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La valse des pendus

Featured Replies

Posté(e)

Au bout d’une corde

Corps suspendus

Se détachent du ciel

Contrastes noirs sur l’azur nu

Insignifiants pour l’humanité cruelle 

Ombres filiformes 

 

Le vent doucement se lève 

Mouvement d’indignation 

Soufflant sur eux sa peine

Brise de vie

Briser la folie humaine 

De toutes ses exactions 

Le temps d’une dernière danse

Faire fi des potences

Tentative de résurrection 

 

Rien n’y fait…

L’ambiance lourde chargée de malaise

L’immobilité pour sidération 

Règne sur ce macabre spectacle 

Le poids de la barbarie en est l’obstacle 

Des acteurs qui se taisent…

Rien de léger ne peut ici demeurer 

Seul le silence est déclamation 

 

Brusquement le vent se met en rogne

Projetant sa colère en rafales

Bousculant la mort par intervalles 

Il souffle comme respire le vivant

Tentative désespérée 

C’est sur lui-même qu’il se cogne

Face à l’absurdité 

Et s’essouffle contre le néant 

 

Les Hommes ! Ceux de « l’autre camp »

Sourds aux tempos du vent

En toute loyauté 

Poursuivent leur funeste besogne 

Feignant qu’aux bouts des cordes

Ne se balance leur cruauté 

 

Soudain, les corps bougent 

Se mettent en mouvement 

Les pieds se touchent

S’entrechoquent par moments

Le bois grince

Il tente un rythme

L’espoir est mince 

De créer un isthme 

Pour un dernier lien, un ultime air

Une petite musique quoi ! Accompagner ces pauvres hères !

 

Un hommage posthume 

Et sentir un peu de vivant

Allons pour eux , une ode , un chant !

A tous ces piètres corps vêtus de sombres costumes 

Le vent se débat contre la violence

Le temps d’une dernière danse

Et offrir une autre chance

 

Même si l’espoir est ténu 

Simplement essayer

Eprouver si l’humanité a vraiment tout perdu

Par ses crimes répétés 

Le vent souffle encore et refuse de croire

Que de toute dignité elle s’est dépourvue 

 

Insufflant un peu de vie 

La Valse des pendus

Posté(e)

J'avoue que j'aime la longueur des poèmes, comme si ils ne pouvaient s'arrêter, pris dans la toile de leurs muses ... beaucoup de choses à dire, et la valse est sans fin. 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

« La pluie nous a débués et lavés,
Et le soleil desséchés et noircis.
Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais nul temps nous ne sommes assis
Puis çà, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charrie,
Plus becquetés d’oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre ! »

 

il y a une heure, Nâau a écrit :

Soudain, les corps bougent 

Se mettent en mouvement 

Les pieds se touchent

S’entrechoquent par moments

Le bois grince

Il tente un rythme

L’espoir est mince 

De créer un isthme 

Pour un dernier lien, un ultime air

Une petite musique quoi ! Accompagner ces pauvres hères !

 

 

Rivaliser avec François Villon, une gageure! Mais si votre texte véhicule moins d’émotion, @Nâau, il apporte une modernité et une indignation qui ne peuvent nous laisser indifférents.

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 11 heures, Nâau a écrit :

Le bois grince

Il tente un rythme

L’espoir est mince 

De créer un isthme 

Pour un dernier lien, un ultime air

Une petite musique quoi ! Accompagner ces pauvres hères !

Un des très beaux passages de votre poème... Merci @Nâau

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Des vers émouvants où la cruauté des hommes et l'indignation sont brillamment dépeintes en vos vers, Naau ! Bravo !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une très belle idée mise en vers, le vent contre la peine de mort, la protestation sourde des pendus et ce vent qui carillonne les corps pour réveiller notre humanité en berne: bravo!

Posté(e)
  • Auteur

Merci à chacun de vous Joailes, Jeep , Tarentaise, Sophie et Thy Jeanin pour vos partages avec vos commentaires uniques et singuliers en fonction de votre sensibilité et ressenti . La poésie est ce que nous avons au fond du cœur et elle surgit parfois malgré nous à travers des situations et des  mots et émotions véhiculées car elles ne peuvent rester dans l’ombre ! Et comme le cite Thy Jeanin via maître Lamartine : « il faut écrire comme on respire , parce qu’il faut respirer sans savoir pourquoi » ! C’est tellement cela ! Merci 🙏🏽 

Posté(e)

Vous avez choisi un sujet et une métaphore difficile à traiter, mais vous le faites avec brio. La scène que vous construisez dans l'esprit du lecteur à quelque chose de grandiose, qui mériterait une musique d'Ennio Morricone. Félicitations @Nâau

  • 3 semaines plus tard...
Posté(e)

Il y a le ciel, il y a la terre, il y a les pendus !

et votre tentative est méritante ! Mais me croirez-vous ?

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