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Exuvie - 3

Featured Replies

Posté(e)

3

 

Lentement

je glisse

Je glisse dans le silence

Devant moi

le ciel naissant dans les cristaux de verre

le ciel et ses énormes sphères

se reflétant sur les parois géométriques

se dressent et se confondent avec une acuité nouvelle

tandis que j’observe

fabuleux

les édifices démesurés

 

C’est là

sur les murs hâves d’un organisme exténué

supportant les lignes désordonnées

insubstantielles

gravées au sol en lacets continuels

à travers les parallélépipèdes

titanesques

inouïs

toute ombre florissante

bariolée

liquide

que naît le trouble

le trouble incessant

obsessionnel

du Moi

 

ce n’est pas moi qui observe

c’est l’autre

depuis l’allée

s’installe le bruissement profond du vide

tandis que

sur les cimes

par-delà les lignes fissurées des visages quadrangulaires

surgissent

acérées

les griffes démentielles de sombres créatures

 

Des formes se dessinent

des formes rondes et mouvantes

Alors je me souviens

Je me souviens de la pureté des lignes

profondes

immémoriales

sous les cils délicats

et à côté les fentes rocheuses

colossales

raides

disloquées

Et dans les nuages gris

la beauté

l’onde blanche

bienfaitrice

d’un rai majestueux

 

une femme se tient

sidérante

invraisemblable

dans le silence écru

en robe blanche

Cette femme

je l’ai croisé mille fois

observant le galbe des hanches en une marche mutine

à la fois fière et fragile dans la lumière diaphane

filant comme une étoile

A travers elle

c’est toi que je voyais quand j’arpentais les rues

toi seule que je pleurais dans le souffle élégiaque

toi que je chérissais dans le jour grandissant

 

Protège-là

elle qui ne sait pas ce que le temps distille

dans son rêve mystique

Elle que le temps dilue en une image informe

gouffre lymphatique d’un sommeil à l’infini

car le temps fuit

fuit en vain à travers elle

fuit en un écho de pierre

dans l’air opalescent de fanaux surréels

 

Protège-là

elle dans sa robe de soie légère

loin du chant mortifère d’un rêve cadavérique

Dis-lui

Dis-lui que je l’aimerai

Que je l’aimerai toujours

Que je ne l’oublierai pas

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Réflexions aux arcanes de l'intimité: Nerval, Lautréamont et Vertigo d'Hitchcock me reviennent à l'esprit. La géométrie me semble avoir quelque chose des fantasmes des alchimistes.

Posté(e)

C'est un cri lent qui déchire le silence. Un appel à l'aide , un chant désespéré qui fissure toutes les certitudes. C'est bouleversant , mais c'est très beau .

Posté(e)
  • Semeur d’échos

L’univers fantastique  de ce poème inspiré me semble proche de celui de certaines bandes dessinées (le festival Quai des Bulles se tenait le week-end dernier à Saint-Malo).

Posté(e)

Oui, ce sont un peu les cités de Schuiten, la même exubérance des artefacts minéraux qui enserre, enlace… jusqu'à l’apparition d'une femme, de La femme, bien au-delà du désir.

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