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Accents poétiques

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L'épure

Featured Replies

Posté(e)
  • Administrateur

Sur toutes les routes que nous aurions pu prendre,

Mes godasses en vieux cuir fatigué se sont traînées.

En vain, j'ai recherché tous ces gestes archaïques,

Oubliés dans les puits qui ne disent pas leur nom.

 

Tu es partie au revers des grandes crinières matinales.

Dans la voilure de mes jours est brodée ton absence.

Sans tes mains, qui pour accoucher ses aubes lentes ?

Sans ton regard, qui pour deviner nos îles secrètes ?

 

Sur la plage reculée des contrecœurs escamotés,

J'erre dans le rafiot vermoulu de nos sens décatis.

Le vent en écharpe, je grave l'épure de ton vide

Sur les dernières argiles disparates des nuits fauves.

Posté(e)

Un superbe poème dont on savoure un à un les mots ... 

Posté(e)

C'est un peu le problème avec les vers libres presque isométriques

A l'oeil, on a l'impression qu'ils  sont autant d'alexandrins et l'oreille s'apprête à les accueillir comme tels.

Mais elle est très vite déstabilisée

Du coup on passe à côté des métaphores, pourtant abondantes et recherchées. 

Modifié par Invité

Posté(e)
  • Auteur
  • Administrateur

Votre commentaire est intéressant. Si je reconnais qu'écrire en alexandrins nécessite inspiration, talent et surtout technique,  leur lecture ne n'est pas ce que je préfère. Je trouve ces vers trop souvent engoncés dans un formalisme qui m'ennuie. Pour autant,  j'en reconnais la beauté quand elle est là. Pour ne donner qu'un exemple : Victor Hugo. Aussi magnifique que puisse être son oeuvre poétique, elle  n'est pas ma tasse de thé. En revanche,  et pour être tout à fait sincère,  un Verlaine ou un Baudelaire sauront me toucher. 

Posté(e)

Je me suis fait mal comprendre.

J'apprécie tout autant les vers libres que les vers classiques et je préfère Desnos à Victor Hugo et Prévert à Baudelaire.

Tout dépend de la fluidité et de la musicalité du texte.

La poésie est en effet faite avant tout pour être écoutée.

A cet égard  celle sur  les sanglots de la cornemuse est une réussite.

 

Posté(e)
  • Auteur
  • Administrateur

J'avais bien compris votre propos initial, à savoir le manque de musicalité de ce poème. J'entends la remarque et je vous remercie pour cette sincérité qui permet d'avancer et de se remettre en question bien plus que des éloges faciles et faussement flatteurs. 

Posté(e)
  • Correcteur
Le 22/07/2018 à 18:02, Eathanor a dit :

Tu es partie au revers des grandes crinières matinales.

 

Ce vers est absolument magistral !

 

Sinon, c'est un poème qui porte bien ta marque aussi bien d'un point de vue thématique (la disparition de l'aimée) que de celui de l'écriture (en particulier les adjectifs... encore qu'il y en ait moins que d'habitude). J'aime le parallélisme du premier vers de la première strophe avec le premier vers de la troisième : les routes mènent à la plage où tout semble (s')échouer...

Posté(e)

La poésie est une question de sensibilité et non de style.

Je suis touchée par là beauté des images de ce poème. Alors quoi qu'on en dise, merci pour nous l'offrir en partage 

 

  • 7 mois plus tard...
Posté(e)
Le 22/07/2018 à 18:02, Eathanor a dit :

Sans tes mains, qui pour accoucher ses aubes lentes ?

Tout simplement, superbe ! 

Le 22/07/2018 à 18:02, Eathanor a dit :

Le vent en écharpe, je grave l'épure de ton vide

Sur les dernières argiles disparates des nuits fauves.

La fin d'un poème se doit d'être le plus travaillé, surtout lorsqu'on rédige en alexandrins (ce qui n'est pas ton cas lol). Ici, la longueur du vers permet d'accrocher le regard du lecteur jusqu'à cette chute rappelant un célèbre film. Bravo, @Eathanor ! J'ai aimé, tout simplement 🙂 

Posté(e)
Le 22/07/2018 à 18:02, Eathanor a dit :

Le vent en écharpe, je grave l'épure de ton vide

Sur les dernières argiles disparates des nuits fauves.

J'aime le passage cité. 

Posté(e)

Je voulais citer "les crinières matinales" mais je ne suis vraiment pas doué. Ce n'est pas grave car le texte est magistral de bout en bout. Merci pour ce voyage.

Deuxième source de satisfaction : vos propose sur l'alexandrin auxquels j'adhère à cent pour cent : que d'alexandrins de piètre qualité pour un alexandrin merveilleux ?

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