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Automne

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

La forêt pétrifiée semble un grand candélabre

Qui luit dans la grisaille comme on veille un mort.

Vêtu de cent grenats, tout étincelant d’or,

L’arbre a froid cependant et bientôt se délabre.

 

En guise de flamme est un soleil qui s’éteint.

Plantés dans la topaze et la cime qui fume,

Bougies de bois debout sont ces troncs dans la brume,

En l’attente résignée d’un chauve destin.

 

Le massif en cendres sous la lune ébahie

Se prépare en silence à ce vaste éteignoir

Qu’est la nuit, recueilli ; et le soir mystifie,

Qui saupoudre l’azur de son haut encensoir.

 

Or, va le promeneur, empêtré dans la cire,

Ivre de colchicine, -et j’ai mouché ma lyre !

Modifié par Thy Jeanin

Posté(e)

Je vais bientôt manquer d'adjectifs ... ou alors il va falloir que je me répète. Encore un poème de haut niveau, @Thy Jeanin

Posté(e)

Dépêchons nous de parler de l'automne car l'hiver approche à grands pas.

Votre poème a le mérite de le transcender de la plus belle des manières.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un seul adjectif pour qualifier ce poème: impeccable. L’automne n’a plus qu’à bien se tenir pour traverser les nuits et justifier la poésie extrême qui l’a dépeint.

Modifié par Jeep

Posté(e)
Il y a 1 heure, Thy Jeanin a écrit :

La forêt pétrifiée semble un grand candélabre

Qui luit dans la grisaille comme on veille un mort.

Vêtu de cent grenats, tout étincelant d’or,

L’arbre a froid cependant et bientôt se délabre.

 

En guise de flamme est un soleil qui s’éteint.

Plantés dans la topaze et la cime qui fume,

Bougies de bois debout sont ces troncs dans la brume,

En l’attente résignée d’un chauve destin.

 

Le massif en cendres sous la lune ébahie

Se prépare en silence à ce vaste éteignoir

Qu’est la nuit, recueilli ; et le soir mystifie,

Qui saupoudre l’azur de son haut encensoir.

 

Or, va le promeneur, empêtré dans la cire,

Ivre de colchicine, -et j’ai mouché ma lyre !

Voilà l’automne si bien enluminé de vers qui chantent un air de déclin avec tant de finesse !

merci pour toute cette beauté !

Posté(e)

Le massif en cendres sous la lune ébahie

Se prépare en silence à ce vaste éteignoir

Qu’est la nuit, recueilli ; et le soir mystifie,

Qui saupoudre l’azur de son haut encensoir.

 

Une nuit d'automne très poétique 👏

 

Mais ....il fait se méfier du colchique! 😉

Posté(e)

Si ce n'est le titre, j'ai visualisé les flammes qui font mourir les massifs et le dernier arbre le plus vieux.

Posté(e)

L'automne est triste, mais pas ce poème qui nous le fait mieux accepter grace à votre poésie. Ah, celle-là, si on l'avait pas, bon sang !

Posté(e)
Il y a 14 heures, Thy Jeanin a écrit :

Or, va le promeneur, empêtré dans la cire,

Ivre de colchicine, 

 

Crise de goutte ? 😁 

ou les pieds dans les colchiques ? 

Posté(e)

La forêt se dévêt, mais c'est un dénuement que des mots accompagnent, où l'argent de la lune rappellent les brasiers finissant en vastes champs de cendre. Mais qui se souvient des étoiles que l'on peut voir en hiver la nuit, se promenant en forêt, devine une unité plus vaste faite d'espérance…

Posté(e)
  • Administrateur

Entre ceux qui manquent d'adjectif comme @Joailes et ceux qui n'en trouvent qu'un comme @Jeep, difficile de trouver le commentaire le plus juste 😃 Je me contente donc de vous dire combien j'ai aimé votre automne qui vaut largement une étoile.

Posté(e)

On retrouve dans ce poème ce que Rimbaud évoque lorsqu'il parle de "sensation".

Le dernier distique est bien dans le mauvais genre des parnassiens 🙂 .

Posté(e)
  • Semeur d’échos

J'ai adoré ce poème, Thy Jzanin.  Vous faites briller l'automne en vos vers. Bravo ! L'envie de peindre m'anime en vous lisant.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Il y a 19 heures, Daniel Muller-Ferguson a écrit :

Le dernier distique est bien dans le mauvais genre des parnassiens

Je le voyais plutôt baroque... 😉

 

Merci à tout le monde!

Posté(e)

Je pense à la forêt périfiée des Landes , à l'automne, et qui fume encore.... Superbe évocation

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Le 06/11/2022 à 03:31, Thy Jeanin a écrit :

Or, va le promeneur, empêtré dans la cire,

Ivre de colchicine, -et j’ai mouché ma lyre !

Très jolie finale...

  • 2 mois plus tard...
Posté(e)
Le 05/11/2022 à 19:31, Thy Jeanin a écrit :

La forêt pétrifiée semble un grand candélabre

Qui luit dans la grisaille comme on veille un mort.

Vêtu de cent grenats, tout étincelant d’or,

L’arbre a froid cependant et bientôt se délabre.

Une vision qui surgit dans l'esprit par ce "candélabre", réhaussée des couleurs vigne vierge et l'automne est magnifique.

La rime riche des vers 1 et 4 est admirable. 

Posté(e)

Un poème tableau avec une ambiance baroque et sépulcrale. J'ai pensé spontanément à l'abbaye dans le bois de Caspar David Friedrich...

Tu es un poète magicien .

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