Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Tu vas mourir

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Tu vas mourir, asséna-t-elle

Ces mots entaillèrent ses rêves

La mort la caressa charnelle

De son énigmatique glaive

 

Dans son coeur d'enfant elle a peur

Si peur... une peur immodérée

De mourir ce matin en pleurs

Entre ces murs bouleversés

 

Prostrée, elle n'ose plus bouger

Et se soumet au traitement

L'innocence percutée et 

L'âme déchiquetée en sang

 

Et elle a gravé dans son corps

Les tristes mots "Tu vas mourir"

Elle sonna le glas de la mort

Sans éprouver de repentir

 

La vérité nue étreignit

De son âme les pétales

Qui défaillirent sur son lit

D'hôpital sous le ciel létal

 

 

 

Il est des mots qui tuent, quel que soit l'âge...

Posté(e)

Naître, être, c'est aussi savoir mourir un jour, mourir le plus tard possible, mourir le cœur gros de chagrin quand il est trop tôt. Une poésie pleine d'émotion, remuante, Il serait tellement mieux de mourir à la demande, mais malheureusement personne n'en a la clef. Oui les mots peuvent aussi tuer. 

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 2 heures, Sophie a écrit :

Les tristes mots "Tu vas mourir"

Elle sonna le glas de la mort

Sans éprouver de repentir

Trop souvent nous oublions - ou ne comprenons pas - ce qu'un mot mal venu peut engendrer chez la personne qui le reçoit mal peut-être, mais trop vite le mal est fait...

Merci Sophie pour cette mise en garde qui réveille des souvenirs....

Modifié par Tarentaise

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Tenir la violence et la mort le plus loin possible des cœurs d'enfant, c'est notre devoir d'adultes. 

Posté(e)

Il faut faire très attention avec les mots : ils sont de miel ou bien de fiel. Et ceux qu'on dit à un enfant ne devraient être que de miel, toujours, sans exception. Très triste, @Sophie

Posté(e)

Vous avez réussi à atténuer l'incompréhension de la mort à travers votre poésie.

Posté(e)

Beaucoup de violence dans ce texte bouleversant... Les mots me manquent pour commenter plus face à la puissance de vos propres... mots.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un problème mal résolu, faut-il dire la vérité au patient atteint d’un mal incurable? Je crois pour ma part que chaque malade a droit à sa part de vérité, mais que celle-ci ne doit pas aller au-delà de son propre questionnement, car la vérité crue, assénée sans précaution, peut tuer plus sûrement que le mal lui-même.

Posté(e)

"Quand on vie avec la mort, on ne vit pas, on ne vit pas bien, parce qu'on vit avec la mort à côté et finalement on ne voit pas la vie.

Avoir peur de mourir, c'est aussi avoir peur de vivre."

 

@Sophie ! pour vous remercier de ce très beau texte, ces quelques paroles empruntées à la regrettée, Yolanda Gigliotti plus connue sous son nom de scène : Dalida, qui ici, s'exprime en tant qu' Être humain.

 

Bien à vous.

 

Modifié par Invité

Posté(e)

La mort terrible compagne des vivants que l'on voudrait philosophiquement amadoué reste à deux pas de nos vies, immuable, impavide.

Posté(e)

@Sophie

 

Un poème cruel, donc beau. Hop ! top.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Le 25/09/2021 à 11:31, Myrtille a écrit :

Naître, être, c'est aussi savoir mourir un jour, mourir le plus tard possible, mourir le cœur gros de chagrin quand il est trop tôt. Une poésie pleine d'émotion, remuante, Il serait tellement mieux de mourir à la demande, mais malheureusement personne n'en a la clef. Oui les mots peuvent aussi tuer. 

Vous avez tout à fait raison, Myrtille. Comment peut-on être prêt à mourir quand on est un très jeune enfant? C'est absolument impossible. Je ne l'étais pas obstinément et j'ai survécu.

Le 25/09/2021 à 12:01, Tarentaise a écrit :

Trop souvent nous oublions - ou ne comprenons pas - ce qu'un mot mal venu peut engendrer chez la personne qui le reçoit mal peut-être, mais trop vite le mal est fait...

Merci Sophie pour cette mise en garde qui réveille des souvenirs....

En effet, Tarentaise. Et je voulais montrer que les jeunes enfants peuvent recevoir les mots avec la même intensité que les grands.

Il y a 18 heures, Thy Jeanin a écrit :

Tenir la violence et la mort le plus loin possible des cœurs d'enfant, c'est notre devoir d'adultes. 

Effectivement, Thy Jeanin. Il est des souvenirs qui ne s'effacent jamais. Les enfants ne sont pas armés à recevoir une telle violence.

Il y a 18 heures, Joailes a écrit :

Il faut faire très attention avec les mots : ils sont de miel ou bien de fiel. Et ceux qu'on dit à un enfant ne devraient être que de miel, toujours, sans exception. Très triste, @Sophie

Vous avez entièrement raison, Joailes.

Il y a 17 heures, Illiz a écrit :

Vous avez réussi à atténuer l'incompréhension de la mort à travers votre poésie.

La mort signifiait alors l'arrachement à ma mère et à ce monde.

Il y a 15 heures, Mercoyrol a écrit :

Beaucoup de violence dans ce texte bouleversant... Les mots me manquent pour commenter plus face à la puissance de vos propres... mots.

Merci Mercoyrol.

Il y a 14 heures, Jeep a écrit :

Un problème mal résolu, faut-il dire la vérité au patient atteint d’un mal incurable? Je crois pour ma part que chaque malade a droit à sa part de vérité, mais que celle-ci ne doit pas aller au-delà de son propre questionnement, car la vérité crue, assénée sans précaution, peut tuer plus sûrement que le mal lui-même.

Vous avez raison, Jeep. Ce sujet est délicat. Vous avez parfaitement synthétisé les choses. La vérité assénée dans l'enfermement et l'isolement à un très jeune âge est cruelle et dépasse son entendement.

Il y a 6 heures, Barbe grise a écrit :

"Quand on vie avec la mort, on ne vit pas, on ne vit pas bien, parce qu'on vit avec la mort à côté et finalement on ne voit pas la vie.

Avoir peur de mourir, c'est aussi avoir peur de vivre."

 

@Sophie ! pour vous remercier de ce très beau texte, ces quelques paroles empruntées à la regrettée, Yolanda Gigliotti plus connue sous son nom de scène : Dalida, qui ici, s'exprime en tant qu' Être humain.

 

Bien à vous.

 

Merci pour cette belle citation, Barbe grise. 

Il y a 4 heures, Darius a écrit :

La mort terrible compagne des vivants que l'on voudrait philosophiquement amadoué reste à deux pas de nos vies, immuable, impavide.

Immanquablement, vos paroles me font penser à Damoclès.

Il y a 3 heures, Marc Hiver a écrit :

@Sophie

 

Un poème cruel, donc beau. Hop ! top.

Merci Marc Hiver.

Merci assurément pour tous vos commentaires et pour vos réactions auxquelles je joins Optik et Banniange.

Posté(e)
  • Administrateur

Un poème qui touche personnellement l'hypocondriaque que je suis pour des raisons proches de celles soulevées dans votre poème @Sophie.

Une étoile d'évidence donc.

Posté(e)

Les traces des mots  constituent parfois une permanence de la douleur. Et les regrets n'y changeront rien.

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.