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énième rémission

Featured Replies

Posté(e)

 

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Encore un cri ! - Béatrice Lukomski-Joly

 

 

 

 

Une chambre de misère

les yeux égarés

le corps humilié

abîme incompressible

où se déchire l'âme

bleuie d'un jour livide

Est-ce que ça vaut la peine?

Who cares ? What if she dies ?

Elle est toujours en vie 

une vie si ténue

et trop étreinte d'ombre

La barque funéraire

devra l'attendre encore

La nuit est terminée

Les vannes refermées

la douleur rivetée

jusqu'au prochain calvaire

Reste alors la prière

la prière agonique

nouée en fond de gorge

à peine morphinique

rituel de grand-mère

subterfuge dérisoire

Elle pense avec colère :

"Dieu a son côté noir,

il aime jouer avec moi,

 secouant ma cage d'os

où il n'y a plus d'oiseaux".

 

 

 

 

 

 

Modifié par Lina

Posté(e)

Ceux qui traversent la maladie ou la voit de leur propre yeux sur le visage d'autrui ne peuvent que comprendre votre poésie, merci pour ce partage sombre mais nécessaire. 

Posté(e)

L'accompagnement prend alors toute son importance,  reste à savoir accompagner et parfois laisser partir.

Merci pour ce poème 

Posté(e)

Emouvante évocation de la fragilité humaine.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Merci @Linapour cette évocation sensible de la fin de vie, moment de forte humanité qui remue en chacun de nous des souvenirs et des sentiments profonds.

Posté(e)

Laissez s'ouvrir la cage, regardez l'oiseau s'envoler, c'est beau ! Dieu n'a pas de coté noir ! cette dualité n'existe que dans la manifestation, pas dans  l'Être. La mort n'est pénible que pour ceux qui restent dans la cage et la souffrance, physique et morale  , est le chemin que nous devons tous emprunter pour atteindre à son unité. Votre poème qui est le cri d'une humanité en souffrance, mais pour laquelle cette expérience, indispensable, semble injuste, est très émouvant.

Modifié par Zanoni

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le sujet est difficile et pourtant c'est une réussite: la passivité liée à la souffrance s'accumule en notations pathétiques dans un mélange de force et de délicatesse. J'aime le réalisme rugueux du reproche au créateur. C'est souvent ainsi au moment du bêlement final: le berger n'était qu'un épouvantail...

Posté(e)

Beaucoup de justesse dans les mots ! Belle écriture ! merci @Lina

Posté(e)

Évocation juste et émouvante.

Posté(e)

Un sujet traité avec talent. @LinaVous décrivez à merveille les affres et souffrances toute personne qui subit ce type d'épreuve. Une invitation à passer à l'étape suivante, celle de l'apaisement ? Souhaitons qu'elle puisse être au rendez-vous...

Posté(e)
  • Auteur

Merci à vous @Diseuse lunaire, @Cisco, @Pehache, @Jeep  @Zanoni  @Thy Jeanin, @O Salto, @Margueritte Cèdre, @Epsiløn, @Filae77@Thibault, @Mercoyrol et @Le râle des champs d'avoir lu mon texte avec attention, j'en suis touchée 😊

Posté(e)

Bon, j'ai mis un peu de temps à commenter ce poème parce que j'avais du mal à trouver les mots (sous-entendu les "bons"). Finalement j'ai décidé qu'il n'y en avait pas, parce que les mots ne sont jamais assez fort pour décrire ce que l'on ressent devant la maladie ou la mort, et ce tableau m'a particulièrement ému.

 

Cela est dû, sans nul doute, à ce visage incroyablement réaliste d'une femme en phase terminale, et donc vaincue par la maladie. Cela m'a donné froid dans le dos et je ne suis pas prêt d'oublier ce visage...

 

Quant au poème, bien sûr, puisqu'il s'agit avant tout de ça, retranscrit à merveille le portrait et l'atmosphère particulièrement morbide de cette "chambre mortuaire" (entre guillemets).

 

Un grand bravo !

 

Epsiløn

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Le 10/12/2021 à 07:52, Lina a écrit :

secouant ma cage d'os

où il n'y a plus d'oiseaux

L’oiseau s’est peut-être déjà envolé vers le paradis…

Posté(e)
  • Auteur

Merci @Epsiløn, c'est un poème inspiré d'un vécu personnel, l'écrire fut douloureux autant que nécessaire .

 

Merci à vous également @Tarentaise, oui, en effet, et je veux croire que cet oiseau de paradis a trouvé le repos . 

 

 

Posté(e)
Le 09/12/2021 à 23:52, Lina a écrit :

secouant ma cage d'os

où il n'y a plus d'oiseaux".

Bonjour @Lina, poème terrible et fascinant, La foi parait maintenant sans objet, toutefois elle tient encore cette rose qui en est le symbole

le passage cité particulièrement édifiant qui suggère l'acharnement sur une cage (thoracique?) où la vie n'est plus. Prosaïquement, 

la mourante souffre d'une maladie pulmonaire occasionnant des spasmes vécus comme autant de secousses.

Etoile🌠

Modifié par Filae77

Posté(e)

@Lina

 

Triste, mais beau. Et hop ! c'est top.

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