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Les algorithmes ont perdu la raison

Featured Replies

Posté(e)

J’irai jusqu’à demain

Sourire de dents

Des images à crever

J’ai pleuré mon soûl

Et dans la forêt noire

Le chemin de nuit

Fait apparaître les bêtes

Qui déchirent

Faire demi-tour, tout phares

Un monde rouge se prépare

Jusque là tout va bien

Et demain vient

Horizon

J’ai tracé les saisons sur une ligne

J’ai tout dessiné sur cette ligne

Les montagnes, les lacs, les artifices

Une mèche en arrière, c’était hier

Un silex qui tombe enfin

Lancé comme un éclat

Une étincelle, un feu, les deux tiers

Il reste la montagne sur laquelle grimper

Une tour sans langage qui n’est ni ronde ni carrée

Et à son sommet

Une fleur déracinée qui change de couleur et meure

Elle était bleue, des racines jusqu’aux ailes

Posté(e)

Un côté surréaliste qui n'est pas pour me déplaire. J'apprécie particulièrement la deuxième partie de votre texte.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Des instantanés et tout est dit entre les vers au délire maîtrisé. Un poème qu’il faut relire pour en apprécier les subtilités.

Posté(e)

Un poème Eobbien dans toute sa splendeur, la fleur bleue déracinée qui meurt, ayant changé de couleur est une image qui m'a laissée songeuse ... 

Posté(e)

@Eobb

Les algorithmes n'y sont pour rien... mais que le poème est beau ! Hop ! top.

Posté(e)
Il y a 15 heures, Eobb a écrit :

 

J’ai tracé les saisons sur une ligne

J’ai tout dessiné sur cette ligne

Les montagnes, les lacs, les artifices

Une mèche en arrière, c’était hier

Un silex qui tombe enfin

Lancé comme un éclat

Une étincelle, un feu, les deux tiers

Il reste la montagne sur laquelle grimper

Une tour sans langage qui n’est ni ronde ni carrée

Et à son sommet

Une fleur déracinée qui change de couleur et meure

Elle était bleue, des racines jusqu’aux ailes

Souvent ce n'est pas facile de choisir, mais aujourd'hui tout est simple, vous êtes au top, merci pour ce moment.

Posté(e)

Quelle chance de trouver une fleur bleue au sommet d'un poème !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Face à ce monde d'algorithmes affolants, cette pépite:

Il y a 20 heures, Eobb a écrit :

Elle était bleue, des racines jusqu’aux ailes

 

Posté(e)
  • Administrateur
Le 10/10/2021 à 04:03, Margueritte Cèdre a écrit :

Un côté surréaliste qui n'est pas pour me déplaire.

Je partage ce commentaire et ce surréalisme qui ne dit pas son nom me fait dégainer ma plus belle étoile 🙂 

Posté(e)

j’ai levé les yeux, ne sachant ni du jour ni de la nuit ; j’ai posé mes vêtements, cherché une faille ; j’ai entrepris le vent de face, cloué à l’arbre ; j’ai eu peur aussi, poitrine battre, rais fugaces ; et j’ai vu, je crois, les ailes, et la couleur ; j’ai vu l’abîme sous moi ! comme une pierre j’ai pris ma place dans le courant …

Merci pour ton écriture qui semble à la fois si intime et sibylline et qui vient toucher les rives étranges de notre liberté

J’ai parlé en marchant ce poème de Raharimanana (La Voix, Le Loin) ; je l’ai laissé résonner au tien, pardonne m’en

 

"Vous acceptez /

 

Vous acceptez que la longue ligne qui part de

l’intérieur de vous votre ventre continue

dans l’oubli et l’éphémère rejoignant ainsi le

territoire du silence votre silence vous

écrivez sur le vide votre vide et ce que vous

venez de créer disparaît aussitôt dans l’immédiat

vous êtes happé vous vous êtes rejeté

dans un autre mouvement difficile à endiguer

car résister ne serait-ce qu’un seul instant c’est

porter atteinte à ce rythme qui vous relie de vous

à vous

 

Vous prolongez le chaos

 

Dislocation la ligne dislocation votre corps //

 

Mille gestes mille

 

Qui vous emmènent sur mille directions mille

possibles de vous mille possibles vous n’êtes

nulle autre part que sur vos cris un seul

 

Cri

 

Un seul

 

Tamis de silence l’éphémère est monde

 

Vous vous regardez autre tantôt vous êtes autre

vous le savez vous êtes ceci vous le savez vous

êtes cela c’est bien possible vous êtes vos propres

diffractions et vos propres racines vos fuites et

vos abîmes vos ignorants et vos savants vous êtes

vos soleils qui méconnaissez tout de vos nuits

 

Vous n’êtes qu’un fil tendu d’hier à vos lendemains

vous ne pensiez début qu’à votre fin et vous

recommencez fil fil fil au vent fil au temps // "

 

 

 

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