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Unis vers des toiles.

Featured Replies

Posté(e)

Aussi délicieux, ce tableau, que fragile...

Un colibri pose sur le lobe d'un rêve,

Mon sang se nuance lorsqu'un pinceau docile

Dénoue tes brumes bleues, te cambre comme une île,

Les seins au clair-obscur des sèves.

 

 

 

Ton corps joue d'autres pôles au creux de tes aisselles,

La nuit traque un loup blanc sur l'écume rosée,

Au grand jour, les fjords verts font trembler des gazelles,

Éperdu, je me fraie des vapeurs de cannelles

Vers une province attisée.

 

 

 

Non je ne rêve pas dans ce turban profond

Où tes félins diluent les chaudes couleurs fauves,

Avant de purifier cette chambre sans fond,

Et ardemment suer mes suaves pardons,

Ils détachent ton ruban mauve.

 

 

 

Jamais pareils remous et chutes safranées,

Et l'ocre frondaison des déesses d'automne,

Se sont précipités en tourbillons dorés

Sur mon torse envahi par ta mèche effrénée

Qui brûle les blondeurs atones.

 

 

 

Et mes lèvres baignent dans tes faveurs zélées,

Ta bouche peint un gîte aux rougeurs ritournelles,

Un empire sème toutes saveurs ailées,

Voit nos baisers germer en charades feulées

Où viennent mûrir les airelles.

 

 

 

Sur les faisceaux fluides des caresses nomades,

Tes jolies mains gantées de pubères orages,

Suivent le doux frisson des friandes ballades,

S'égarant sur ma peau vers des lieux de bravade

Comme de divins apanages!

 

 

 

Le larmoiement survient d'un vieil hautbois gris-bleu...

Feuilletée à l'or fin, tu gémis ton silence.

Mirant son crescendo dans le flot ténébreux,

J'aviserai ici, caresse en camaïeu,

Mon cœur qui se fait une ganse.

 

 

 

Et ton ventre échancre les tables de la Loi,

Et j'entre au refuge des odes langoureuses;

Lorsqu'implosent tes yeux, dentelliers des sous-bois,

Tous les bruns orangers ensoleillent leur joie

Sur le sentier noir des diseuses...

 

 

 

Puis, tu prends ton envol, ta poitrine gonflée

Veut ramener au ciel ses corbeilles de roses;

Tes entrailles s'ouvrent aux vagues enragées,

Mes pastels d'oraison se noient dans tes marées,

Ô algues des mers sous hypnose!.

 

 

 

Modifié par Frédéric Cogno

Posté(e)

Une poésie envoûtante et sensuelle.

Entre terre & ciel, de sublimes images ornent ce texte aux multiples facettes...

En un mot ? Superbe !

 

Merci pour cette très belle lecture @Frédéric Cogno 👍

Posté(e)

Toujours cette sensibilité poétique à fleur de peau, à fleur de l'âme que l'on retrouve dans tes mots. Un magnifique poème digne des plus grands, bravo @Frédéric Cogno c'est sublime !

Posté(e)

Je ne trouve pas de mots pour décrire la beauté de ce poème. Bravo.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Des images hardies, un beau poème d’amour.

Posté(e)

Un texte plein, parfois trop ?

"docile," (cette virgule là semble bien agrammaticale).

Posté(e)

Un magnifique poème à l'intersection de la sensualité et de la sensibilité ! Le tout écrit subtilement en suberbes quintils eux mêmes composés de 4 alexandrins et d'un octosyllabe. Des rimes qui s'entrecroisent avec harmonie... Cadencement, sonorités, magie des images à la fois osées et retenues, tout concourt au plaisir du lecteur. Bravo @Frédéric Cogno !

Posté(e)
  • Auteur
il y a une heure, Pehache a écrit :

Un texte plein, parfois trop ?

"docile," (cette virgule là semble bien agrammaticale).

Juste. Évidemment puisque survient un verbe tout de suite après. Merci à vous.

 

J'aime les lecteurs... pardon les correcteurs tatillons, minutieux...parfois trop?

Malheureusement  pour ce texte ...me gratifiant d'un commentaire plutôt vide.

 

Posté(e)

Quel bonheur de te lire mon ami ! C'est l'enchanteur qui nous vient à chaque fois susurrer à nos oreilles...

Posté(e)

Je suis d'accord avec Mercoyrol, votre poème oscille entre sensualité et sensibilité extrême, les images sont recherchées et le rythme nous berce d'un bout à l'autre du texte.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Explosion poétique où se dérèglent tous les sens dans un bonheur fou! Divine lecture! Poésie et amour n'ont pas de plus talentueux troubadour!

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Sublime poème, Frédéric Cogno ! Quel talent ! Ce poème me fait penser à une peinture.

Posté(e)
Il y a 16 heures, Frédéric Cogno a écrit :

 

 

J'aime les lecteurs... pardon les correcteurs tatillons, minutieux...parfois trop?

Malheureusement  pour ce texte ...me gratifiant d'un commentaire plutôt vide.

 

Désolé de ne pas mériter, à vos yeux, le nom de lecteur et d'être ravalé au rang de tatillon correcteur, ce qui n'est guère flatteur, convenez-en.

Mon commentaire, de plus, est "vide".

Je vous remercie pour cette aimable réponse et m'abstiendrai donc, à l'avenir, de vous importuner.

 

 

 

Posté(e)
  • Auteur
Il y a 18 heures, Pehache a écrit :

Un texte plein, parfois trop ?

"docile," (cette virgule là semble bien agrammaticale).

Attendri je suis mais les faits parlent d'eux-mêmes. Bonne continuation.

Posté(e)

Il est vrai que mon commentaire est bien moins "plein" que celui de mes commensaux (à moins qu'il ne soit seulement moins laudatif ?...) (Là aussi, les faits sont têtus, on peut relire et comparer...)

 

Je l'explicite davantage ci-dessous (pratique qui ne semble guère en usage toutefois):

 

  La première strophe, riche en images, composée de quatrains mi-classiques, mi-modernes (diérèse et « e » en sixième syllabe) et d'un octosyllabe final pose le patron du texte.

La nature onirique, et en grande partie hermétique*, des images est joliment affichée dès le second vers. (* Un colibri ? Pourquoi diable le sang se « nuance »t-il, quel est « ce pinceau docile », que sont les brumes bleues, etc.)

  La suite ressortit des mêmes procédés. (D'où le « riche- parfois trop ? » de mon commentaire.) Les vers, en eux-mêmes, (souvent bâtis, cf. str. 2 sur le même patron grammatical)sont plaisants mais, probablement en raison de cette surabondance métaphorique, le modeste lecteur que je suis, sans doute trop prosaïque, s'égare et se noie.

 

Pour conclure, j'aurais apprécié que vous regrettassiez le lexique méprisant de votre réponse, plutôt que d'enchaîner sur le même ton, n'acceptant mon altérité que comme une insuffisance.

(Je m'arrête là, ne polémiquerai pas, cela ne servirait malheureusement à rien.

et je signe: le sous-poète, sous-lecteur, tatillon et attendrissant (de bêtise).

 

Modifié par Pehache

Posté(e)
  • Administrateur

Je souscris aux précédentes remarques qui relèvent la sensibilité à fleur de peau transparaissant dans ces vers. Même si c'est loin d'être votre premier poème la révélant , celui-ci le fait tout particulièrement.

Posté(e)
Le 13/09/2021 à 10:17, Frédéric Cogno a écrit :

Aussi délicieux, ce tableau, que fragile...

Un colibri pose sur le lobe d'un rêve,

Mon sang se nuance lorsqu'un pinceau docile

Dénoue tes brumes bleues, te cambre comme une île,

Les seins au clair-obscur des sèves.

 

Le 13/09/2021 à 10:17, Frédéric Cogno a écrit :

Et ton ventre échancre les tables de la Loi,

Et j'entre au refuge des odes langoureuses;

Lorsqu'implosent tes yeux, dentelliers des sous-bois,

Tous les bruns orangers ensoleillent leur joie

Sur le sentier noir des diseuses...

 

Sensualité exacerbée et mots poétiques envoûtants.

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