Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

La minute de silence

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Chut c’est l’heure des Morts

Alain Paul Jean Victor

Henri Louis Isidore

et tant d'autres encore

dorment là clairsemés

dans ce sol fracassé

dévorés par le lierre

 

Qui se souvient de Pierre

qui fut maître d’école

le Lebel sur l’épaule

et se mit bien en rang

pour déverser son sang

sur la terre de France

casque phrygien en transe

à bondir plein de peur

pour affronter l’horreur

de cette déchirure

der des dures l’épure

 

Veux-tu la République

ou marcher à la trique

entre vivre et mourir

il te faut donc choisir

 

et sur les casques à pointe

pire dilemme suinte

 

Mon René mon élu

que je ne verrai plus

je veux que sur tes yeux

aux coteaux de la Meuse

la larme d’une Gueuse

trouble l’horizon bleu

 

Ô qu’ici l’Ossuaire

mette à honte la guerre !

Modifié par Thy Jeanin

Posté(e)

Emotion et larmes sont au rendez-vous. Une grande puissance évocatrice dans ce poème. Merci @Thy Jeanin pour cette minute de silence.

Posté(e)
  • Administrateur

Pour ne point déroger à vos habitudes, des vers splendides placés sous le signe de l'émoi.

Posté(e)

Toutes ces mains qui ne toucheront plus, ces pages de vie déchirées et brûlées. Merci pour leur mémoire.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Merci @Thy Jeanin pour cet hommage poignant. J’ai eu, en le lisant, une pensée pour mon grand-oncle Victor tué dans la Somme.

Posté(e)

Je pense à ces lettres reçues, écrites au crayon bleu dont on mouillait la point de salive… ou de larmes…

Et ces vers à relire, comme tant de ces noms gravés sur les stèles…

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Vous nous aidez à garder mémoire de ceux qui ont tout donné. Un magnifique hommage @Thy Jeanin !

Posté(e)

Alors chut…silence . ..

Posté(e)
Il y a 14 heures, Thy Jeanin a écrit :

Veux-tu la République

 qui hélas aussi a perpétué la guerre...

 

Un hommage si doux... qui efface l'oubli.

Posté(e)

@Thy Jeanin

 

Une minute de silence... éternelle ! Et hop ! c'est top.

Posté(e)

"Quelle connerie la guerre" (Ŕappelle-toi  Barbara ; J.Prevert et Kosma)

Un très beau poème  , émouvant, qui convient à  la date anniversaire  du 11 novembre  ,pour ne jamais  oublier que. ..Merci  !

 

 

 

 

Posté(e)

Il fallait que ce soit dit, et écrit.... Merci @Thy Jeanin

Posté(e)

Une étoile et une minute de silence, bien volontiers. 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Très belle dénonciation de la guerre et de ses absurdités en vos vers, Thy Jeanin !Des vers infiniment  poignants où l'émotion est palpable !

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci pour ce partage!

Posté(e)

La Chanson de Craonne 

 

Quand au bout du jour le repos terminé
On va reprendre les tranchées
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile
C'est bien fini, on en a assez
Personne ne veut plus marcher
Et le cœur bien gros comme dans un sanglot
On dit adieu aux civelots
Même sans tambours, même sans trompettes
On s'en va là-haut en baissant la tête


Adieu la vie, adieu l'amour
Adieu toutes les femmes
C'est bien fini et pour toujours
De cette guerre infâme
C'est à Craonne sur le plateau
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
Nous sommes les sacrifiés


Huit jours de tranchées, huit jours de souffrance
Pourtant on a l'espérance
Que ce soir viendra la relève
Que nous attendons sans trêve
Soudain dans la nuit et dans le silence
On voit quelqu'un qui s'avance
C'est un officier de chasse à pieds
Venu pour nous remplacer
Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe
Les petits soldats vont chercher leur tombe

 

Adieu la vie, adieu l'amour
Adieu toutes les femmes
C'est bien fini et pour toujours
De cette guerre infâme
C'est à Craonne sur le plateau
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
Nous sommes les sacrifiés


C'est malheureux de voir sur les grands boulevards
Tous ces gros qui font la foire
Si pour eux la vie est rose
Pour nous c'est pas la même chose
Au lieu de se cacher tous ces embusquées
Feraient mieux de monter aux tranchées
Pour défendre leurs biens car nous n'avons rien
Nous autres pauvres purotins
Tous les camarades sont enterrés là
Pour remplir les poches de ces messieurs là


Ceux qu'ont le pognon, ceux-là reviendrons
Car c'est pour eux qu'on crève
Mais c'est fini car les trouffions
Vont tous se mettre en grève
Ce sera votre tour, messieurs les gros
De monter sur le plateau
Car si vous voulez la guerre
Payez-la de votre peau
Car si vous voulez la guerre
Payez-la de votre peau
 

  • 2 mois plus tard...
Posté(e)
Le 11/11/2022 à 19:37, Thy Jeanin a écrit :

Chut c’est l’heure des Morts

Alain Paul Jean Victor

Henri Louis Isidore

et tant d'autres encore

dorment là clairsemés

dans ce sol fracassé

dévorés par le lierre

Une première strophe d'où très vite monte l'émotion. La succession des prénoms qui renvoient à une époque définie, l'incertaine sépulture où les "Morts" demeurent et sont liés par le lierre (jusqu'à être aussi brisés que le sol qui les recueille).

Je préfère de beaucoup lire cette "Minute de silence" qu'assister à une commémoration où les orateurs sont loin d'être de votre trempe. 

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.