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Epiphanie bienfaisante

Featured Replies

Posté(e)

La grande église de Wasselonne

Où tu avais tant de souvenirs

Heureux et malheureux

Où ton âme aimait se ressourcer

Où tu avais chanté

Si souvent, ardemment

Avec la chorale parfois bancale

Ta chère église de ton « Wassle » natal

T’accueillait pour la dernière fois.

 

Tout au bout de la nef

Ton cercueil fleuri

Aimantait les regards tristes

Embués de peine.

Le soleil de décembre

Dardait des rayons généreux

Jouait avec les vitraux ravis

En éclaboussant de leurs couleurs

Le vaste vaisseau religieux.

 

Le sublime et déchirant adagio

De la neuvième symphonie de Beethoven

T’accompagnait tendrement

Comme tu l’avais souhaité.

Cette musique contemplative

D’une douloureuse beauté

Monte dans l’âme captivée.

 

Soudain un ange a surgi

De nulle part

Un merle joyeux

Virevoltant dans l’air étonné

Jusqu’à frôler ton cercueil

Avec une délicatesse infinie.

Lui le chanteur élégant

Au récital si mélodieux

Tenait à te saluer

Toi la choriste passionnée.

Salut l’artiste !

 

« Faire entrer un peu de Dieu en soi

Comme il y a un peu de Dieu

Dans la neuvième de Beethoven »

Suggérait Etty Hillesum

Il y a aussi assurément

Un peu de Dieu

Dans la grâce vive et libre

Du merle messager rieur

A l’habit de jais

Et au bec jaune orangé.

 

Depuis ce jour mémorable

Et cette apparition inoubliable

A chaque fois qu’un merle survient

Au jardin ou au détour d’un chemin

Je ressens mystérieuse

Intense, presque palpable

Ton absence présence

Nimbée de bienveillance

Ma chère maman !

 

 

 

500681394_Aimeetfaiscequetuveux.png.0e8f748e6e2aba73746ebab6fb50baef.png

 

Maxime de Saint Augustin que Maman m'a transmise.

 

Modifié par Danivan

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Magnifique et touchante évocation. L'amour est ce lieu où la mort est abolie et la colombe n'est pas seule à y déposer des rameaux d'olivier.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un éloge funèbre tendre et musical d’une infinie beauté.

Modifié par Jeep

Posté(e)

Touchant poème, empreint d'espérance - de l'église de "Wasselnheim",

-ville d'Alsace ou j'ai "officié" 12 ans en qualité de Receveur du bureau de Poste.... 

Modifié par Martialis

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Très beau poème, Danivan ! Il est des signes célestes, sans nul doute ! Bel hommage en vos vers ! 

Posté(e)

C'est magnifique, @Danivan  et au-delà de la mort si mystérieuse,  du chagrin qu'elle sème, ce signe (un merle, en l'occurrence)  m'emplit d'une certaine alacrité ... 

Posté(e)
  • Auteur

Ainsi donc @Martialis, vous connaissez bien Wasselonne pour y avoir vécu 12 ans, sans doute dans le logement au-dessus de la poste, place de la Liberté. Le monde est parfois bien petit, comme on dit. La maison natale de ma mère est au 9, rue des Païens, en plein centre ville. C'est une maison alsacienne qui date de 1737. 😉

Posté(e)

Touchant et magnifique ! Ce poème est le plus bel éloge que l'on puisse faire à sa maman. Une grande tendresse, empreinte de respect ressort de ces vers.

Posté(e)
Il y a 11 heures, Danivan a écrit :

Ainsi donc @Martialis, vous connaissez bien Wasselonne pour y avoir vécu 12 ans, sans doute dans le logement au-dessus de la poste, place de la Liberté. Le monde est parfois bien petit, comme on dit. La maison natale de ma mère est au 9, rue des Païens, en plein centre ville. C'est une maison alsacienne qui date de 1737. 😉

Oui, en effet, le monde est petit…je garde un excellent souvenir de mon passage à Wasselonne. Effectivement nous avons habité le logement au dessus de la Poste …

Modifié par Martialis

Posté(e)
Le 13/05/2022 à 10:07, Danivan a écrit :

« Faire entrer un peu de Dieu en soi

C'est un passeport pour la poésie....

Magnifique et très émouvant poème. Ce texte mérite d'être lu à haute voix. J'adore.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Oui ce merle nous fait signe de la part de ceux qui ont aimé… Une magnifique lecture. Merci @Danivanet puis St Augustin avait bien raison !

Posté(e)

Je suis entré dans votre texte à reculons car je ne suis pas client des nefs et puis, peu à peu, vous avez su me saisir et m'offrir un grand moment de bien-être et d'apaisement devant la grande beauté que peuvent revêtir les sentiments humains. Merci.

Posté(e)

@Danivan

 

Good, very good. Et hop ! au top.

Posté(e)
  • Auteur

Thanks a lot @Marc Hiver

 

Et merci à vous tous, @Martialis, @Sophie, @Thy Jeanin, @Jeep, @Tarentaise, @Frédéric Cogno, @Illiz, @Joailes@Papy Adgioet @Mercoyrolpour vos lectures, commentaires, ressentis, partages, étoiles etc... !

  • 3 mois plus tard...
Posté(e)

Une ode à la mère disparue empreinte de tendresse et d'amour, de délicatesse et de ce petit mysticisme qui fait les absences moins difficiles. Beau poème.

 

Le 13/05/2022 à 10:07, Danivan a écrit :

Depuis ce jour mémorable

Et cette apparition inoubliable

A chaque fois qu’un merle survient

Au jardin ou au détour d’un chemin

Je ressens mystérieuse

Intense, presque palpable

Ton absence présence

Nimbée de bienveillance

Ma chère maman !

 

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