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Le coeur échoué

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

vers libres ou rondeau, je ne parviens pas à choisir. Lequel préférez-vous? Je pourrai ainsi supprimer l'un des poèmes.

 

 

Où suis-je?

Elle se perd 

Dans la lumière bleue

Où voguent les alarmes

Suis-je déjà passé par ici? Et par là ?

La nuit glisse sur sa peau

Pour étreindre son âme

Qui en vain essaie de fuir

 

Elle ne sait plus

Le lointain évanoui

Dans les algues maudites

Qui êtes-vous donc ?

Les filets pleurent des larmes de sang

Son rêve déteint dans les eaux

Où s'entretissent les échos

Des échos assourdissants

 

Que n'ai-je fui ces eaux ?

Lors se fragmentent ses pensées

Dans les éclats du jour absent

Dans le ballet des cieux

Où s'ébat le temps

Sur les ondes froissées

Les vagues cinglant son corps

Elle ne peut sa faim taire

 

Sur le rivage moribond

Elle rêve l'océan

Le soleil noir se noie sous ses paupières

Où git son coeur échoué

Dans les larmes de sel

Nulle plaie, semble-t-il 

Seule son âme vaincue

Que reste-t-il ?

 

 

Dans le ballet de l'éther incendiaire,

Les clartés glissent le long de sa peau

Pour de son âme étreindre les sanglots,

Se noyant dans le drap bleu de la mer

 

Dans l'indicible lumière, elle se perd

Où sur son flanc, voguent les oripeaux

Du ciel, déchiquetés par les échos

Dans le ballet de l'éther incendiaire

 

Le lointain évanoui s'éteint dans les eaux

Où se débattent les larmes amères,

Dans les vagues cinglant son corps austère,

Les clartés glissent le long de sa peau

 

Sur les ondes froissées par la lumière

Se fragmente le temps en adagio

Où s'entretissent les peurs à la mer

Pour de son âme étreindre les sanglots

 

Le soleil noir se noie sous ses paupières

Où git, ensablé son coeur indigo

Nulle plaie seule son âme en lambeaux

Se noyant dans le drap bleu de la mer

Dans le ballet de l'éther

 

 

Cinq pour cent des dauphins de la mer morte ont déjà échoué sur les côtes, leur oreille interne détruite en raison de la présence massive des navires de guerre. Ce sont des victimes collatérales de la guerre.

 

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Ne supprimez rien @Sophie, les deux parties du poème sont très bien et l’explication finale les éclaire de façon émouvante.

Posté(e)

Chère @Sophie  pourquoi vouloir publier les deux en même temps ?  ils sont très bien l'un et l'autre ! 

Il y a 7 heures, Sophie a écrit :

Suis-je déjà passée par ici? Et par là ?

Non mais vous avez bien fait de venir 😄

Posté(e)

Il est très difficile de choisir quand les deux versions sont bonnes. Par contre, le fond m'interpelle : le bouleversement de la nature qui saute aux yeux de tous côtés ... et qui fait peur pour la génération à venir. Et il y a tellement de façons de le dire !

 

Modifié par Joailes

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Les deux versions me parlent infiniment, mais peut-être que le rondeau le fait avec encore plus de musicalité tandis que les dauphins n’entendront plus rien…

Posté(e)

Belle réflexion traduite en magnifiques images. Ne désespérons pas , la nature fait ce qu'elle doit faire et sait où elle veut aller;  Ce qui n'est pas, semble-t-il, le cas de l'humanité.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Le 09/08/2022 à 11:32, Jeep a écrit :

Ne supprimez rien @Sophie, les deux parties du poème sont très bien et l’explication finale les éclaire de façon émouvante.

 

Le 09/08/2022 à 18:32, Volute bleue a écrit :

Chère @Sophie  pourquoi vouloir publier les deux en même temps ?  ils sont très bien l'un et l'autre ! 

Non mais vous avez bien fait de venir 😄

 

Le 09/08/2022 à 20:51, Bruant a écrit :

Je pense également que les deux poèmes méritent d'être conservés. Cependant, je trouve la version en vers libre plus bouleversante. Mais ce n'est là qu'un ressenti personnel. La brièveté des vers, peut-être, ou ces interrogations permanentes qui créent un climat de tension, d'angoisse. Aussi le fait d'avoir eu recours à une la première personne. Avec tout ça, nous ne devons pas vous aider beaucoup à prendre votre décision, n'est-ce pas ?

 

Il y a 23 heures, Joailes a écrit :

Il est très difficile de choisir quand les deux versions sont bonnes. Par contre, le fond m'interpelle : le bouleversement de la nature qui saute aux yeux de tous côtés ... et qui fait peur pour la génération à venir. Et il y a tellement de façons de le dire !

 

 

Il y a 16 heures, Tarentaise a écrit :

Les deux versions me parlent infiniment, mais peut-être que le rondeau le fait avec encore plus de musicalité tandis que les dauphins n’entendront plus rien…

 

Il y a 9 heures, Zanoni a écrit :

Belle réflexion traduite en magnifiques images. Ne désespérons pas , la nature fait ce qu'elle doit faire et sait où elle veut aller;  Ce qui n'est pas, semble-t-il, le cas de l'humanité.

Merci infiniment @Jeep, @Volute bleue, @Bruant, @Joailes, @Tarentaiseet @Zanonipour vos retours. Je m'apprêtai à en supprimer un mais à la lecture de vos commentaires, je me ravise, Jeep. Vous avez indéniablement raison. Pourquoi avoir publié les deux en même temps, Volute bleue? Pour ne pas vous lasser, sans nul doute !

Je vous rejoins tout à fait Bruant quant à l'émotion. Elle me semble plus prenante dans la première version. La deuxième version est plus aboutie quant à la forme. J'aime la musicalité du rondeau comme vous le dites si bien , Tarentaise. 

Espérons en la résilience de la nature, Zanoni. L'homme est son pire ennemi.

Les bouleversements de la nature sont inquiétants, Joailes d'autant plus que les choses semblent s'accélérer. Cela a le mérite de faire prendre conscience et surtout d'anéantir les discours de ceux qui prétendaient que le réchauffement climatique était un leurre.

Merci @Illizet @Martialispour votre lecture et votre étoile.

Posté(e)
Le 09/08/2022 à 10:47, Sophie a écrit :

vers libres ou rondeau, je ne parviens pas à choisir. Lequel préférez-vous? Je pourrai ainsi supprimer l'un des poèmes.

 

 

Où suis-je?

Elle se perd 

Dans la lumière bleue

Où voguent les alarmes

Suis-je déjà passé par ici? Et par là ?

La nuit glisse sur sa peau

Pour étreindre son âme

Qui en vain essaie de fuir

 

Elle ne sait plus

Le lointain évanoui

Dans les algues maudites

Qui êtes-vous donc ?

Les filets pleurent des larmes de sang

Son rêve déteint dans les eaux

Où s'entretissent les échos

Des échos assourdissants

 

Que n'ai-je fui ces eaux ?

Lors se fragmentent ses pensées

Dans les éclats du jour absent

Dans le ballet des cieux

Où s'ébat le temps

Sur les ondes froissées

Les vagues cinglant son corps

Elle ne peut sa faim taire

 

Sur le rivage moribond

Elle rêve l'océan

Le soleil noir se noie sous ses paupières

Où git son coeur échoué

Dans les larmes de sel

Nulle plaie, semble-t-il 

Seule son âme vaincue

Que reste-t-il ?

 

 

Dans le ballet de l'éther incendiaire,

Les clartés glissent le long de sa peau

Pour de son âme étreindre les sanglots,

Se noyant dans le drap bleu de la mer

 

Dans l'indicible lumière, elle se perd

Où sur son flanc, voguent les oripeaux

Du ciel, déchiquetés par les échos

Dans le ballet de l'éther incendiaire

 

Le lointain évanoui s'éteint dans les eaux

Où se débattent les larmes amères,

Dans les vagues cinglant son corps austère,

Les clartés glissent le long de sa peau

 

Sur les ondes froissées par la lumière

Se fragmente le temps en adagio

Où s'entretissent les peurs à la mer

Pour de son âme étreindre les sanglots

 

Le soleil noir se noie sous ses paupières

Où git, ensablé son coeur indigo

Nulle plaie seule son âme en lambeaux

Se noyant dans le drap bleu de la mer

Dans le ballet de l'éther

 

 

Cinq pour cent des dauphins de la mer morte ont déjà échoué sur les côtes, leur oreille interne détruite en raison de la présence massive des navires de guerre. Ce sont des victimes collatérales de la guerre.

 

 

« Le cœur échoué «  Sophie, je me suis perdue avec vous dans l’Onde invisible de vos mots qui transpercent nos cœurs sensibles à tout le Vivant qui meurt de nos horreurs ! ( pollution, guerre, exploitation)

De tout cœur : Merci 🙏 

Posté(e)

J'ai une dilection particulière pour le rondeau... Très élégant.

Posté(e)

Les deux versions sont sublimes. Sauf que, pour moi, les vagues délicieusement rythmées du rondeau s'apprêtent mieux aux interminables pérégrinations du dauphin.

En tout cas, merci d'avoir livré un poème (deux!) qui émeut.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Comment choisir quand tout est bon et pourquoi choisir quand la cause est juste?

  • 2 mois plus tard...
Posté(e)

Deux très beaux texte sous deux belles formes. En revanche, sans l'explication finale, je prenais ce "cœur échoué" pour une triste histoire d'amour finissant mal (comme le chantaient les deux autres). La subtilité des vers est émouvante et je retiens une strophe pour l'un et une strophe pour l'autre.

 

Le 09/08/2022 à 10:47, Sophie a écrit :

Sur le rivage moribond

Elle rêve l'océan

Le soleil noir se noie sous ses paupières

Où git son coeur échoué

Dans les larmes de sel

Nulle plaie, semble-t-il 

Seule son âme vaincue

Que reste-t-il ?

 

Le 09/08/2022 à 10:47, Sophie a écrit :

Sur les ondes froissées par la lumière

Se fragmente le temps en adagio

Où s'entretissent les peurs à la mer

Pour de son âme étreindre les sanglots

Et j'isole ce vers assez bouleversant : "Où s'entretissent les peurs à la mer". Une réussite !

Modifié par Bollinger

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