème.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

La nuit, tout un monde proche et lointain à la fois, mystérieux et fécond. Tout y est possible, la féérie enfantine aussi bien que l'éclair mystique (cf. le tétramorphe). A condition d'avoir la plume: les hiboux savent prendre Joailes sous leur aile.

Posté(e)
  • Administrateur
Il y a 16 heures, Joailes a écrit :

un lion, un taureau, un homme et un aigle

dessinent l'ange de l'abîme

un nuage cotonneux résiste

et puis la nuit avale tout dans sa gueule de loup

La poésie sans cesse renouvelée des paréidolies dans les nuages.

Si on  ajoute ton propre univers poétique, forcément, l'alliance est fatale et ne peut que faire succomber.

Posté(e)

C'est un somptueux poème de vision où la scène nocturne pare l'apocalypse, au-delà des symboles, d'une fragile espérance : la beauté du monde comme ultime rempart contre le chaos.

Posté(e)

La nature devient théâtre de nuit

C'est superbe 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

De magnifiques images dépeintes en vos vers où l'émotion affleure de vos mots, Joailes!

Posté(e)

Combien de fois le monde s'est vu mourir dans les yeux de ceux et celles qui le regarde ?

Avouons que cette fois-ci, les éléments sont réunis. Vite écrivons.

Merci Joailes pour tes associations d'images.

Posté(e)
  • Auteur

Merci pour vos commentaires @Jeep @Marie-Paule @Aubussinne @Eau de brume @Thy Jeanin @Eathanor @Bruant @Panicaut @Cisco @Sophie @Eobb qui me permettent de savoir où ma prose vous a entraînés ! 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une apocalypse peut-être, mais pour moi, c'est une apothéose ce poème qui apprivoise la nuit... Merci chère @Joailes

Posté(e)

@Joailes

 

J'aurais tendance à dire que c'est très bon. Et hop ! au top.

  • 2 mois plus tard...
Posté(e)
Le 21/11/2022 à 22:42, Joailes a écrit :

des roses nénuphars aux plaintes moroses

pleurent les libellules mortes

et le bruant des roseaux à la trille monotone

secoue sa tête noire

Parmi toutes ces strophes qui donnent des images fugaces d'un automne aussi vivant que mélancolique, je retiens celle-ci qui, bien qu'en étant éloignée par les mots, m'a fait songer à un Monet intitulé "La pie".

 

 

 

 

 

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