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Accents poétiques

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Cheval sourcier

Featured Replies

Posté(e)

Cheval sourcier

 

Pour elle … !

pour elle j’aurais dévalé

l’Himalaya

tiré mes moutons à travers

les savanes brûlée

j’aurais traversé le fleuve par le gué

crocodiles sous la montée des eaux

couru entre les ruines    les lignes bleues

les interdits    me perdre haleine

et à l’orange le dernier feu 

j’aurais sauté entre ses bras

nu flamboyant – deux minutes d’avance !

et je l’aurais déshabillée

avant qu’elle me prie 

et nous aurions roulé pelles et gamelles 

dans les vagues

jusque l’île illusion 

bourrée de figues et de jasmin

et nous aurions construit un village

avec de la toile des vers et des pinceaux

dans les oiseaux dans les roseaux

des gens de toutes aquarelles 

et du soleil et de la pluie si fine

et des pleurs et des rires

et des pierres et des cris

des grilles des marchants

des bateaux des avions

des canons de belles filles

et des jaloux des voleurs

des menteurs des prosélytes 

et des imprécateurs

des pauvres et des riches

plein de pauvres jusqu’au plafond

à la conquête d’autres îles … !

 

Je suis seul à l’éteule 

près des vieilles femelles 

tout habillées de rêve

sur la terre dénudée

à regarder le vent-meunier 

ritourner mes chansons

comme un vieux cheval

à regarder au loin remonte l’eau

reste ô mon âme ma fourbure !

cette voix étendue au soleil à sécher

comme un drap se déchire

sous les coups de tabac

des saisons et leurs grues

passer la carriole des gitans

quand elle danse dans ses yeux

c’est le moment que je préfère

et le ciel est rempli d’hirondelles

dans cette foule je l’ai perdue

 

Pour elle … !

je grimperais l’Himalaya !

 

 

 

 

Posté(e)

Eh oui mais …

 

Emportés par la foule qui nous traîne, nous entraîne
Nous éloigne l'un de l'autre, je lutte et je me débats
Mais le son de ma voix s'étouffe dans les rires des autres
Et je crie de douleur, de fureur et de rage et je pleure

 

😊

 

(la foule /a ngel Cabral / Enrique Dizeo)

Posté(e)

Que de belles images dans cette ascension j'en suis toute (es)soufflée ...  

Posté(e)

Sans doute le discours d'Adam à Eve, avant le sortie du jardin. 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

J’ai ressenti une rupture entre les deux strophes, la seconde me paraissant plus poétique, mais il faut plusieurs étapes pour arriver au sommet.

Posté(e)

Oui, 

pour elle j’aurais dévalé l’Himalaya 

puis

pour elle je grimperais l Himalaya 

 

Les deux éventualités séparées  par «  je suis seul..» qui concrétise la situation perdue …mais peut être garde t il néanmoins l’espoir ..

 

Posté(e)
  • Administrateur

J'ai eu un grand plaisir à vous relire @O Salto

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Bel élan poétique et passionnel!

Posté(e)

J'aime bien et quelle énergie, oui je crois maintenant que l'amour peut soulever des montagnes

c'est superbe

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Pourquoi "cheval sourcier " sont-ils apposés ? Est-il possible d'avoir quelques éclaircissements? Le débit de vos mots est impressionnant, O Salto. Je rejoins les commentaires précédents.

Posté(e)

Je suis fan. Que dire de plus? Un univers magique jaillit de ta plume mon ami. A chaque fois tu me fais le coup.!  A lire et à relire lorsque les muses ont des mi-graines.

Pure merveille.

Posté(e)

Sur une musique de Dave Brubeck, Take Five, ça envoie ! (je fais aussi le lien avec Nougaro, À bout de souffle)

Ce texte a la puissance d'une écriture automatique, comme celle de Cocteau et des surréalistes.

Posté(e)

Je n'aime jamais autant la poésie quand l'enjeu du poème est le langage lui même. Bravo !

Posté(e)

@O Salto

 

Good, very good. Et hop ! au top.

  • 1 mois plus tard...
Posté(e)
  • Auteur

 

Merci pour votre passage au bas de ces mots depuis longtemps dépassés ! On court, on court en poésie comme on court en amour, on n’est jamais rassasié de la vie qu’à la dévorer comme on dévore sa propre écriture qu’on croyait réinventée jusqu’au ressassement, jusqu’au dégoût, le poème qu’on voulait partager, parce qu’on aimait et que ça semblait évident d’aimer, l’amour, la vie, les mots, la communauté des amoureux de la vie des mots, poètes ci-devant de soi devenus !

 

Merci donc @Volute bleue, @Joailes, @Zanoni, @Jeep, @Eathanor, @Thy Jeanin, @Bruant, @Cisco, @Sophie, @Frédéric Cogno, @Panicaut, @Daniel Muller-Ferguson, @Marc Hiver, @Martialis, @Tarentaise … vos commentaires en plein, en creux, ou par défaut me disent un peu  votre musique !

Et j’ai une pensée particulière pourtoi, Frédéric !

 

Pourquoi, Sophie, "cheval sourcier" … Est-ce à plonger le regard dans le regard du cheval " un vieux cheval, à regarder au loin, remonte l’eau " mais ce n’est pas une réponse, je sais ; disons alors que c’est une reconnaissance sensible, sensorielle, de la mansuétude puisée à cette profondeur … Il y a un beau poème de Nikolaï Zabolotski : "le visage du cheval" . La fin de mon texte trahit sûrement mon admiration pour le film de Béla Tarr, "Le Cheval de Turin" ! Sur mes prairies pâturent des chevaux … Va bien, Sophie.

 

 

Posté(e)

Pour elle, entre les pages des livres, elle grandit et toujours sur la table du chevet un livre ouvert. Merci pour cette valse avec le vent, du brin d'herbe jusqu'à la pointe d'un nuage.

  • 1 mois plus tard...
Posté(e)

Des trouvailles en cascades dans ce poème où foisonnent les déclarations, les mots d'amour, les mots tout courts. 

Quelle richesse de sensations ici offertes. Tous les éléments et les êtres vivants, le cheval en symbole (et sa "fourbure" attribuée à l'âme, un peu cahotante du coup) , participent de l'amour du poète.

De la belle ouvrage. Bravo.

Le 16/09/2022 à 01:22, O Salto a écrit :

Je suis seul à l’éteule 

près des vieilles femelles 

tout habillées de rêve

sur la terre dénudée

à regarder le vent-meunier 

ritourner mes chansons

comme un vieux cheval

à regarder au loin remonte l’eau

reste ô mon âme ma fourbure !

 

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