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Terminal de l'Olympe

Featured Replies

Posté(e)

Terminal de l’Olympe

 

 

Déesse Nuit paraît tendrement agonir,

Le cantique infernal annonce son départ,

Une horde de canon digne de Trafalgar

Esquissent ce rêve que j’espère chérir….

 

 

Sens-tu la fraîcheur du soir guérir l’horizon?

Cette constellation romantique d’un regard

Chaperonne l’étoile de Melchior et Gaspard

Sous la voûte brillant depuis le Panthéon.

 

 

Paris célèbre tes yeux, jubilé d’Éden ,

Deux monarques du désir épris d’excellence,

Leur vague saphir dissimule l’effervescence

Des artistes virtuoses de Pont-Aven.

 

 

Inspiré des lointaines estampes du Japon,

Le continent fort chaleureux de ton visage

Rayonne tels les bijoux offerts par un mage,

Le zéphyr hostile enquête sur ton blason.

 

 

Première obsession frugale de ton mentor,

Tes cheveux soyeux sont une rivière d’extase

Etrennant ta grâce de fée du gymnase,

La rosée chagrine au prochain Messidor.

 

 

Porté lentement contre ma bouche mutine,

L’émissaire du diable se fond en baiser,

L’amertume poétise un jardin bleuté,

Avril fiévreux inspecte l’élégante colline.

 

 

Cupidon retrouve son meilleur sénéchal,

Mon déluge sensuel honore tes reins,

L’hirondelle dorée scelle nos destins,

Bon serment des âmes avec l’oiseau pour Saint Graal.

 

 

Trois distiques hantent ta silhouette nubile,

Tu épuises tes renégats de soupirants,

L’humble majesté azur des astres toscans

N’égale l’arche veloutée d’un sein très fertile.

                                                              

 

Le satin couvre ton buste ivre de vertu.

Au rouge cruel heurtant tes lèvres santal

Succède un faisceau de caresses matinal,

Ton sourire est l’oasis du pays charnu.

 

 

Arpège lunaire ou bien transfiguration,

Une lanterne illumine l’odyssée d’argent,

Ton ventre perlé des trésors de Soliman

Demeure le cador d’une étrange passion.

 

 

Les salaisons nacrées d’une larme discrète

Profanent la magnificence de Vénus.

Ce corps altier, fragile ainsi le papyrus,

Reste un cloître amoureux dont j’ose la conquête.

 

 

Mon cœur subtil s’abrite sous l’arc de ta chair.

Vierge parfumée, ton temple printanier

Couronne enfin mon instinct le plus meurtrier,

L’aumônier céleste magnétise l’Univers.

 

 

L’écume domine le chemin violet.

Noble fleur délicate embrasant la bohème,

La liqueur de l’aube évanescente parsème

Ses gouttes écarlates le long d’un martinet.

 

 

Mille représailles charnelles dans tes bras,

Une joute inopinée pour récompense.

Adieu galante martyre de l’innocence,

Le voilier des ténèbres orne quelques frimas.

 

 

De feu l’infortune du temps ma chère amante,

L’ombre livide s’évase entre chaque colonne,

Nulle ne te remplacera, jamais personne,

Comme la Béatrice promise de Dante.

 

 

Montmartre laisse jaillir son ciel généreux,

Un ange pénètre la lisière aérienne,

Le linceul cachant notre nature païenne

Eblouit maintenant ton fantôme laiteux.

 

 

Ce spectre glacé, aventurier maléfique,

Semble religieusement vêtu d’une guimpe, 

Je viendrai t’attendre au terminal de l’Olympe,

Sur le carrousel blanc jouxtant la Basilique.

 

 

R-F LEFORT (12/05/2012)

Posté(e)

Un poème du grande densité d'images, on y ressent l'urgence de célébrer l'amour et peut-être encore davantage, d'éterniser l'éphémère…

Posté(e)
Il y a 6 heures, R-F Lefort a écrit :

Terminal de l’Olympe

 

 

Déesse Nuit paraît tendrement agonir,

Le cantique infernal annonce son départ,

Une horde de canon digne de Trafalgar

Esquissent ce rêve que j’espère chérir….

 

 

Sens-tu la fraîcheur du soir guérir l’horizon?

Cette constellation romantique d’un regard

Chaperonne l’étoile de Melchior et Gaspard

Sous la voûte brillant depuis le Panthéon.

 

 

Paris célèbre tes yeux, jubilé d’Éden ,

Deux monarques du désir épris d’excellence,

Leur vague saphir dissimule l’effervescence

Des artistes virtuoses de Pont-Aven.

 

 

Inspiré des lointaines estampes du Japon,

Le continent fort chaleureux de ton visage

Rayonne tels les bijoux offerts par un mage,

Le zéphyr hostile enquête sur ton blason.

 

 

Première obsession frugale de ton mentor,

Tes cheveux soyeux sont une rivière d’extase

Etrennant ta grâce de fée du gymnase,

La rosée chagrine au prochain Messidor.

 

 

Porté lentement contre ma bouche mutine,

L’émissaire du diable se fond en baiser,

L’amertume poétise un jardin bleuté,

Avril fiévreux inspecte l’élégante colline.

 

 

Cupidon retrouve son meilleur sénéchal,

Mon déluge sensuel honore tes reins,

L’hirondelle dorée scelle nos destins,

Bon serment des âmes avec l’oiseau pour Saint Graal.

 

 

Trois distiques hantent ta silhouette nubile,

Tu épuises tes renégats de soupirants,

L’humble majesté azur des astres toscans

N’égale l’arche veloutée d’un sein très fertile.

                                                              

 

Le satin couvre ton buste ivre de vertu.

Au rouge cruel heurtant tes lèvres santal

Succède un faisceau de caresses matinal,

Ton sourire est l’oasis du pays charnu.

 

 

Arpège lunaire ou bien transfiguration,

Une lanterne illumine l’odyssée d’argent,

Ton ventre perlé des trésors de Soliman

Demeure le cador d’une étrange passion.

 

 

Les salaisons nacrées d’une larme discrète

Profanent la magnificence de Vénus.

Ce corps altier, fragile ainsi le papyrus,

Reste un cloître amoureux dont j’ose la conquête.

 

 

Mon cœur subtil s’abrite sous l’arc de ta chair.

Vierge parfumée, ton temple printanier

Couronne enfin mon instinct le plus meurtrier,

L’aumônier céleste magnétise l’Univers.

 

 

L’écume domine le chemin violet.

Noble fleur délicate embrasant la bohème,

La liqueur de l’aube évanescente parsème

Ses gouttes écarlates le long d’un martinet.

 

 

Mille représailles charnelles dans tes bras,

Une joute inopinée pour récompense.

Adieu galante martyre de l’innocence,

Le voilier des ténèbres orne quelques frimas.

 

 

De feu l’infortune du temps ma chère amante,

L’ombre livide s’évase entre chaque colonne,

Nulle ne te remplacera, jamais personne,

Comme la Béatrice promise de Dante.

 

 

Montmartre laisse jaillir son ciel généreux,

Un ange pénètre la lisière aérienne,

Le linceul cachant notre nature païenne

Eblouit maintenant ton fantôme laiteux.

 

 

Ce spectre glacé, aventurier maléfique,

Semble religieusement vêtu d’une guimpe, 

Je viendrai t’attendre au terminal de l’Olympe,

Sur le carrousel blanc jouxtant la Basilique.

 

 

R-F LEFORT (12/05/2012)

Une « attente au terminal de l’Olympe » est une belle promesse d’espérance d’un amour éternel et universel puisque chacune de vos strophes nous fait voyager ! Merci !

Posté(e)

Un voyage qui embrasse les époques pour un pot pourri aux senteurs désuètes d'un passé magnifié. Pour finir dans un Paris plus bohème que nature!

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Incontestablement de très beaux vers qui parfois m’ont rappelé le style de Guillaume Apollinaire.

Modifié par Jeep

Posté(e)
  • Administrateur

Un poème où la matière n'est pas un vain mot. Les vers sont travaillés et certains savent nous emmener vers des horizons poétiques de haute volée. 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une poésie érotique qui rappelle le blason et transcende le temps.

  • 2 semaines plus tard...
Posté(e)
  • Auteur

Merci à tous pour vos chaleureux messages et désolé d'être souvent fort disparate sur le site.

J'essaierai d'être un peu plus régulier dans les prochaines semaines.

 

 

Amitiés

R-F LEFORT

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