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Accents poétiques

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Je ne peux pas tout

Featured Replies

Posté(e)

 

Je caresse le vivant pelage

des arbres centenaires

qui noircissent de leurs branches

les rondes lactées de l'air.

 

Et toujours cette odeur de terre

où l'eau manque, 

où les fougères flambent

comme désincarnées.

 

Je mange tout mon temps,

mes mots ne disent rien

que la vie de travers

et que les yeux qui tremblent.

 

Je ne peux pas tout,

le jour ne suffit pas

à mes pensées nomades,

et la nuit s'amenuise

en médiocres sommeils.

 

Je danse dans ma tête

affranchie des regards

et mon coeur tout de plomb

oeuvre au noir de mes peines.

 

Au bruissement des heures,

j'oppose mes phrasés sourds

qui s'ouvrent et se replient 

comme les feuilles sous le vent. 

 

 

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Je voulais citer quelques vers, mais c’est l’ensemble qui me séduit et à aucun moment je n’ai ressenti un phrasé lourd.

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 15 heures, Lina a écrit :

Et toujours cette odeur de terre

où l'eau manque, 

où les fougères flambent

comme désincarnées

Cette odeur de terre et ces fougères qui flambent,  magnifique et envoutante image de votre poème !

Posté(e)

Un thème qui me touche toujours, la terre, les odeurs, quand on sait regarder la nature elle est un poème à part entière

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Ces riches strophes donnent tout son sens à l'activité poétique.

Posté(e)
Le 27/05/2022 à 18:18, Lina a écrit :

 

Je caresse le vivant pelage

des arbres centenaires

qui noircissent de leurs branches

les rondes lactées de l'air.

 

Et toujours cette odeur de terre

où l'eau manque, 

où les fougères flambent

comme désincarnées.

 

Je mange tout mon temps,

mes mots ne disent rien

que la vie de travers

et que les yeux qui tremblent.

 

Je ne peux pas tout,

le jour ne suffit pas

à mes pensées nomades,

et la nuit s'amenuise

en médiocres sommeils.

 

Je danse dans ma tête

affranchie des regards

et mon coeur tout de plomb

oeuvre au noir de mes peines.

 

Au bruissement des heures,

j'oppose mes phrasés sourds

qui s'ouvrent et se replient 

comme les feuilles sous le vent. 

 

 

 

Le poème est une émotion qui «  ne peut pas pas tout » mais aide à libérer de l’espace pour souffler et votre poème est un souffle que l’on accueille à bras tendus !

Posté(e)

@Lina

 

Citation

Je ne peux pas tout

Moi non plus ! Hop ! et re-top.

 

  • 3 mois plus tard...
Posté(e)
Le 27/05/2022 à 18:18, Lina a écrit :

Je mange tout mon temps,

mes mots ne disent rien

que la vie de travers

et que les yeux qui tremblent.

Une strophe qui renvoie à bien des émotions souvent éprouvées par ceux et celles qui cherchent le mot précis et le vers qui parle. Mais parfois c'est l'inconsistance apparente qui construit la pensée. Votre poème le dit avec une belle maîtrise.

 

Le titre met en garde : on doit ferrailler avec l'imperfection...

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