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le ciel, les mains gelées

Featured Replies

Posté(e)
Le ciel
dans son habit de traine
passé l'orage
la pluie, le vent
le ciel
a quelque chose d'infime
que rien d'autre n'aura
pas même la mer et ses abîmes
pas même la vie ni les abysses
je le contemple
comme toi
les mains gelées
je te l'écris
j'en croque un morceau
comme on savoure
comme quand s'avoue
les mots d'amour
et les tourments
le ciel
dans son ciel de traine
a le rire comme la peine
il a les saisons et les rimes
il a le coeur et les moissons
qu'elles soient promises ou déraison
le ciel
passé l'orage, passé le vent
à nu sans sa cape d'ébène
le ciel dans le petit matin blanc
il peut pleuvoir dans nos âmes
ils peuvent fleurir les tombes autour
le ciel au-dessus de nos têtes
ne me semble plus pourtant
être un couvercle où je m'abime
mais l'infini où je m'étends
le ciel
dans son habit de traine
je le touche le mange le danse
j'en croque un morceau
des lettres qui forment des mots
en quatre je t'écris ciel
c'est l'infini que je te tends
Posté(e)
  • Semeur d’échos

Apothéose du ciel, ce compagnon fidèle jusqu'au-delà... Vers libres qui vont de soi, de soie qui scintille, et qui m'enchantent!

Modifié par Thy Jeanin

Posté(e)

Ce ciel 

a quelque chose d'intime

que nul autre ne verra

Posté(e)

Je retrouve tes poèmes, un couvercle s'est effectivement renversé et le ciel s'est ouvert. Merci Mohé

Posté(e)
Il y a 3 heures, Mohè a écrit :
le ciel au-dessus de nos têtes
ne me semble plus pourtant
être un couvercle où je m'abime
mais l'infini où je m'étends

très touchée par cette strophe en particulier , instant suspendu émotion ... 

Posté(e)

Il y a chez vous cette férocité de l'enfance qui pulse dans un corps adulte, une voracité du rapport au monde, aux êtres, à la chair et l'étonnement ébloui du dessin que forme l'univers dans votre tête...

Posté(e)
  • Auteur
Il y a 11 heures, Eobb a écrit :

Je retrouve tes poèmes, un couvercle s'est effectivement renversé et le ciel s'est ouvert. Merci Mohé

Salut @Eobben effet, on se retrouve 🙂 merci à toi !

 

Je vous remercie tous pour vos lectures et commentaires, je n'aurai pas dû sécher les cours de français ça m'aurait permise d'apprendre à écrire de jolis commentaires également mais promis, je vais m'y mettre, l'hiver en Bretagne est parfois long et humide 🫣

Posté(e)
il y a 1 minute, Mohè a écrit :

Salut @Eobben effet, on se retrouve 🙂 merci à toi !

 

Je vous remercie tous pour vos lectures et commentaires, je n'aurais pas dû sécher les cours de français ça m'aurait permis  d'apprendre à écrire de jolis commentaires également mais promis, je vais m'y mettre, l'hiver en Bretagne est parfois long et humide 🫣

 

Tu n'en écris pas moins des choses très poétiques et fortes 

J'ai croqué un bon morceau de ton ciel !

Posté(e)
Il y a 13 heures, Mohè a écrit :

c'est l'infini que je te tends

Simplement sous le charme.

Posté(e)

@Mohè

 

Un charme indéniable... et hop ! c'est top.

Posté(e)

Ainsi le ciel peut se dilater à la mesure de l'amour et former au gré des mots du poète, un tissu qui vient cueillir la rosée, celle de l'encre des vers.

Posté(e)
  • Administrateur

Vous avez l'art de rendre votre ciel infiniment aérien, même s'il s'agit d'un ciel breton 😉 

Posté(e)
Le 03/11/2022 à 19:32, Mohè a écrit :
Le ciel
dans son habit de traine
passé l'orage
la pluie, le vent
le ciel
a quelque chose d'infime
que rien d'autre n'aura
pas même la mer et ses abîmes
pas même la vie ni les abysses
je le contemple
comme toi
les mains gelées
je te l'écris
j'en croque un morceau
comme on savoure
comme quand s'avoue
les mots d'amour
et les tourments
le ciel
dans son ciel de traine
a le rire comme la peine
il a les saisons et les rimes
il a le coeur et les moissons
qu'elles soient promises ou déraison
le ciel
passé l'orage, passé le vent
à nu sans sa cape d'ébène
le ciel dans le petit matin blanc
il peut pleuvoir dans nos âmes
ils peuvent fleurir les tombes autour
le ciel au-dessus de nos têtes
ne me semble plus pourtant
être un couvercle où je m'abime
mais l'infini où je m'étends
le ciel
dans son habit de traine
je le touche le mange le danse
j'en croque un morceau
des lettres qui forment des mots
en quatre je t'écris ciel
c'est l'infini que je te tends

Ciel !

Quel poème somptueux à l’image de ce qu’il évoque 😉 tant d’amour et d’admiration à travers vos mots qui nous élèvent jusqu’à lui , lui qui ne se réduit pas à quelques mots justement votre poème dit de lui l’infini au-dessus de nous, pouvons nous simplement le contempler…

Vous lui rendez grâce, c’est presque un instant de lecture sur un fragment du divin que vous reconnaissez là, n’étant « plus pourtant un couvercle où l’on s’abîme »

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