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Promenons nous dans les bois ou Classe verte pour adultes

Featured Replies

Posté(e)

J'ai terriblement mal au ciboulot, un vrai guêpier mon ciboulot, les péripéties autant de sédiments mal dosés qui composent le sol. Un pas en avant, deux en arrière mais jamais les pieds joints. Dans l'attente d'une réponse, j'émets les pièces jointes pour charmer des jurys semblables aux castors communs.

 

Enfin, on veut de moi quelque part, plutôt de bois quelque part. Je me dirige tremblant vers une grande ville, réputée pour ses ponts. Je repars de zéro, je ne connais rien à ce terreau riche, vile fourmilière dans laquelle je suis ce pauvre étudiant. En prime, on ne s’intéresse à moi que lorsque je dis des choses peu communes.

 

J’amuse la galerie, images par images, ce faisant je me perds comme l’anti-héro du film. Je suis déraciné ; les prunelles fuyantes, les échanges misérables dans les transports en commun...

 

Le soir, la météo annonce des rafales de vent pour le matin, zone orange. Breton dans l'âme ça ne me freine pas, me réjouis même. Les situations banales m’effraient, de par le passé elles m’ont trahi. Une femme fatale me plaît mais son indifférence m'ébahi. Et l’écriture, que dire, j’ai épuisé la source de mes fantaisies nocturnes alors je peins.

 

Mes joues devenues aquarelles chassent le vernis au figuré. Cette année encore, je ne veux pas noyer mon chagrin tel un fugitif, j’attends seulement que la douleur prenne tout mon être pour cesser la châtaigne. Je tire ma force des proches qui font racines. La sève coule à flots, l'éloignement décime, je suis le support décarboné de maux doux.

 

Au lecteur : Combien d'arbres avez-vous recensé ?

Cliquer ici pour l'anti-sèche

Modifié par Uriel
retouches

  • Le titre a été modifié en Promenons nous dans les bois ou Classe verte pour adultes
Posté(e)

 Je dois être nulle  je n’ai repéré que quatre - non cinq je rectifie -arbres évoqués sous diverses formes…

 

(par contre aussi quelques petits soucis avec les verbes du troisième groupe 😁)

 

 

 

 

 

Modifié par Volute bleue

Posté(e)
  • Auteur

J'ai corrigé, une-deux boulettes, les plus évidentes, peut-être que c'est encore raté.

 

Merci @Volute bleue

 

Plus une question d'interprétation que de nullité à mon avis. Mais je suis curieux de voir d'autres réponses.

Posté(e)

Ça me rappelle un jeu des sept erreurs sur la Joconde : on ne voit pas le tableau de la même façon !

Tout ça pour dire que j'ai lu le poème deux fois, une fois pour le jeu (7, j'ai presque pensé 8 avec « je mets les pièces jointes » pour « mélèze » mais c'était un peu … perché !), une fois pour le poème, avec sa quête désordonnée du bonheur et de la (non-)reconnaissance.

Posté(e)

N'aurait-il pas été préférable d'écrire le texte en prose ?

Posté(e)
  • Auteur

@Eau de brume remarque très pertinente, j'ai écris d'un jet le fond il m'était même pas venu à l'esprit de faire ça or le texte s'apparente à un récit. Je tiens compte de toutes vos remarques.

Modifié par Uriel

Posté(e)

Des lecteurs très nombreux curieux. Ma lecture curieuse. Aussi.

Uriel, vingt ans et votre plume intuitive pousse vos mots devant.

A vingt ans, je n'avais que les mots que l'on me dictait par éducation, enseignement, sociabilité.

Vous essayez, vous tentez, vous vous lancez dès fois dans le vide.

Poésie, prose poétique ??? Prenez votre burin de sculpteur de sons, de rythmes, de sens, de vie.

Continuez, vous y trouverez votre joie et assurément la nôtre.

Posté(e)
  • Auteur

@Aubussinne Bonjour ! je pense que mes nombreuses retouches expliquent la "viralité" puisqu'un rafraîchissement se traduit par une vue (il faudrait que l'auteur ne compte pas). J'apprécie tout de même votre commentaire qui me touche vraiment. Il y a deux ans j'avais peur de m'ouvrir puisque c'était risquer le rejet aussi dans mon exutoire mais je me dis que ce n'est pas une compétition. L'intuition me caractérise beaucoup oui, même si je peux beaucoup retoucher. C'est ça d'avoir un questionnement existentiel très tôt, très pesant en bas âge quand on n'a pas les mots pour l'exprimer comme je fais aujourd'hui. Merci encore et votre éducation, si je peux me permettre, a donné bon fruit.

Modifié par Uriel

Posté(e)
Le 28/09/2022 à 04:29, Uriel a écrit :

J’amuse la galerie

Bonjour @Uriel, L'arbre cache la forêt. Bien sur le coté ludique (combien d'arbres? ) a aimanté l'attention.

Pour autant était-ce l'intêrét du texte? non car alors il se serait touvé dans la catégorie 'jeu'. Ce n'est pas le cas. 

Pour ma part je retiens le mal-être d'un étudiant-narrateur en plein questionnement  (un pas en avant, deux

en arrière); qui devra satisfaire 2 jurys, un sur le forum Ap, l'autre dans sa vie 'réelle' d'étudiant, confronté à une

vile ville (Paris?) où il se sent déraciné (j'ai préféré retenir dans la version antécédente 'l'éloignement décime'.)

Enfin on veut de moi quelque part-> il semblerait que dans certain contexte la qualité de son boulot ne suffise pas.

'j'amuse la galerie L'enjeu est de se conformer à ce qui l'entoure tout en restant lui-même au prix de quelque

subterfuge,' , Texte donc à plusieurs niveaux de lecture sur lequel il y aurait encore beaucoup à dire...  

Etoile🌟   

   

Posté(e)
  • Auteur

@Filae77 Hé non, c'est Lyon avec 34 ponts sur Le Rhône et La Saône. 37 pour Paris sur La Seine c'est vrai, sans oublier Strasbourg qui devance de loin avec une centaine. Ce qui est drôle, c'est que je trouve ce texte similaire à Tristesse sans que ce soit volontaire ; j'obtiens un diplôme, bac maintenant bac+2, ça m'ouvre de nouvelles portes (pas toutes) mais surtout ça bouscule mes habitudes. Je dois à nouveau faire valoir mes qualités et défauts, faire un choix concret, et suis donc confronté à moi même --> face à un système qui broie l'individu (castors). Dans cette épreuve, je peux moins compter sur mes racines qu'avant puisqu'éloignées (décime/des cimes), etc...

Le 30/09/2022 à 09:43, Filae77 a écrit :

L'arbre cache la forêt. Bien sur le coté ludique (combien d'arbres? ) a aimanté l'attention.

J'avoue que c'est inspiré du clip musical This is America (sensible s'abstenir) mais surtout La Fontaine

Modifié par Uriel

Posté(e)
Le 28/09/2022 à 04:29, Uriel a écrit :

J'ai terriblement mal au ciboulot, un vrai guêpier mon ciboulot, les péripéties autant de sédiments mal dosés qui composent le sol. Un pas en avant, deux en arrière mais jamais les pieds joints. Dans l'attente d'une réponse, j'émets les pièces jointes pour charmer des jurys semblables aux castors communs.

 

Enfin, on veut de moi quelque part, plutôt de bois quelque part. Je me dirige tremblant vers une grande ville, réputée pour ses ponts. Je repars de zéro, je ne connais rien à ce terreau riche, vile fourmilière dans laquelle je suis ce pauvre étudiant. En prime, on ne s’intéresse à moi que lorsque je dis des choses peu communes.

 

J’amuse la galerie, images par images, ce faisant je me perds comme l’anti-héro du film. Je suis déraciné ; les prunelles fuyantes, les échanges misérables dans les transports en commun...

 

Le soir, la météo annonce des rafales de vent pour le matin, zone orange. Breton dans l'âme ça ne me freine pas, me réjouis même. Les situations banales m’effraient, de par le passé elles m’ont trahi. Une femme fatale me plaît mais son indifférence m'ébahi. Et l’écriture, que dire, j’ai épuisé la source de mes fantaisies nocturnes alors je peins.

 

Mes joues devenues aquarelles chassent le vernis au figuré. Cette année encore, je ne veux pas noyer mon chagrin tel un fugitif, j’attends seulement que la douleur prenne tout mon être pour cesser la châtaigne. Je tire ma force des proches qui font racines. La sève coule à flots, l'éloignement décime, je suis le support décarboné de maux doux.

 

Au lecteur : Combien d'arbres avez-vous recensé ?

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Un texte riche porté par vos émotions à l’état pur où l’on ressent la fragilité  du déracinement et la force qu’il procure à travers vos « mots doux » et sensibles ! Bravo !

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