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Noir

Featured Replies

Posté(e)

J'avais oublié qu'un jour pouvait être noir

noir comme un mensonge

comme les grimaces de la honte

comme un village sans fenêtres

sans lumière pour pardonner à la nuit

le sang brûlé de ses rivières

la tombe des étoiles filantes

les yeux de sa colère

et le désespoir d'un soleil

qui s'est perdu dans le brouillard

 

J'avais oublié la poussière sur ton visage

le masque des larmes à la limite du courage

et la laideur de la haine qui alourdit ta voix

quand défilent dans la neige

les pas sombres d'insectes sauvages

 

J'avais tout oublié ce jour-là

même la jeunesse des couleurs

quand le printemps ouvre ses bras

quand il fait beau sur la terre

parce qu'un rêve est vivant

que ses ombres sont en fleur

et qu'une main étrangère allume la lumière

quand il fait noir

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Noir, c’est noir, mais il y a de l’espoir.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Des images éloquentes émaillent vos vers, Eau de Brume. Une toile surréaliste émerge de vos mots. Et pourtant... Bravo !

Je pense également à un tableau de Hans Hartung de 1967 où un rayon de soleil semble pourfendre l'obscurité.

Modifié par Sophie

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Oublier et puis se souvenir encore…

Posté(e)

Ah ! les docteurs Folamour. Et hop ! au top.

Posté(e)

Un vieux proverbe africain dit "on ne peut peindre du blanc sur du blanc, ni de noir sur du noir. Chacun a besoin de l'autre pour se révéler."

Posté(e)
Il y a 2 heures, Eau de brume a écrit :

J'avais oublié qu'un jour pouvait être noir

noir comme un mensonge

comme les grimaces de la honte

comme un village sans fenêtres

sans lumière pour pardonner à la nuit

le sang brûlé de ses rivières

la tombe des étoiles filantes

les yeux de sa colère

et le désespoir d'un soleil

qui s'est perdu dans le brouillard

 

J'avais oublié la poussière sur ton visage

le masque des larmes à la limite du courage

et la laideur de la haine qui alourdit ta voix

quand défilent dans la neige

les pas sombres d'insectes sauvages

 

J'avais tout oublié ce jour-là

même la jeunesse des couleurs

quand le printemps ouvre ses bras

quand il fait beau sur la terre

parce qu'un rêve est vivant

que ses ombres sont en fleur

et qu'une main étrangère allume la lumière

quand il fait noir

Votre « oubli » est poignant et la force de votre témoignage nous sort de notre amnésie !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un très beau texte, dont je conclus qu'il ne s'agissait que d'oubli et qu'il est réparable.

  • 4 mois plus tard...
Posté(e)

De très belles images et une première strophe qui accroche le lecteur. Bravo.

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