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Rives anamorphiques - I

Featured Replies

Posté(e)

     

                              I

 

                                  Daïdes

 

L’Oeil cyclopéen dardait sur les remparts

La corne érigée de dômes étincelants

Dépressions fugitives aux reflets argentés

D’où s’ancraient les cristaux de falaises irisées

Concrétions minérales d’ornements sémitiques

 

L’aube damasquinée de diamants et de gemmes

Flamboyait de ses ors sur les troncs malachite

Au milieu des rivières de coraux lazulis

Le berceau des Daïdes serti de pierreries

Entouré de lagons tapissés d’émeraudes

 

Le Colosse ophidien de son Œil marbré

Observait le pinacle ciselé de dorures

Les rangées d’obélisques recouverts de lapis

Sous un ciel torride de contrées polymorphes

Parcourues d’odorantes aux effluves marins

 

 

                                      ***

                

                               Sélénides

 

Lors qu’au septentrion la Cité chatoyante

Lovée dans son écrin paressait au Levant

L’Ordre des Sélénides aux portes de l’oubli

S’effaçait lentement dans les limbes promis

Barbaresques déchus des côtes serpentines

 

Ainsi les cénotaphes au marbre millénaire

Foisonnaient sous l’écru vieillissant des tombeaux

En sinistres coupoles de torons ébréchés

Vastitude amorphe de terrasses et d’onyx

A la frange diaphane de cités monochromes

 

Parfois s’ornaient les flancs de sombres aérolithes

Emergeant de la fange liquoreuse des eaux

Les temples affaissés de ramures purpurines

En ichors purulents de substances fétides

Parsemant la Cité de rameaux léthifères

Modifié par Epsiløn

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Tableaux grandioses de cités fantastiques qui auraient laissé coi Homère lui-même. Impressionnant!

Posté(e)
Il y a 1 heure, Epsiløn a écrit :

Ainsi les cénotaphes au marbre millénaire

Foisonnaient sous l’écru vieillissant des tombeaux

En sinistres coupoles de torons ébréchés

Vastitude amorphe de terrasses et d’onyx

A la frange diaphane de cités monochromes

Magnifique strophe. Exquise lecture. Quelle intensité poétique.! Bravo.

Posté(e)

Quelle richesse dans les rimes et les sonorités.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Cette description de cités fantastiques emprunte un vocabulaire particulièrement riche et montre des images étonnantes dans un style hugolien, n’était-ce la métrique un peu irrégulière et l’absence de rimes, mais le résultat est de toute beauté.

Posté(e)

Beaucoup d'images, je regrette toutefois le peu d'attention accordée au rythme.

Posté(e)
  • Administrateur

Quel voyage fantastique !

Ces cités merveilleuses ne dépareraient pas dans l'atlas géographique d'un imaginaire sublimé.

Posté(e)
  • Auteur
Le 11/2/2022 à 08:48, Pehache a écrit :

Beaucoup d'images, je regrette toutefois le peu d'attention accordée au rythme.

Le rythme est obligatoirement dans la césure à l'hémistiche, j'y accorde toujours une grande attention.

Merci @Pehache

Posté(e)

Le rythme, dans l'alexandrin, peut être, comme dans la poésie classique, à l'hémistiche, en effet.

Mais...

L’Oeil cyclopéen dardait sur les remparts: là, je compte 11 syllabes, difficile de couper au milieu...

La corne érigée de dômes étincelants  12: 5/7

Dépressions fugitives aux reflets argentés 13

D’où s’ancraient les cristaux de falaises irisées 6+ 7 font 13

 

amicalement, pehache

 

Posté(e)
  • Auteur
il y a 50 minutes, Pehache a écrit :

Le rythme, dans l'alexandrin, peut être, comme dans la poésie classique, à l'hémistiche, en effet.

Mais...

L’Oeil cyclopéen dardait sur les remparts: là, je compte 11 syllabes, difficile de couper au milieu...

La corne érigée de dômes étincelants  12: 5/7

Dépressions fugitives aux reflets argentés 13

D’où s’ancraient les cristaux de falaises irisées 6+ 7 font 13

 

amicalement, pehache

 

Je précise mon propos : vous avez tout à fait raison sur le décompte des syllabes. Je parle d'alexandrin non pas au sens rigoriste du terme, mais de vers qui ressemblent à des alexandrins. Je connais les règles de la versification classique et ne les applique absolument pas, car je n'aime pas ce genre d'exercice. Quand je parle de "césure", j'évoque un rythme placé à peu près à l'endroit d'un alexandrin écrit dans les règles de l'art, à une ou deux syllabes près, suivant le cas. Il y a aussi parfois de vrais alexandrins...

En résumé, je ne cherche pas l'alexandrin stricto sensu et je ne compte d'ailleurs jamais les syllabes. Du reste, je ne fais pratiquement jamais rimer les vers.

Seuls de très rares poèmes sur Accents Poétiques respectent scrupuleusement les règles de versification classique, et les sonnets revendiquant ce "statut" le sont encore plus, sachant que les règles pour cette forme si particulière sont encore plus drastiques, ce qui n'enlève rien à leur qualité.

 

Au plaisir de vous lire, @Pehache

Posté(e)

J'entends mieux. Et l'alexandrin classique est, à mes yeux, plus un objet d'étude qu'un art contemporain.

Mais nous parlions rythme (et donc de retour du même- auquel il est loisible de déroger parfois si ce "même" est établi).

(Il n'en demeure donc pas moins qu'un vers en 6/5, 6/7, bref posant l'impair en écho au pair, gêne l'oreille ? Qu'en pensez-vous ?)

PS J'aime bien cette discussion, où l'on montre ses arrière-cuisines.

Posté(e)
  • Auteur
il y a 32 minutes, Pehache a écrit :

J'entends mieux. Et l'alexandrin classique est, à mes yeux, plus un objet d'étude qu'un art contemporain.

Mais nous parlions rythme (et donc de retour du même- auquel il est loisible de déroger parfois si ce "même" est établi).

(Il n'en demeure donc pas moins qu'un vers en 6/5, 6/7, bref posant l'impair en écho au pair, gêne l'oreille ? Qu'en pensez-vous ?)

PS J'aime bien cette discussion, où l'on montre ses arrière-cuisines.

Pour moi, cela n'est pas gênant. Le 1er vers en est le parfait exemple.

Posté(e)

@Epsiløn

 

C'est beau comme du Lovecraft ! Hop ! au top.

Posté(e)
  • Auteur
Il y a 2 heures, Marc Hiver a écrit :

@Epsiløn

 

C'est beau comme du Lovecraft ! Hop ! au top.

Merci pour la référence @Marc Hiver!

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