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Et puis plus rien ...

Featured Replies

Posté(e)

 

 

Je me souviens d'un pays vert de gris

traversé par des chevaux de bois,

d'une rue qui n'existe pas

d'un violon qui pleure sous un porche, 

et d'une nuit d'effroi

 

c'était l'hiver, il faisait froid,

le ciel était sculpté d'albâtre

le dernier train était passé,

l'haleine saumâtre,

il avait sauté plus loin

mélange de chairs et de fer

 

et puis plus rien …

 

Je me souviens d'un pays rouge

traversé par des chevaux boiteux,

de rues qui n'existent plus,

de ce violon qui avait perdu son âme,

son archet prisonnier de l'enfer,

et de l'odeur d'une haleine infâme 

 

et puis plus rien …

 

Parfois je me souviens d'un pays bleu

traversé par des chevaux de bois,

d'une rue qui existe

et d'un violon d'amour heureux

 

je suis tellement triste

je referme les yeux

 

et puis plus rien …

 

(joailes – avril 2022)

 

Posté(e)

Ritournelle d'un bonheur qui fut,  puis s'enfuit, si vrai, si prenant.

Merci de ce partage.

Modifié par Margueritte Cèdre

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le rideau tombe sur les souvenirs imaginaires ou réels, mais la poésie reste bien présente.

Posté(e)

@Joailes

 

Une tristesse fantaisiste de bon aloi. Et hop ! au top.

Posté(e)
Il y a 12 heures, Joailes a écrit :

 

 

Je me souviens d'un pays vert de gris

traversé par des chevaux de bois,

d'une rue qui n'existe pas

d'un violon qui pleure sous un porche, 

et d'une nuit d'effroi

 

c'était l'hiver, il faisait froid,

le ciel était sculpté d'albâtre

le dernier train était passé,

l'haleine saumâtre,

il avait sauté plus loin

mélange de chairs et de fer

 

et puis plus rien …

 

Je me souviens d'un pays rouge

traversé par des chevaux boiteux,

de rues qui n'existent plus,

de ce violon qui avait perdu son âme,

son archet prisonnier de l'enfer,

et de l'odeur d'une haleine infâme 

 

et puis plus rien …

 

Parfois je me souviens d'un pays bleu

traversé par des chevaux de bois,

d'une rue qui existe

et d'un violon d'amour heureux

 

je suis tellement triste

je referme les yeux

 

et puis plus rien …

 

(joailes – avril 2022)

 

Vos vers ne trahissent malheureusement rien de la tragique réalité ! Votre poésie magnifie l’effroyable ! 

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 12 heures, Joailes a écrit :

Parfois je me souviens d'un pays bleu

traversé par des chevaux de bois,

d'une rue qui existe

et d'un violon d'amour heureux

Une lueur d'espoir se glisse entre l'archet et les cordes... Je voudrais l'entrevoir ! Merci  @Joailes

Posté(e)
  • Semeur d’échos

La vie est un voyage et nous en fait voir de toutes les couleurs. Heureux est-on quand il reste un coin de bleu dans notre mémoire. Adorable poème!

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une grande tristesse émerge de vos mots, Joailes. La résurgence des souvenirs en vos vers est magnifiquement dépeinte.

Posté(e)

Tout laisse une empreinte dans l'univers cosmique comme dans nos souvenirs. Tout peut revenir et nous pouvons revenir à tout.

Il n'y a de réalité que dans la conscience. Votre si beau poème en est l'illustration.

Posté(e)
  • Auteur

Merci infiniment pour vos retours @Margueritte Cèdre @Jeep @Marc Hiver @Nâau @Tarentaise @Thy Jeanin @Sophie @Zanoni @Danivan @Martialis parlants ou muets. 

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