Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Seul

Featured Replies

Posté(e)

Seul, j’attends comme on attend l’orage.

Seul, au centre du vortex où la marche du Temps

délivre ses souffrances, là où les gisants vont,

droit dans le caniveau, où les rues s’illuminent

aux couleurs de la mort, n’éclairant de leurs ors

que les pas des vivants.

 

Je ne sais pas qui d’autre que moi,

se tenant là où personne n’attend plus,

essuiera l’orage des tempêtes

sans verser dans le fossé.

Ceux que je croise – il n’y a plus personne –

ni à m’attendre, ni à m’entendre ;

plus que moi et la rue…

 

Seul, à présent que les pas fuient,

coule la pluie en moi,

et autour comme un linceul

meurent les ruelles en crues.

Modifié par Epsiløn

Posté(e)
  • Semeur d’échos

De vos mots affleurent une profond désarroi. 

"Seul, à présent que les pas fuient,

Coule la pluie en moi,

Et autour comme un linceul

meurent les ruelles en crues."

J'aime particulièrement ce quatrain, Epsilon. Il est magnifique.

Posté(e)

Un lien puissant semble unir cette solitude douloureuse à la pluie, 

une pluie débordante et tempêtueuse.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Certes il est préférable d’être entouré par beau temps que seul sous la pluie. Ce poème à la tonalité sombre le démontre une fois de plus.

Posté(e)

pluie d'automne ; tout le monde rentre chez soi , de peur d'être mouillé...

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Instant tragique où intime et extérieur basculent...

Posté(e)
  • Administrateur

Un poème gorgé de spleen comme vous avez nous les offrir @Epsiløn. Ces mots "humides" me parlent.

Posté(e)
Il y a 6 heures, Epsiløn a écrit :

Je ne sais pas qui d’autre que moi,

se tenant là où personne n’attend plus,

essuiera l’orage des tempêtes

sans verser dans le fossé.

Ceux que je croise – il n’y a plus personne –

ni à m’attendre, ni à m’entendre ;

plus que moi et la rue…

 

très fort. 

Posté(e)

Dans une atmosphère existentialiste, une déambulation presque fantomatique où la réalité se dilue dans les gouttes de pluie et les secondes inexorables…

Posté(e)

Votre etxte

Il y a 17 heures, Epsiløn a écrit :

Ceux que je croise – il n’y a plus personne –

Vous décrivez magistralement la ville grise, cette solitude, ce vide, cette naissance de personne que nous sentons tous venir.

Posté(e)
  • Auteur

Merci à toutes et à tous pour votre enthousiasme et vos appréciations.

Merci @Sophie, @Volute bleue, @Jeep, @Eau de brume, @Thy Jeanin, @Eathanor, @Joailes, @Panicautet @Aubussinned'avoir pris un peu de votre temps pour lire et commenter ce poème.

Au plaisir,

 

Epsilon

Posté(e)

Tout en étant attristé (empathiquement), je souscris entièrement à votre poème, ayant moi aussi ressenti la solitude (au milieu des autres), et m'être reconnu ALONE....

Posté(e)
Le 24/10/2022 à 15:29, Epsiløn a écrit :

Seul, j’attends comme on attend l’orage.

Seul, au centre du vortex où la marche du Temps

délivre ses souffrances, là où les gisants vont,

droit dans le caniveau, où les rues s’illuminent

aux couleurs de la mort, n’éclairant de leurs ors

que les pas des vivants.

 

Je ne sais pas qui d’autre que moi,

se tenant là où personne n’attend plus,

essuiera l’orage des tempêtes

sans verser dans le fossé.

Ceux que je croise – il n’y a plus personne –

ni à m’attendre, ni à m’entendre ;

plus que moi et la rue…

 

Seul, à présent que les pas fuient,

coule la pluie en moi,

et autour comme un linceul

meurent les ruelles en crues.

Vous n’êtes pas si « seul » Epsilon ! Votre poème m’a invité à vous rejoindre  doucement dans votre solitude 😉malgré l’intimité qu’il dégage..

Posté(e)

On retrouve dans ce décor urbain de ville censé rapprocher, concentrer les êtres, le ferment de la solitude la plus extrême.

  • 2 mois plus tard...
Posté(e)
Le 24/10/2022 à 15:29, Epsiløn a écrit :

Je ne sais pas qui d’autre que moi,

se tenant là où personne n’attend plus,

essuiera l’orage des tempêtes

sans verser dans le fossé.

Ces quatre vers sont magnifiques pour la détresse lucide et grandiose qu'ils offrent au lecteur. 

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.