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Labours d’automne

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

labours.thumb.jpg.906023335a62c8e6734639d88973120e.jpg

 

Une paire de bœufs attelée au timon

Les naseaux écumants sous l'effort convié

Emporte la charrue alors que le bouvier

S'accote sur le coutre* et creuse le limon.

 

Le soc forge un chemin s'allongeant vers les monts

Heurte-t-il une pierre, il ne doit obvier,

L'étincelle jaillît toujours sans dévier

Le labour qui du sol ravive le poumon.

 

Et quand le paysan s'éloigne de sa terre,

Se trainent dans le vent les feuilles au parterre,

De l'automne, l'hiver a franchi la frontière.

 

La neige a tout couvert de son manteau fragile,

Les sillons entrouverts ont baissé leurs paupières,

La glèbe, du printemps, murmure les vigiles…

 

(Tarentaise, le 23 septembre 2022)

 

 

 

  • Partie tranchante du soc d'une charrue.
  • Illustration : Collection du Musée national des beaux-arts du Québec : Walker, Horatio : Homme et bœufs au labour (1892)
Posté(e)

Une très belle évocation poétique des durs travaux d'antan. Et un hymne à la beauté et à la richesse foisonnantes de la langue française. Merci et bravo !

Posté(e)

Pour une fois que la mélancolie ne s'imprime pas dans les vers d'automne ! Votre poème a quelque chose de reposant malgré la dureté du labeur. Et comme la terre nous attendons le printemps.

Posté(e)
il y a 59 minutes, Tarentaise a écrit :

Et quand le paysan s'éloigne de sa terre,

Se trainent dans le vent les feuilles au parterre,

De l'automne, l'hiver a franchi la frontière.

l'automne serait-elle la saison la plus courte ? Je ne sais ... Très beau poème, une fois encore, qui raconte avec grâce. 

Posté(e)
il y a une heure, Tarentaise a écrit :

La glèbe, du printemps, murmure les vigiles…

 

superbe évocation du travail de la terre, de la glèbe, par les "glébeux" que nous sommes... 

Posté(e)

@Tarentaise

 

Un vrai régal ! et Hop ! c'est super top.

Posté(e)

Les bœufs et la neige dans les champs : deux spectacles qui deviennent rares…

Vos vers louent le labour, ceux de terre… jamais.

L'illustration me rappelle les tableaux de Rosa Bonheur.

Posté(e)

Un tableau de Millet.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

De très beaux vers, Tarentaise ! La précision est toujours remarquable en vos vers, outre la beauté des images.

Posté(e)

La poésie toujours alliée à un grand sens de l observation.

Posté(e)
Le 24/09/2022 à 09:12, Tarentaise a écrit :

La neige a tout couvert de son manteau fragile,

Les sillons entrouverts ont baissé leurs paupières,

La glèbe, du printemps, murmure les vigiles…

C'est vraiment magnifique. Ce tercet honore cette poésie rustique.

Bravo!

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Les travaux et les champs... dans une version impeccable. Poète et paysan font de la belle ouvrage.

Posté(e)

J'ai beaucoup aimé ce poème

Posté(e)
Le 24/09/2022 à 09:12, Tarentaise a écrit :

labours.thumb.jpg.906023335a62c8e6734639d88973120e.jpg

 

Une paire de bœufs attelée au timon

Les naseaux écumants sous l'effort convié

Emporte la charrue alors que le bouvier

S'accote sur le coutre* et creuse le limon.

 

Le soc forge un chemin s'allongeant vers les monts

Heurte-t-il une pierre, il ne doit obvier,

L'étincelle jaillît toujours sans dévier

Le labour qui du sol ravive le poumon.

 

Et quand le paysan s'éloigne de sa terre,

Se trainent dans le vent les feuilles au parterre,

De l'automne, l'hiver a franchi la frontière.

 

La neige a tout couvert de son manteau fragile,

Les sillons entrouverts ont baissé leurs paupières,

La glèbe, du printemps, murmure les vigiles…

 

(Tarentaise, le 23 septembre 2022)

 

 

 

  • Partie tranchante du soc d'une charrue.
  • Illustration : Collection du Musée national des beaux-arts du Québec : Walker, Horatio : Homme et bœufs au labour (1892)

« L'étincelle jaillît toujours sans dévier

Le labour qui du sol ravive le poumon »

vous avez exprimé ce lien normalement harmonieux entre l’homme et la terre, ce respect pour le vivant qui avec notre technologie creuse de si profonds sillons que rien ne peut y survivre !

Merci Tarentaise !

Posté(e)

Vous avez ressuscité l'image furtive de mon grand père . Merci.

  • 3 mois plus tard...
Posté(e)

Très beau texte dans une langue parfaitement maîtrisée et qui rend vivant un travail de la terre qui ne se pratique plus ainsi dans nos contrées. 

Les images sont rudes comme le labeur décrit dans les quatrains cependant que les tercets se mettent au rythme des saisons. Un sonnet d'artisan.

Le 24/09/2022 à 09:12, Tarentaise a écrit :

Le soc forge un chemin s'allongeant vers les monts

Heurte-t-il une pierre, il ne doit obvier,

L'étincelle jaillît toujours sans dévier

Le labour qui du sol ravive le poumon.

 

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