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Le rat et l'étoile

Featured Replies

Posté(e)

Un rat vivait naguère dans les égouts de Paris

Le jour ne le voyait guère le noir lui était abri.

Son peuple tourmenté de l’humain avait peur

Et sa raison hantée fuyait le prédateur.

Il gardait en secret en brodé de prières

Le feu de l’amour vrai dentelé de lumière.

Vint un jour de terreur, peuple de dessous terre

Sans haine et plein de peur fut soudain privé d’air.

Le peuple de là-haut, le peuple supérieur

En semant le chaos éventra mille cœurs.

 

Un rat vivait naguère dans les égouts de Paris

Rescapé sans repère il misa sur la vie.

 

L’amour au petit jour le fit se relever

Le cœur à contre-jour, la raison cultivée.

Guidé par le soleil les jours emplis de doute

Les nuits de bons conseils sous la lune et sa route.

Il chemina sans trêve, claudiquant quelques fois

Jusqu’aux abords des rêves nourris par sa foi.

Les yeux poudrés d’étoile à même le dos du vent

Qui gonfle les grand-voiles, il toucha l’océan.

Passager clandestin une ile pour horizon

Esclave du destin il brava cent saisons.

 

Rescapé sans repère il misa sur la vie

Sans regarder derrière son cœur en charpie.

 

C’est qu’il en faut du temps pour atteindre son but

Et des pas méritants et des risques de chute.

Pour des rêves éteints quitte à mourir un jour

Il choisit le satin que compose l’Amour.

Il dormit bien souvent sous la voûte du ciel

Pour se sentir vivant aux côtés d’une belle

Son étoile suspendue à la voie lactée

Son âme éperdue et son cœur à côté.

Fort de ces répits il reprenait chemin

Ses espoirs aguerris pour de beaux lendemains.

 

Sans regarder derrière son cœur en charpie

Il oublia qu’hier est essence de vie.

 

Il prit le temps en otage, jouit des herbes folles

C’est vivant qu’on voyage sur les ailes d’Éole !

Son étoile toujours à son regard exposée

Attendait son Amour dans le silence composé.

Vint la nuit promise, nuit de pleine lune

Il posa ses valises aux pieds de sa brune.

Il attendit serein, sûr de son destin

Qu’apparaisse son sein pour le grand festin.

L’étoile s’était éteinte terrassée de chagrin

D’avoir rêvé l’étreinte de cœurs et de mains.

 

Chaque rêve évanoui éteint une étoile.

Le ciel chaque nuit ce secret nous dévoile…

 

 

 

 

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un voyage si long et se mettre la rate

En vain au court-bouillon pour l’amour d’une ratte!

 

Modifié par Jeep

Posté(e)
Il y a 18 heures, Iloa a écrit :

C’est vivant qu’on voyage sur les ailes d’Éole ! 

Bonjour @Iloa, merci pour ce texte mi conte mi fable philosophique. L'élément central choisi est un animal (comme souvent chez La Fontaine

et le temps est le passé simple) Structure narrative trés rigoureuse:  (10 vers + 2 vers inter strophes) x 4. Le 'liant' est astucieusement suggéré: le deuxième

vers de l'inter strophe rappelée dans l'inter strophe suivante (sauf dernière). Indépendamment du rythme et de l'esprit du texte, et indépendamment

de la fin 'triste' beaucoup de vers sont de vrais régals pour l'oreille.     

Etoile🌠   

Modifié par Filae77

Posté(e)

Un rat rendu sympathique que Jean de la Fontaine n'aurait pas renié ! 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Ce rat a choisi la raison et s'est fixé un idéal. Cela ne m'étonne pas: les rats sont "bêtes" intelligentes. C'est fou, d'ailleurs, comme nous n'en finissons pas de tirer d'eux des leçons. La Fontaine opinerait sans aucun doute et se régalerait. Moi itou.

Posté(e)
Le 01/05/2022 à 20:46, Iloa a écrit :

Un rat vivait naguère dans les égouts de Paris

 

Le jour ne le voyait guère le noir lui était abri.

 

Son peuple tourmenté de l’humain avait peur

 

Et sa raison hantée fuyait le prédateur.

 

Il gardait en secret en brodé de prières

 

Le feu de l’amour vrai dentelé de lumière.

 

Vint un jour de terreur, peuple de dessous terre

 

Sans haine et plein de peur fut soudain privé d’air.

 

Le peuple de là-haut, le peuple supérieur

 

En semant le chaos éventra mille cœurs.

 

 

 

Un rat vivait naguère dans les égouts de Paris

 

Rescapé sans repère il misa sur la vie.

 

 

 

L’amour au petit jour le fit se relever

 

Le cœur à contre-jour, la raison cultivée.

 

Guidé par le soleil les jours emplis de doute

 

Les nuits de bons conseils sous la lune et sa route.

 

Il chemina sans trêve, claudiquant quelques fois

 

Jusqu’aux abords des rêves nourris par sa foi.

 

Les yeux poudrés d’étoile à même le dos du vent

 

Qui gonfle les grand-voiles, il toucha l’océan.

 

Passager clandestin une ile pour horizon

 

Esclave du destin il brava cent saisons.

 

 

 

Rescapé sans repère il misa sur la vie

 

Sans regarder derrière son cœur en charpie.

 

 

 

C’est qu’il en faut du temps pour atteindre son but

 

Et des pas méritants et des risques de chute.

 

Pour des rêves éteints quitte à mourir un jour

 

Il choisit le satin que compose l’Amour.

 

Il dormit bien souvent sous la voûte du ciel

 

Pour se sentir vivant aux côtés d’une belle

 

Son étoile suspendue à la voie lactée

 

Son âme éperdue et son cœur à côté.

 

Fort de ces répits il reprenait chemin

 

Ses espoirs aguerris pour de beaux lendemains.

 

 

 

Sans regarder derrière son cœur en charpie

 

Il oublia qu’hier est essence de vie.

 

 

 

Il prit le temps en otage, jouit des herbes folles

 

C’est vivant qu’on voyage sur les ailes d’Éole !

 

Son étoile toujours à son regard exposée

 

Attendait son Amour dans le silence composé.

 

Vint la nuit promise, nuit de pleine lune

 

Il posa ses valises aux pieds de sa brune.

 

Il attendit serein, sûr de son destin

 

Qu’apparaisse son sein pour le grand festin.

 

L’étoile s’était éteinte terrassée de chagrin

 

D’avoir rêvé l’étreinte de cœurs et de mains.

 

 

 

Chaque rêve évanoui éteint une étoile.

 

Le ciel chaque nuit ce secret nous dévoile…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un très  joli poème comme un conte qui raconte notre vie qui si nous ne rêvons plus elle ne vaut pas la peine d’être vécue ! 

Posté(e)

Lecture à haute voix exigée ici. Quel joli poème.! De belles trouvailles poétiques pour aller bien plus loin que le champ philosophique. Bravo.

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