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Apparences

Featured Replies

Posté(e)


Assise au bord du lac paisible 

Aucun trouble à sa surface 

Les anges s’y recueillent depuis l’invisible 

Dansent les feuilles d’Octobre et prennent place

 

Couvert de leurs éclats rouges et ors

Paré de leurs chaudes tonalités 

Teintent jusqu’au reflet de cette eau qui dort

A travers laquelle j’aperçois ma vulnérabilité

 

Assise au bord du lac paisible

La vie n’est -elle qu’un songe ?

 

Et l’élégant manteau dont je me suis revêtue

Ne serait qu’un déguisement pour ne pas me montrer nue ?

 

Debout, au bord du lac paisible

Je prends mon souffle et plonge

 

Laissant sur le rivage tout ce qui n’est pas moi

Comme l’automne dévoilant son nouvel éclat 

Je me libère de mes armures 

Et qu’importe si en moins un sein, une chevelure 

 

Je nage dans un monde nouveau 

 Mon corps s’y abandonne sans crainte de n’être pas beau 

Mon regard désormais se tourne vers l’intérieur 

J’apprends à voir avec les yeux du cœur.

 

 

Retour sur Octobre 2020 🙃

Posté(e)

@Nâau

 

Un charme indéniable. Et hop ! au top.

Posté(e)
  • Semeur d’échos
il y a 19 minutes, Nâau a écrit :

J’apprends à voir avec les yeux du cœur

Ne sont-ils pas les seuls qui voient vraiment ! Merci @Nâau

Posté(e)
il y a 45 minutes, Nâau a écrit :

J’apprends à voir

Le travail de toute une vie...

Exquise lecture.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Des vers infiniment émouvants, Naau ! 

Posté(e)

J’y vois un lien avec octobre rose….me trompe -je Naau ?
 

courage …☺️

Posté(e)
  • Auteur
il y a 5 minutes, Volute bleue a écrit :

J’y vois un lien avec octobre rose….me trompe -je Naau ?
 

courage …☺️

Oui Volute Bleue ! C’est tout à fait ça… Merci 

Posté(e)
Il y a 5 heures, Nâau a écrit :

Mon regard désormais se tourne vers l’intérieur 

J’apprends à voir avec les yeux du cœur.

 

Très beaux vers pour sonner le glas des apparences. 

Posté(e)

La poésie de l'orée, du rivage, de ce bord qui oblige à se défaire. La poésie du miroir (un bord, aussi) qui renvoie à un ailleurs. Le poème nous fait partager cet émoi.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un automne qui permet une salutaire réflexion à travers de beaux vers émouvants.

Posté(e)
  • Auteur
il y a 1 minute, Bruant a écrit :

Face au mal qui atteint le corps dans son apparence ou ses capacités, que l'on soit homme ou femme, face à la maladie, il est difficile de trouver le courage de réinvestir sa vie. Vous mettez à nu d'une manière très émouvante - votre poème comportent des images très fortes - ce sentiment qui nous semble, quand il se présente à nous, bien trop grand pour être dépassé.

Oui Bruant , homme ou femme et enfant , il ressort de ces épreuves tant de grandeur et de beauté que les mots peinent à retranscrire !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une réalité que je ne connais que trop bien. Compassion.

  • Le titre a été modifié en Apparences
Posté(e)

Quand on aime il n'y a rien qui défigure l'amour ou le désir.

Posté(e)

La vie du corps se laisse immerger par la vie du cœur et de l'esprit. Un texte inondé de vie.

Posté(e)

de tout coeur avec vous @Nâau

Posté(e)
  • Auteur
Le 02/10/2022 à 11:49, Marc Hiver a écrit :

@Nâau

 

Un charme indéniable. Et hop ! au top.

 

Le 02/10/2022 à 12:05, Tarentaise a écrit :

Ne sont-ils pas les seuls qui voient vraiment ! Merci @Nâau

 

Le 02/10/2022 à 12:31, Frédéric Cogno a écrit :

Le travail de toute une vie...

Exquise lecture.

 

Le 02/10/2022 à 13:53, Sophie a écrit :

Des vers infiniment émouvants, Naau ! 

 

Le 02/10/2022 à 15:47, Volute bleue a écrit :

J’y vois un lien avec octobre rose….me trompe -je Naau ?
 

courage …☺️

 

Le 02/10/2022 à 15:53, Nâau a écrit :

Oui Volute Bleue ! C’est tout à fait ça… Merci 

 

Le 02/10/2022 à 17:09, Danivan a écrit :

Très beaux vers pour sonner le glas des apparences. 

 

Le 02/10/2022 à 17:49, Panicaut a écrit :

La poésie de l'orée, du rivage, de ce bord qui oblige à se défaire. La poésie du miroir (un bord, aussi) qui renvoie à un ailleurs. Le poème nous fait partager cet émoi.

 

Le 02/10/2022 à 19:51, Thy Jeanin a écrit :

Un automne qui permet une salutaire réflexion à travers de beaux vers émouvants.

 

Le 02/10/2022 à 20:05, Bruant a écrit :

Face au mal qui atteint le corps dans son apparence ou ses capacités, que l'on soit homme ou femme, face à la maladie, il est difficile de trouver le courage de réinvestir sa vie. Vous mettez à nu d'une manière très émouvante - votre poème comportent des images très fortes - ce sentiment qui nous semble, quand il se présente à nous, bien trop grand pour être dépassé.

 

Le 02/10/2022 à 20:09, Nâau a écrit :

Oui Bruant , homme ou femme et enfant , il ressort de ces épreuves tant de grandeur et de beauté que les mots peinent à retranscrire !

 

Le 02/10/2022 à 20:33, Jeep a écrit :

Une réalité que je ne connais que trop bien. Compassion.

 

Le 03/10/2022 à 23:41, Daniel Muller-Ferguson a écrit :

Quand on aime il n'y a rien qui défigure l'amour ou le désir.

 

Le 04/10/2022 à 18:12, Martialis a écrit :

de tout coeur avec vous @Nâau

Merci à chacun d’entre vous !

Ce texte est resté dans l’ombre du cancer et du Covid masqué par une période où la vie nous présente des épreuves. C’est la première fois que je le mets « en lumière » merci infiniment pour vos retours simples , purs , touchants !

  • 2 semaines plus tard...
Posté(e)

 

Ce pourrait-être l’épi de la tendresse, une source de grâce, l’eau recueillie dans la paume d’un matin, un pâle soleil de brumes ... ce serait le lieu secret d’une caresse, d’une confession, peut-être ... d’une femme la majesté, si elle s’en pare, et le rivage des marées, le drapé des combats, partant, de la consolation ... et dedans le souffle, l’or, le cercle tellurique, et la fragilité de l’être sensible, l’immanence de la parole, et la dualité du soufre …

Mais je ne puis l’écrire, l’âme, le corps de la femme ; si déjà je savais lui parler ! alors, quand l’été s’en va tout seul …

Et je vous regarde toute dépouillée d’automne ouvrant votre nudité à la fluide lumière d’octobre ; je vous regarde comme un frère, comme un père, comme un amant, mendiant j’assiste muet à ce baptême ; et je vous en-visage belle en dignité de femme et liberté, cette pointe de douleur à l’abri de votre sourire … et votre volonté de jeter de belles poignées d’abondance à la vie !

Voilà peut-être ce que j’aurais aimé écrire au bas de votre poème ! … une fragilité de la beauté, l’apaisement … Mais ne l’ai pas osé ! … et je laisse crier l’automne et les oiseaux …

 

Modifié par O Salto

Posté(e)
  • Auteur
Le 18/10/2022 à 21:14, O Salto a écrit :

 

Ce pourrait-être l’épi de la tendresse, une source de grâce, l’eau recueillie dans la paume d’un matin, un pâle soleil de brumes ... ce serait le lieu secret d’une caresse, d’une confession, peut-être ... d’une femme la majesté, si elle s’en pare, et le rivage des marées, le drapé des combats, partant, de la consolation ... et dedans le souffle, l’or, le cercle tellurique, et la fragilité de l’être sensible, l’immanence de la parole, et la dualité du soufre …

Mais je ne puis l’écrire, l’âme, le corps de la femme ; si déjà je savais lui parler ! alors, quand l’été s’en va tout seul …

Et je vous regarde toute dépouillée d’automne ouvrant votre nudité à la fluide lumière d’octobre ; je vous regarde comme un frère, comme un père, comme un amant, mendiant j’assiste muet à ce baptême ; et je vous en-visage belle en dignité de femme et liberté, cette pointe de douleur à l’abri de votre sourire … et votre volonté de jeter de belles poignées d’abondance à la vie !

Voilà peut-être ce que j’aurais aimé écrire au bas de votre poème ! … une fragilité de la beauté, l’apaisement … Mais ne l’ai pas osé ! … et je laisse crier l’automne et les oiseaux …

 

Voici des paroles qui laissent au silence de leurs accueils au fond de mon âme de femme dont le corps a soudainement changé, transformer ce qui n’est plus dans un chemin de beauté que je prends plaisir à cueillir sur le bord de ce parcours, ce message et vos mots profonds remplis de respect, de compassion et d’amour … que dire de plus… rien…oui laissons « crier l’automne et les oiseaux » …puisque tout est à sa place….

je suis touchée par votre spontanéité et vos pensées belles et naturelles qui glissent sur vos mots  !

De tout mon cœur et corps éprouvé je vous remercie profondément O Salto !

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