Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Nous sommes tous les perdants d'une vie qui nous quitte

Featured Replies

Posté(e)

Nous sommes tous les perdants d’une vie qui nous quitte

et que nous ne pouvons rêver,

même si loin de la mort.

Je marche au hasard des rues en découvrant mille choses

et bien que ces choses soient réelles, je ne sais si demain

sera fait du même moule

(n’est-il pas des altérations qui nous façonnent sans que nous ne puissions rien y faire ?)…

 

Je ne sais si le monde dans lequel je vis est issu d’une même réalité

que les êtres qui perçoivent les choses que je contemple différemment…

C’est en cela que toutes les choses vivent et meurent,

selon le regard que chacun porte en elles.

Ainsi chaque voie que j’emprunte m’éloigne du présent

– accroché à la réalité des lieux, il me semble que tout, y compris moi-même, n’est qu’une immense tromperie…

si bien que les souvenirs – ceux qui me semblaient intrinsèquement faire partie de moi –

se diluent au fil du temps,

et que ma vie se perd irrémédiablement alors même

que je n’ai pas vécu.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Si les chants désespérés sont les plus beaux, celui-ci est d’une beauté remarquable.

Posté(e)

Ce texte est beau mais j'espère qu'il s'agit avant tout d'un instant poétique... 

Posté(e)

L'heure est aux questionnements, forcément. Grands changements, choses inhabituelles ... On ne peut, pour une fois, se laisser aller aux plaisirs de l'automne qui n'est pas. La poésie traverse tout cela. Et chacun l'utilise à sa façon. 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Texte profond, infiniment émouvant, Epsilon ! Que savons- nous au juste ? si peu ... Tout est impression, rien n'est figé.

pardonnez ma maladresse.

 

Posté(e)

Si tu t'interroges deux fois sur la même question et que tu n'obtiens pas de réponse alors laisse la de côté, accepte et prends ce qui vient, elle arrivera peut-être plus tard.

Posté(e)

Je pense à Mnémosyne, chantée par Keats, mais aussi à la Bibliothèque de Babel, la nouvelle fantastique de Borgès… votre poème est un regard particulaire, presque en transe, de ne pouvoir saisir la densité de l'infini.

Posté(e)
  • Administrateur

Un texte poétique ? Certainement mais doublé ici d'un profond questionnement sur un décalage par rapport au quotidien dans lequel nous nous inscrivons. Ces lignes sont d'un saisissante vérité.

Posté(e)
  • Auteur
Le 29/10/2022 à 20:52, Mercoyrol a écrit :

Ce texte est beau mais j'espère qu'il s'agit avant tout d'un instant poétique... 

Ceci est une fiction, bien entendu. Merci @Mercoyrol

Il y a 23 heures, Sophie a écrit :

Texte profond, infiniment émouvant, Epsilon ! Que savons- nous au juste ? si peu ... Tout est impression, rien n'est figé.

pardonnez ma maladresse.

 

Je ne vois aucune maladresse de votre part @Sophie, merci de vous être arrêtée un instant sur ce poème.

Il y a 20 heures, Eathanor a écrit :

Un texte poétique ? Certainement mais doublé ici d'un profond questionnement sur un décalage par rapport au quotidien dans lequel nous nous inscrivons. Ces lignes sont d'un saisissante vérité.

Merci @Eathanorpour votre commentaire. Au plaisir de vous lire...

Posté(e)
Le 29/10/2022 à 20:36, Epsiløn a écrit :

Nous sommes tous les perdants d’une vie qui nous quitte

et que nous ne pouvons rêver,

même si loin de la mort.

Je marche au hasard des rues en découvrant mille choses

et bien que ces choses soient réelles, je ne sais si demain

sera fait du même moule

(n’est-il pas des altérations qui nous façonnent sans que nous ne puissions rien y faire ?)…

 

Je ne sais si le monde dans lequel je vis est issu d’une même réalité

que les êtres qui perçoivent les choses que je contemple différemment…

C’est en cela que toutes les choses vivent et meurent,

selon le regard que chacun porte en elles.

Ainsi chaque voie que j’emprunte m’éloigne du présent

– accroché à la réalité des lieux, il me semble que tout, y compris moi-même, n’est qu’une immense tromperie…

si bien que les souvenirs – ceux qui me semblaient intrinsèquement faire partie de moi –

se diluent au fil du temps,

et que ma vie se perd irrémédiablement alors même

que je n’ai pas vécu.

Vous touchez là le fil essentiel de celui qui ne se « dilue au fil du temps » , le simple fait d’exister dans un monde d’illusion est l’essence même de votre vécu, de votre propre regard porté sur le monde…juste pour cela votre vie jamais « ne se perd »😉 

c’est une belle et profonde réflexion que vous avez exposé ici , un cœur qui s’interroge s’est très touchant !

Posté(e)

Je ne sais si vous connaissez l'écrivain Philip K. Dick, mais votre poème évoque avec force ses interrogations.

Posté(e)

@Epsiløn

 

Je confirme : on va tous crever ! Et hop ! c'est top en attendant.

Posté(e)
  • Auteur
Il y a 20 heures, Daniel Muller-Ferguson a écrit :

Je ne sais si vous connaissez l'écrivain Philip K. Dick, mais votre poème évoque avec force ses interrogations.

J'ai lu UBIK il y a longtemps mais à part ça, je n'étais pas au courant de ses interrogations.

Merci d'être passé me lire, @Daniel Muller-Ferguson

Epsilon

Posté(e)
Le 29/10/2022 à 20:36, Epsiløn a écrit :

Je ne sais si le monde dans lequel je vis est issu d’une même réalité

que les êtres qui perçoivent les choses que je contemple différemment…

C’est en cela que toutes les choses vivent et meurent,

selon le regard que chacun porte en elles.

Entre rêve et réalité nous naviguons, bousculés, perturbes, par ce  monde que nous voudrions diffèrent .

chacun notre manière d'appréhender les évènements ...

Une seule réalité ...La vie se perd à chaque seconde en même temps  qu'elle remplit et forget nos coeurs et nos âmes

Entre éphémère et  éternité , ce texte ne laisse pas indiffèrent.

   

 

  • 3 mois plus tard...
Posté(e)
Le 29/10/2022 à 20:36, Epsiløn a écrit :

Nous sommes tous les perdants d’une vie qui nous quitte

Un vers qui pourrait devenir une maxime. Belle acuité sensorielle à propos de nos façons d'appréhender l'existence. 

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.