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L'homme qui plantait des arbres

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Des vers hétéro-syllabiques (12 / 9)

 

Le ciel limpide a séché ses larmes grenat

Dans l'obscurité du jour défait

Sur les rives d'or oublieuses de ses bras

Où se meurent les serpents drainés

 

Le banc de sable peiné s'évanouissait

Mais de ses mains les arbres perlaient

Qui de leurs longues griffes repoussaient le lit

Sur l'île affouillée de Majuli

 

Le soleil ébouriffait ses plumes lustrées

Dans les frondaisons entrelacées

Que la brise caressait de ses doigts prestants

Dans le bruissement des ors du temps

 

A la lisière de la douce éternité

Les fragrances exhortaient la vie

Qui privée de ses terres cherchaient un logis

Désemparée dans les champs de thé

 

Les biches mirent bientôt bas dans la forêt

Dans le concert des âmes troublées

Où les rêveries des arbres s'illuminaient

Sous le frôlement des éléphants

 

Terre nous t'appartenons encore et toujours

Des poussières nous redeviendrons

Des étoiles nous fûmes un jour

Sur les larmes du temps oublieux nous voguons

 

 

Ces vers sont un hommage à Forest man, l'homme qui en inde, sur l'île de Majuli créa une forêt pour sauver son île de l'érosion.

Et si notre survie dépendait des arbres?

Si un homme peut créer une forêt, pourquoi les états ne peuvent-ils pas en faire autant?

 

Posté(e)

Excellent. Charmé par vos vers Sophie je suis également en communion avec le message du poème. Je soutiens le projet de Francis Hallé qui entend défendre la forêt primaire. Tout comme Giono j'encourage aussi à planter un arbre entre deux poèmes... Un grand bravo à vous.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Merci @Sophie pour ce beau poème à l’écriture maîtrisée et harmonieuse, qui met en lumière cet homme qui, à lui seul, a pu inverser la fatalité de la destruction de son environnement. Un exemple à méditer alors que la sixième extinction de la biodiversité est en cours.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une écriture sûre, à la mesure de cette forêt restituée. Bienfaisant travail!

Posté(e)
  • Administrateur

Oui, ce Forest man vaut bien, a minima, un poème.

Posté(e)
Il y a 5 heures, Sophie a écrit :

Des vers hétéro-syllabiques (12 / 9)

 

Le ciel limpide a séché ses larmes grenat

Dans l'obscurité du jour défait

Sur les rives d'or oublieuses de ses bras

Où se meurent les serpents drainés

 

Le banc de sable peiné s'évanouissait

Mais de ses mains les arbres perlaient

Qui de leurs longues griffes repoussaient le lit

Sur l'île affouillée de Majuli

 

Le soleil ébouriffait ses plumes lustrées

Dans les frondaisons entrelacées

Que la brise caressait de ses doigts prestants

Dans le bruissement des ors du temps

 

A la lisière de la douce éternité

Les fragrances exhortaient la vie

Qui privée de ses terres cherchaient un logis

Désemparée dans les champs de thé

 

Les biches mirent bientôt bas dans la forêt

Dans le concert des âmes troublées

Où les rêveries des arbres s'illuminaient

Sous le frôlement des éléphants

 

Terre nous t'appartenons encore et toujours

Des poussières nous redeviendrons

Des étoiles nous fûmes un jour

Sur les larmes du temps oublieux nous voguons

 

 

Ces vers sont un hommage à Forest man, l'homme qui en inde, sur l'île de Majuli créa une forêt pour sauver son île de l'érosion.

Et si notre survie dépendait des arbres?

Si un homme peut créer une forêt, pourquoi les états ne peuvent-ils pas en faire autant?

 

Il est vrai que nos ancêtres sont des poussières d'étoiles...

Posté(e)

Une belle ode à la vie et à ceux qui ont la volonté de la sauver.

Posté(e)

J'ai vu le reportage ce week-end, c'est fabuleux !

"Affouillé" est une belle trouvaille pour un poème admirablement écrit.

Bravo Sophie !

Posté(e)

Notre survie dépend beaucoup des arbres, des abeilles, de la nature si fragile qu'il faut à tout prix préserver. Merci de nous le rappeler si joliment et si pertinemment en rendant hommage à un ardent défenseur de cette précieuse nature.

  • 2 semaines plus tard...
Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Le 12/01/2022 à 11:56, Frédéric Cogno a écrit :

Excellent. Charmé par vos vers Sophie je suis également en communion avec le message du poème. Je soutiens le projet de Francis Hallé qui entend défendre la forêt primaire. Tout comme Giono j'encourage aussi à planter un arbre entre deux poèmes... Un grand bravo à vous.

 

Le 12/01/2022 à 12:05, Jeep a écrit :

Merci @Sophie pour ce beau poème à l’écriture maîtrisée et harmonieuse, qui met en lumière cet homme qui, à lui seul, a pu inverser la fatalité de la destruction de son environnement. Un exemple à méditer alors que la sixième extinction de la biodiversité est en cours.

 

Le 12/01/2022 à 12:18, Thy Jeanin a écrit :

Une écriture sûre, à la mesure de cette forêt restituée. Bienfaisant travail!

 

Le 12/01/2022 à 14:37, Eathanor a écrit :

Oui, ce Forest man vaut bien, a minima, un poème.

 

Le 12/01/2022 à 17:05, Zémaria a écrit :

Il est vrai que nos ancêtres sont des poussières d'étoiles...

 

Le 12/01/2022 à 18:21, Eau de brume a écrit :

Une belle ode à la vie et à ceux qui ont la volonté de la sauver.

 

Le 12/01/2022 à 20:27, Epsiløn a écrit :

J'ai vu le reportage ce week-end, c'est fabuleux !

"Affouillé" est une belle trouvaille pour un poème admirablement écrit.

Bravo Sophie !

 

Le 13/01/2022 à 23:53, Danivan a écrit :

Notre survie dépend beaucoup des arbres, des abeilles, de la nature si fragile qu'il faut à tout prix préserver. Merci de nous le rappeler si joliment et si pertinemment en rendant hommage à un ardent défenseur de cette précieuse nature.

Merci chers poètes pour vos commentaires très appréciés. En effet, ce reportage était fabuleux, Epsilon. La nature a une capacité de résilience surprenante. Elle peut renaître même dans un désert. Vous avez raison, Jeep, c'est un exemple à méditer. En l'occurrence, un homme fait plus qu'un état. Merci Frédéric Cogno pour les références et votre engagement. Les abeilles, la banquise en perdition mériteraient bien des poèmes, n'est-ce pas, Eathanor? Merci Danivan de nous le rappeler et d'être un ardent défenseur de la nature.

Modifié par Sophie

  • 1 mois plus tard...
Posté(e)

Bel hommage et beau poème avec une avant-dernière strophe pleine d'espoir. Loin de la forme d'écriture de Giono, auquel on pense avec le titre, la vôtre n'est pas mal non plus !

Le 12/01/2022 à 11:45, Sophie a écrit :

Les biches mirent bientôt bas dans la forêt

Dans le concert des âmes troublées

Où les rêveries des arbres s'illuminaient

Sous le frôlement des éléphants

  

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