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Peur sur la ville

Featured Replies

Posté(e)

 

 

La nuit exhale ses odeurs dans les rues grises.

Le vent, gorgé de feuilles d'automne,

souffle son haleine sur les façades soumises

où vivent sans vivre des hommes.

 

Le ciel est bas comme un plafond d'église

perdue dans la brume où une corne résonne

les pavés noircis que les néons tamisent

à cette heure, ne font plus glisser personne.

 

Qu'elle est triste la nuit le long de la Tamise

où gémissent toujours quelques fantômes

qui murmurent “lâchez prise,

plongez dans le néant et oubliez l'automne” …

 

Mais sous mes prunelles fermées par la bise

un paysage vert aux rouges couronnes

bien loin d'ici, sous les grappes jaunes des cytises

me sauve de la gourmande démone

 

il jette sous mes pas de douces friandises

éclaire mon chemin où l'amour résonne

alors qu'importe si la nuit s'éternise ... 

Le fleuve abdique à regret et m'abandonne.

 

 

(joailes – 18 octobre 2022)

Posté(e)

Ah cette ville tentaculaire, Whitechapel, Limehouse, Dickens, Conan Doyle, mon imagination vagabonde dans le smog rampant… Ici l'imagination est salvatrice, elle ouvre des portes autrement fleuries. Qu'il est bon d'être noctambule !

Posté(e)

Touché, coulé, je suis...L'impression nette que ta plume a trempé dans un autre encrier plus profond. Ton poème enténèbre les âmes en suivant ce fleuve fantomatique qui vient se perdre nonchalamment dans les méandres de ton coeur.

Il y a 14 heures, Joailes a écrit :

où vivent sans vivre des hommes.

 

Parfois tu t'arrêtes sur une berge en regardant nos lumières blafardes se refléter dans l'eau noire...

 

Il y a 14 heures, Joailes a écrit :

Qu'elle est triste la nuit le long de la Tamise

Ton superbe poème la rend plus morose encore. Mais sache, chère Joailes, que sur la Tamise quelque part... est amarrée l'Astoria la péniche-studio de Sir David Gilmour des Pink Floyd...qui a vu naître deux merveilleux albums du groupe...et là je ne suis plus dans la tristesse bien au contraire ça m'excite de joie parce que le musicien y peaufine actuellement son prochain album solo.

Un grand bravo pour ton œuvre.

Posté(e)

Magnifique tour de force avec les rimes en "ise" et "onne" aux cinq strophes de ce poème dont l'ambiance lugubre fait penser aux temps  de "Jack l'éventreur" ou "Mister Hyde", exception faite des deux dernières strophes où le promeneur s'évade en fermant les yeux et en se réfugiant dans une contrée réconfortante et fleurie...

"Le fleuve abdique à regret et m'abandonne." belle conclusion.

Modifié par Martialis

Posté(e)

@Joailes

 

Bébel, tu es démasqué ! Et hop ! c'est top.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Parfois Tamise n'est pas de mise. Une bien jolie broderie que ces vers.

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 17 heures, Joailes a écrit :

Qu'elle est triste la nuit le long de la Tamise

Tout est dit, la tristesse, la nuit, la brume, la silhouette de Westminster et les fantômes qui rôdent. Envoûtement. Le rappel final d’une contrée plus riante ne vient pas effacer l’impression première.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

J'ai beaucoup aimé ces vers, Joailes. Bravo ! Les contrastes sont saisissants et se juxtaposent deux photographies en vos vers superbement dépeintes par votre plume. Les sonorités teintent et résonnent pour créer une douce musique.

Vue de la tamise.jpg

Modifié par Sophie
photographie personnelle

Posté(e)
Il y a 23 heures, Joailes a écrit :

Qu'elle est triste la nuit le long de la Tamise

où gémissent toujours quelques fantômes

qui murmurent “lâchez prise,

plongez dans le néant et oubliez l'automne” …

Ce n'est qu'aux âmes tristes que la Tamise est grise et que l'automne est monotone. Mais j'apprécie l'atmosphère qui se dégage du poème.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Blake et Mortimer dans La Marque Jaune me sont revenus à la mémoire en pénétrant grâce à votre captivant poème dans les faubourgs de Londres... Un grand bravo chère @Joailes 

Posté(e)

Le choix redondant des rimes en "ise" et "one" donne effectivement une atmosphère de tristesse. Mais comme d'habitude, tu sais la surmonter et les deux dernières strophes tranchent par l'espoir qui t'envahit et l'amour.

Merci @Joailes

Posté(e)

La police de caractère serait-elle choisie pour essayer de réduire la grande atmosphère de tristesse ?

Superbe @Joailes

Posté(e)

Que la tristesse devient agréable sous votre plume, @Joailes ! Que du plaisir à lire ces vers lancinants et poignants.

Posté(e)
  • Auteur

Merci pour vos lectures toujours bienveillantes et chaleureuses @Panicaut @Frédéric Cogno @Martialis @Marc Hiver  @Thy Jeanin @Jeep @Sophie (merci pour la photo !) @Bruant @Eau de brume @Tarentaise @Margueritte Cèdre @Aubussinne @Mercoyrol @Danivan vos ressentis me sont précieux. 

Posté(e)
Le 18/10/2022 à 20:59, Joailes a écrit :

 

 

La nuit exhale ses odeurs dans les rues grises.

Le vent, gorgé de feuilles d'automne,

souffle son haleine sur les façades soumises

où vivent sans vivre des hommes.

 

Le ciel est bas comme un plafond d'église

perdue dans la brume où une corne résonne

les pavés noircis que les néons tamisent

à cette heure, ne font plus glisser personne.

 

Qu'elle est triste la nuit le long de la Tamise

où gémissent toujours quelques fantômes

qui murmurent “lâchez prise,

plongez dans le néant et oubliez l'automne” …

 

Mais sous mes prunelles fermées par la bise

un paysage vert aux rouges couronnes

bien loin d'ici, sous les grappes jaunes des cytises

me sauve de la gourmande démone

 

il jette sous mes pas de douces friandises

éclaire mon chemin où l'amour résonne

alors qu'importe si la nuit s'éternise ... 

Le fleuve abdique à regret et m'abandonne.

 

 

(joailes – 18 octobre 2022)

Il faut parfois s’éloigner de l’ombre pour retrouver cette lumière comme sur «  votre chemin où l’amour résonne » … malgré tout !

je me suis promené avec vous Joailes même si je n’étais pas officiellement invitée 😉 Merci 

Posté(e)

D'accord, j'étais absent depuis longtemps ! Mais de là à découvrir une nouvelle Joailes ! Surprise ! et envoûtement.... comme avant !

Posté(e)
  • Auteur
Le 23/10/2022 à 17:31, Papy Adgio a écrit :

D'accord, j'étais absent depuis longtemps ! Mais de là à découvrir une nouvelle Joailes ! Surprise ! et envoûtement.... comme avant !

probablement c'est quand on sait s'absenter qu'on perçoit les changements parce que tu es bien le seul à l'avoir remarqué ! 😉 Mais chacun évolue dans son écriture, j'espère ! 

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