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L'absence

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Quand le corps s'absente

Dans la semblance du jour

 

Que la pensée se liquéfie

Dans les larmes du silence

 

Les mots se fondent en sa chair

Où ils enfouissent leurs âmes

 

La pensée  s'effraie enchaînée

A ce corps qui ne saurait obéir

 

Elle voudrait crier des mots

Qui se délitent avant de naître

 

Ses lèvres sont cousues avec les peurs

Enlacées aux secondes qui pleurent

 

Ses battement griffent le silence

Qui emmure son âme distendue

 

La lumière infiltre sa peau

Dans l'irréalité naissante

 

Ses pas se noient dans la lumière

Eclaboussant le jour nouveau

 

L'oubli déploie ses ailes d'ombre

Dans le ciel évanoui

Modifié par Sophie

Posté(e)

Une belle poésie de l'entre-deux (veille-sommeil) et l'exploration de cet état de conscience si particulier, qui convoque autant les ombres que les lumières, les peurs que les joies…

Posté(e)
  • Administrateur

Je rejoins le commentaire de @Panicaut. Votre poème nous emmène entre deux eaux, dans un état intermédiaire où nous ne savons plus trop si nous nous situons dans l'éveil ou le sommeil.

Posté(e)

Une sorte de somnolence où l'absence prend toute la place. 

Posté(e)

Beaucoup d'émotion ressort de votre poème où l'esprit se perd dans un état intermédiaire. J'y ai vu une angoisse face à l'inconnu, face à une situation non maîtrisée.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Belle description clinique et poétique d’un état de sidération.

Posté(e)

C'est cet "imprécis" dont parlais Verlaine. La poésie se fait diffuse, poreuse et vaporeuse.

Posté(e)

Description assez effrayante de l’ «absence» …et o combien juste .

 

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Absence ou présence dont on attend tellement qu’elle ne peut satisfaire notre soif…

 

Posté(e)

@Sophie

 

J'ai apprécié, mais attention au réveil brutal ! Et hop ! au top.

Posté(e)
Il y a 23 heures, Sophie a écrit :

Quand le corps s'absente

Dans la semblance du jour

 

Que la pensée se liquéfie

Dans les larmes du silence

 

Les mots se fondent en sa chair

Où ils enfouissent leurs âmes

 

La pensée  s'effraie enchaînée

A ce corps qui ne saurait obéir

 

Elle voudrait crier des mots

Qui se délitent avant de naître

 

Ses lèvres sont cousues avec les peurs

Enlacées aux secondes qui pleurent

 

Ses battement griffent le silence

Qui emmure son âme distendue

 

La lumière infiltre sa peau

Dans l'irréalité naissante

 

Ses pas se noient dans la lumière

Eclaboussant le jour nouveau

 

L'oubli déploie ses ailes d'ombre

Dans le ciel évanoui

Le ressenti de « l’absence » est si subtilement évoqué que votre poème sublime naturellement par la seule évocation des pensées puisées au fond de votre cœur ! Magnifique !

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci @Panicaut, @Eathanor, @Joailes, @Bruant, @Mercoyrol, @Jeep, @Rob Tadoussac, @Volute bleue, @Tarentaise, @Marc Hiver et @Nâau pour  vos commentaires très intéressants. Il est vrai que ces vers peuvent paraître effrayants et se prêtent à diverses interprétations. Toutes vos interprétations sont recevables, même si celle qui sous-tend ce texte n' a pas été approchée. Je pense que ce serait Bruant qui s'en rapprocherait le plus, cependant.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

De beaux distiques pour dire l'indisponibilité du corps.

  • 3 mois plus tard...
Posté(e)

Cette "Absence" à soi-même est assez impressionnante tant elle poursuit au-dehors (le corps) et au-dedans (les pensées) celui ou celle qui la subit. J'ai pensé à une sorte de comas qui serait paradoxalement conscient. 

Surtout les strophes suivantes qui m'ont beaucoup touché

Le 17/09/2022 à 17:23, Sophie a écrit :

Elle voudrait crier des mots

Qui se délitent avant de naître

 

Ses lèvres sont cousues avec les peurs

Enlacées aux secondes qui pleurent

 

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