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A balle réelle

Featured Replies

Posté(e)

 

A balle réelle

 

Soir    ombre tombée

l’ivrogne dans ses pas

il neige sous le lampadaire

plus personne ne viendra

tu peux éteindre

grenier fermé

à double tour

 

Hiver    miroir

et page grignote misère

et noisette du bois qui fend

spinelle noire et jetée de lumière

c’est la dent de l’ourse

qui danse à mon cou

bleu trempé à forge de silence

 

Juste sortis de rivière gourds

courent et miettes les mots

à l’auge de moulins paroles

vent taille des crayons de plomb

clochers fouillant

dans la tourmente

comme des baïonnettes

 

Des soleils blancs je t’ai froid

hissés de matins mats

dégriffent l’orphelin baiser

laissé sur le quai

tache à emporter

un graillon de carton

biffé de rouge

 

J’étrille aux pierres

levée de mes abois

dans le fin froid des bois

les sentes animales

poussent vers l’abreuvement

vols et visages à venir

à mes rides fleuries je t’ai faim

 

Arlequins de soies    poèmes

pièces de mémoires cousues

recousu infini couleurs se croisent

le vôtre le mien le sens sans

pleurer en place de rire

les mots vertigent chutent chute chut !

on tourne !     "lacrymo !"

 

Quelques     pas encore

peut-être moins     peut-être plus

respire

croyais-tu fuir l’absence !

 

 

Modifié par O Salto

Posté(e)
il y a 42 minutes, O Salto a écrit :

Quelques pas encore

peut-être moins peut-être plus

respire

croyais-tu fuir l’absence !

 

Très belle strophe qui va droit au coeur de tout marcheur.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Des vers haletants, qui nous prennent de court, menaces et espoirs mêlés, qui méritent une constellation d’étoiles.

Posté(e)

Il se dégage vraiment une ambiance particulière de vos poèmes. Je crois que vous êtes capable d'évoquer un sentiment fort à chaque lecteur, mais pas le même sentiment. Je pense que vous nous portez au delà de plusieurs niveaux de lecture, vous atteignez plusieurs niveaux de sensation. Félicitations @O Salto

Posté(e)

Je dois avouer que , malgré certains vers d'une poésie éloquente , la lecture de ce poème m'a coûté un trop grand effort pour vraiment l'apprécier. Peut-être est-ce dû à mes neurones fatigués .

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Des mots en liberté qui nous entraînent dans leur transe, un peu comme le joik lapon.

Je vois aussi des affinités avec une écriture surréaliste plus soucieuse de l'efficacité de l'effet image et de l'autonomie du mot que de syntaxe, et ce n'est pas un mal, au contraire, vu le résultat.

 

 

Posté(e)

A lire et à relire.

Il y a une fulgurance d'images qui sautent au visage, évoquant plusieurs histoires, plusieurs destins, des sales époques passées.

Dure saison : il gèle à fendre pierres et noisettes...

Posté(e)

Elle est si présente cette absence qu'une balle attend peut-être que la fenêtre s'ouvre un été prochain, c'est une image cousue, un souffle d'air qui brasse le rideau dans une dernière sente. Parfois déballe, ça fait du bien, parfois balle réelle, une dent d'ours bleu ciel.

Je retrouve toujours vos poèmes avec ma grille. Merci

Posté(e)

Un bal peut-être trop irréel ? Etrangeté et mystère de la poésie !

Posté(e)
  • Administrateur

Un grand coup de cœur pour ces vers enlevés.

Posté(e)
Le 29/01/2022 à 11:41, O Salto a écrit :

Des soleils blancs je t’ai froid

hissés de matins mats

dégriffent l’orphelin baiser

laissé sur le quai

tache à emporter

un graillon de carton

biffé de rouge

Pure merveille et un grand coup de chapeau pour ce joyau poétique. J'ai savouré. Pas très avenant au premier contact mais de plus en plus familier avec votre univers poétique je me suis surpris à assembler ces étranges pièces comme un puzzle de métaphores  qui signe bien souvent vos textes. Il sont rares et donc précieux.

  • 2 semaines plus tard...
Posté(e)
  • Auteur

@Danivan : "droit au cœur" ! Balle perdue sans doute, je suis effondré !

 

@Jeep : une déjà est cher payé pour le souffle qu’on y aura laissé ! Merci de vos fidèles lectures !

 

@Le râle des champs : j’aime ce jeu de balles, de miroirs, d’éclats de mots … en balistique ce serait fragmentation, c’est horrible ! Le jeu n’est donc pas sans risque ; le percuteur ouvre vos boîtes d’images, je suis à la merci du tribunal. Un grand merci à la défense !

 

@Eau de brume : il n’y rien à avouer, ce sont les effets collatéraux de mes coups de gomme dans la forêt des mots ! Merci d’être resté.

 

@Thy Jeanin : c’est amusant qu’en même temps je lisais "De pierre et d’os" de Bérengère Cournut !

Ceci mis à part, votre analyse fait la part belle à l’écriture ; mais si images, elles s’ancrent à mes réalités et se voudraient gorgées de mon sens ! Comme le joik disait ! Merci.

 

@Le Hamster : Merci pour cette lecture attentive ; je suis heureux de vous entendre en soulever les mots. "Dure saison" en effet ; mais nous pouvons en parler ! A vous lire.

 

@Eobb : Une amie un jour m’avait dit combien il est réconfortant en regardant le ciel d’étoiles d’imaginer tous ceux qui le regardent au même instant ! Et si en prime le ciel est d’été les mailles des cribles laissent passer les oiseaux ! Merci pour cette présence !

 

@Mercoyrol : on n’est jamais sûr de soi quand on se risque en bordure ; d’ailleurs on ne connaît pas vraiment les limites ; où commence, où finit la peinture, la musique … il est des bals plus surréalistes que ma pauvre fenêtre sans balcon ! Mais je conçois que mon texte (poétique ? ) puisse t-être abscons … Je tacherai d’être plus présent la dernière fois ! Merci pour votre observation.

 

@Eathanor : merci pour le grand coup que je bois à plaisir ; j’avoue être plus circonspect quant à l’enlèvement ! Serait-il un peu léger ?

 

@Frédéric Cogno : j’entends bien que le premier trait fut amer ! J’avoue ne plus me souvenir de la dose … d’ailleurs je crois bien avoir exagéré sur les mélanges ! Il y a des moments dans l’écriture où on ne sais plus ni d’où on vient, ni où on va ; c’est du vent, un bon moment pour prendre l’air en s’accrochant ! Tes commentaires m'emportent toujours, merci à toi.

 

Et bien sûr, "un grand coup de cœur" @Epsiløn, @Joailes, @Tarentaise, et @Rosa Canina !

Merci à toutes et à tous d'être venu !

 

  • 2 mois plus tard...
Posté(e)

Plusieurs lectures m'ont été nécessaires je l'avoue. Mais il se dégage un monde peuplé de sensations et de sentiments diffus. On voit le marcheur parfois, comme en alliance avec la nature mais toujours à travers une brume qu'il faut vouloir traverser pour distinguer... ce que l'on pense avoir compris. C'est prendre le lecteur au sérieux et c'est une belle attitude de poète.

 

Le 29/01/2022 à 11:41, O Salto a écrit :

J’étrille aux pierres

levée de mes abois

dans le fin froid des bois

les sentes animales

poussent vers l’abreuvement

vols et visages à venir

à mes rides fleuries je t’ai faim

 

Une strophe où tout est un écheveau de pensées. 

 

Mais alors le dernier vers, 

Le 29/01/2022 à 11:41, O Salto a écrit :

croyais-tu fuir l’absence !

quelle conclusion en forme de révélation. Bravo.

 

 

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