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Quelques pas vers la mer

Featured Replies

Posté(e)

Il a marché sur la plage, marché, marché, marché, pieds nus sur le sable. Retrouver la sensation première. L’eau faisait des clapotis incessants, des aller-et-venue rassurants, comme une naissance sans cesse recommencée, enfin retrouvée.

Avez-vous déjà tenté de courir sur du sable ? Sur un sable fin et profond dans lesquels les pieds s’enfoncent ? On s’épuise, on a la sensation de faire du sur place, de disparaître dans des sables mouvants, de se faire engloutir, de mourir là.

Il vaut mieux choisir un sable mouillé, bien plat, dur comme de la glace.

 

Les questions demeurent : si on marche seul sur la plage qui tient l’objectif ?

Qu’est-ce qui fait qu’il retrouve cette sensation première ? Est-ce vraiment lui ou sa compagnie, celui ou celle qui le devance ?

Quand on court derrière quelqu’un on a forcément un temps de retard. On risque de s’épuiser, surtout si l’épreuve est longue. Avoir de l’endurance est un avantage quand on est en tête mais c’est plutôt un facteur d’usure quand on court toute sa vie durant derrière quelque chose ou quelqu’un.

Il faut avoir une dose suffisante d’espoir pour tenir sur la longueur une telle course désespérée.

 

La plage le renvoyait toujours à la limite de l’eau et de la terre, de la non-existence et de la vie, de la naissance et de la mort

C’est toujours un chemin qu’on fait un jour en sens inverse.

Comme le saut dans le vide qui renvoie à l’enfance.

Il y a des coïncidences fortuites et d’autres survenues par défaut.

 

J’avais déjà accompagné quelqu’un le long des pierres, écoutant l’eau rouler, écoutant ses confidences et surtout ses silences. Des silences lourds de paroles.

Une poursuite qui ne dit pas son nom mais qui s’achève quand on rejoint la personne (une maladresse si elle avait envie d’être seule.)

Les personnes se confient toujours un peu même quand elles n’ont pas l’oreille souhaitée, la personne de confiance. Mais elles se confient encore plus quand cette personne est inconnue, un presque anonyme qu’elles ne reverront sans doute jamais.

Les déserts sont propices à ce genre de moment unique ou un être s’ouvre, même partiellement à un autre, où deux personnes se livrent, gratuitement et sans but parce qu’ils sont inspirés par la beauté du silence et du paysage.

 

Mais du jour de la plage, de ce jour-là, comme du premier qu’on appellera originel, on ne saura jamais rien, on ne saura plus jamais rien.

Les clichés nous interpellent toujours. On imagine tout un décor hors champ autour de cette petite fenêtre (pourquoi sont-ils venus ici, quels sont leurs liens, par quoi était-il habité à ce moment-là, tristesse, mélancolie, joie, sensation de bonheur, même ?)

Et aussi pourquoi l’autre personne a-t-elle pris ce cliché (pour le garder, pour « immortaliser l’instant » parce qu’elle le considérait unique ou intense ?) et pourquoi l’a-t-elle pris d’aussi loin ?

Autant de questions qui nous éloignent de celui qui en est l’objet.

Et pourquoi garde-t-on ce cliché de soi ? (pour celui ou celle qui l’a pris ou par narcissisme ?)

 

Enfant il détestait la mer, veule, futile et plane. Il préférait s’élever vers les sommets, se rapprocher de la pureté chère à son cœur.

On monte et ne descend jamais.

Sur la plage on naît et puis on meurt.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Les méandres du texte ne font pas oublier la première impression, celle du sable qui s’enfonce sous les pieds, qui empêche de rattraper la personne qui vous précède.La plage, métaphore de la vie.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

D'horizontalité en verticalité, pas sûr qu'on trouve des réponses dans notre piétinement existentiel.

Posté(e)

Aucune réponse aux questions posées pour ma part, sauf l'impression qui subsiste dans le sable mouvant ... mais au bout de la marche où l'on s'enfonce, il y a la mer ! 

Posté(e)
  • Auteur
Le 03/08/2022 à 06:34, Jeep a écrit :

Les méandres du texte ne font pas oublier la première impression, celle du sable qui s’enfonce sous les pieds, qui empêche de rattraper la personne qui vous précède.La plage, métaphore de la vie.

 

Merci l'ami. Vous m'avez fait découvrir dans ce texte ce que je n'avais jamais vu et qui est comme un fil conducteur.

On ne rattrape jamais la petite sirène bien qu'elle vous ai fait du charme. Elle vous échappe et les traces sur le sable s'effacent.

 

 

Le 03/08/2022 à 11:29, Thy Jeanin a écrit :

D'horizontalité en verticalité, pas sûr qu'on trouve des réponses dans notre piétinement existentiel.

 

Dans le sable meuble on fait du surplace, forcément. Et l'horizontalité renvoie à la fin.

 

 

Il y a 19 heures, Joailes a écrit :

Aucune réponse aux questions posées pour ma part, sauf l'impression qui subsiste dans le sable mouvant ... mais au bout de la marche où l'on s'enfonce, il y a la mer ! 

 

...qui renvoie à l'origine. Quel bel endroit.

Modifié par Le Hamster

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