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Au cinquième jour du printemps (IV)

Featured Replies

Posté(e)

 

Puis, voici qu’à genoux, nos deux corps se rencontrent

Et s’immolent soudain nous alliant tout contre.

Comme un faon sous la biche, un soupir est venu

Exhalant des jasmins puis un râle ingénu,

Quand, fondant de désirs, du joug qui nous emprunte,

Nous nous sommes guidés jusqu’à l’ultime étreinte…

Me voilà transporté vers un autre rivage

Au cœur des naufragés qui n’ont plus de sillage.

Poussé par les vents chauds, je plonge et je dérive

Vers un gouffre élagué par les vagues captives.

Qui es-tu ? Où suis-je ? Où me mène ce couloir ?

Les eaux de pluies, de mer, du profond entonnoir

Réinventent plus loin les sources pour les chantres

Et jaillissent en chœur au soleil sur ton ventre.

Ô jardin des druides aux embruns de Honfleur !

Ils gambadent, ils jouent, espiègles cueilleurs,

Se disputant le gui et surtout cette perle

Sur ton nombril pâmé où mes assauts déferlent.

Je retrouve éperdu tes baisers plus féconds,

Eux aussi rescapés du troublant tourbillon.

Toujours couché sur toi, je m’élance et je glisse

Et ton corps me répond en hautbois de réglisse !

 

A suivre...

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une étreinte de feu dont on pressent l’apothéose, dans trois jours peut-être, le principe d’un feuilleton dont on admire la somptuosité et les images hardies.

Modifié par Jeep

Posté(e)

IV et puis V ..? Dommage d'avoir chiffré j'aurais aimé que ça ne finisse jamais ... 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Quand Eros est plus doué et plus lumineux encore qu'Apollon lui-même! Cette exploration de l'exultation sexuelle et de ses résonances au for intime est une splendeur. Bravo et merci, Frédéric!

Modifié par Thy Jeanin

Posté(e)
Le 04/05/2022 à 11:19, Frédéric Cogno a écrit :

 

Puis, voici qu’à genoux, nos deux corps se rencontrent

Et s’immolent soudain nous alliant tout contre.

Comme un faon sous la biche, un soupir est venu

Exhalant des jasmins puis un râle ingénu,

Quand, fondant de désirs, du joug qui nous emprunte,

Nous nous sommes guidés jusqu’à l’ultime étreinte…

Me voilà transporté vers un autre rivage

Au cœur des naufragés qui n’ont plus de sillage.

Poussé par les vents chauds, je plonge et je dérive

Vers un gouffre élagué par les vagues captives.

Qui es-tu ? Où suis-je ? Où me mène ce couloir ?

Les eaux de pluies, de mer, du profond entonnoir

Réinventent plus loin les sources pour les chantres

Et jaillissent en chœur au soleil sur ton ventre.

Ô jardin des druides aux embruns de Honfleur !

Ils gambadent, ils jouent, espiègles cueilleurs,

Se disputant le gui et surtout cette perle

Sur ton nombril pâmé où mes assauts déferlent.

Je retrouve éperdu tes baisers plus féconds,

Eux aussi rescapés du troublant tourbillon.

Toujours couché sur toi, je m’élance et je glisse

Et ton corps me répond en hautbois de réglisse !

 

A suivre...

 

Se « laisse guider jusqu’à l’ultime étreinte » voilà un désir où l’abandon des sens dans la chaleur de l’autre est si voluptueusement décrite !

Posté(e)

Je reviens sur ces sentes à rebrousse-chemin et je n'ai pas lu les quatre épisodes précédents, mais je retrouve ton sens délicat de la flamme et cette grande assurance qui me plaisent dans tes vers que je lève avec toi afin de saluer le retour des extases printanières ! Bravo Frédéric !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Je ne compte plus les chapitres, tant versets sont beaux ! Merci @Frédéric Cogno

Posté(e)

Puis, voici qu’à genoux, nos deux corps se rencontrent

Et s’immolent soudain nous alliant tout contre.    peu compréhensible et en désaccord avec l'élément liquide, dominant ensuite.

Comme un faon sous la biche, un soupir est venu

Exhalant des jasmins puis un râle ingénu,

Quand, fondant de désirs, du joug qui nous emprunte,  Euh...

 

Qui es-tu ? Où suis-je ? Où me mène ce couloir ? (rythme bancal)

Les eaux de pluies, de mer, du profond entonnoir

Réinventent plus loin les sources pour les chantres

Et jaillissent en chœur au soleil sur ton ventre. (?)

Ô jardin des druides aux embruns de Honfleur !

Ils gambadent, ils jouent, espiègles cueilleurs, (dysphonie ils gam ba de til etc.)

Se disputant le gui et surtout cette perle

Sur ton nombril pâmé où mes assauts déferlent.  (Le nombril ? C'est pervers, non ?)

 

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