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Le gabier

Featured Replies

Posté(e)

 

L'oiseau de l'aube avait frémi déjà

sur le frêle rameau d'un olivier

les corolles mauves de l'althéa

finissaient de se démêler

 

le ciel avait rangé ses jeux de pluie

au fond d'un lac ravivant des visages

aux tourbillons d'un jour d'ennui

des femmes lavaient leurs corsages

 

tandis qu' approchait une péniche

vêtue de vert et d'or,

un chien du fond de sa niche

hurlait à la mort.

 

L'enfant rêvait du sein de sa mère

et découvrait des rives inaccessibles

les mains jointes, en muettes prières,

dans un petit moïse insubmersible.

 

Tout du long des dentelles d'écume

et sur les ailes des goélands

il venait, le cœur empli de plumes,

du ventre d'un océan.

 

(joailes – 3 novembre 2022)

 

 

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Chaque strophe est un bijou de poème en soi.

Posté(e)
Il y a 10 heures, Joailes a écrit :

L'oiseau de l'aube avait frémi déjà

sur le frêle rameau d'un olivier

les corolles mauves de l'althéa

finissaient de se démêler

Bonjour @Joailes, merci pour ces vers émouvants à l'esthétique pleine de grâce, (tout le texte serait à citer..)

L'enfant rêvait du sein de sa mère + du ventre d'un océan peuvent suggérer l'idée de  mer(e) nourricière.

Texte dont il faudra apprécier (en dehors de la qualité prosodique pure) toute la subtililté à la faveur de plusieurs

relectures  

Etoile🌟

Posté(e)

@Joailes

 

Ah ! quelle femme ! Et hop ! super top.

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 12 heures, Joailes a écrit :

... dans un petit moïse insubmersible.

Pure beauté que ce poème... et puis ce petit moïse ! Merci @Joailes

Posté(e)

Le titre donne une clé de lecture… du marin qui revient si rarement au port et les images sereines de la terre (althéa, olivier…) et de l'eau douce (lac, péniche…) n'empêchent pas l'angoisser de sourdre (prières, insubmersible) et l'espoir de fleurir (il venait). Tout cela mis en strophes d'une subtile intensité.

Posté(e)
  • Administrateur

Difficile de ne pas être saisi d'émotion à la lecture de ce poème où peur et sérénité semblent se jauger et se disputer la préséance. 

Posté(e)
Il y a 20 heures, Joailes a écrit :

 

L'oiseau de l'aube avait frémi déjà

sur le frêle rameau d'un olivier

les corolles mauves de l'althéa

finissaient de se démêler

 

le ciel avait rangé ses jeux de pluie

au fond d'un lac ravivant des visages

aux tourbillons d'un jour d'ennui

des femmes lavaient leurs corsages

 

tandis qu' approchait une péniche

vêtue de vert et d'or,

un chien du fond de sa niche

hurlait à la mort.

 

L'enfant rêvait du sein de sa mère

et découvrait des rives inaccessibles

les mains jointes, en muettes prières,

dans un petit moïse insubmersible.

 

Tout du long des dentelles d'écume

et sur les ailes des goélands

il venait, le cœur empli de plumes,

du ventre d'un océan.

 

(joailes – 3 novembre 2022)

 

 

 

Lire , découvrir, savourer, respirer ces mots que dans cet écrin forme votre poème !

Posté(e)

De la mer à la mère, de l'oiseau à l'enfant , quand l 'écriture se fait "dentelles "

C 'est très beau 

merci à vous 

Posté(e)

Tout simplement magnifique. Tu es en grande forme @Joailes !

Posté(e)

Merci Joailes pour ce poème qui traverse une scène de vie.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Très beau poème, Joailes ! Les images sont empreintes d'une grande beauté. Je me répète mais comment pourrait-il en être autrement.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Strophes adorables à l'Enfant sauvé des eaux. Heureusement, il est des gabiers qui veillent...

Ce petit vers (entre autres) m'enchante:

Le 03/11/2022 à 22:25, Joailes a écrit :

le ciel avait rangé ses jeux de pluie

...par son petit air XVIe s.

Posté(e)

Tout est beau, subtil, généreux....et cette toute petite police de caractère qui oblige à percer son regard. Magnifique.

  • 3 mois plus tard...
Posté(e)
Le 03/11/2022 à 22:25, Joailes a écrit :

le ciel avait rangé ses jeux de pluie

au fond d'un lac ravivant des visages

aux tourbillons d'un jour d'ennui

des femmes lavaient leurs corsages

Cette strophe évoque le jeu, le temps, l'ennui, suggère la peine, la renaissance, l'amour. Que d'images en quatre vers. Et c'est superbe à lire à haute voix. Le gabier a bien de la chance s'il voit tout cela et le reste du poème.

Posté(e)

Tu choisis toujours le bon cap pour tes poèmes avec cette fois-ci  sur le pont des images ruisselantes comme des milliers d'étoiles filantes... Quant aux sentiments, ils sont dans la soute, blottis dans l'ombre dans l'odeur du rhum renversé par les tempêtes...

Toujours cet ineffable succulence à te lire chère Joailes. Un grand bravo.

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