Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Délitement

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Voici ce qui surprend souvent, je me demande

Qui je dois reconnaître, à qui sur la photo 

M’adressé-je en souriant debout sur un tréteau?

Était-ce toi, une autre, un sourire en offrande?

 

En quelle année était-ce? Il faisait plutôt froid,

En témoignent mon pull et mes joues un peu rouges.

Où suis-je maintenant de tout ce temps qui bouge?

Je ne me souviens pas, de là provient l’effroi.

 

Et tous ces inconnus qui semblent familiers, 

Leurs habits démodés, j’essaie de les relier

À un événement, peut-être mon mariage.

 

Mais non, c’était l’été, il ne faisait pas froid

Et tu n’étais pas morte, ainsi que je le crois,

Puisque tu étais là pour partager mon âge.

Modifié par Jeep

Posté(e)

Un texte joliment écrit qui interpelle et ne laisse pas indifférent. Malicieux à souhait car malgré sa construction  il nous invite à sa lecture. 

Du good job  comme je dis souvent aux jeunes qui bossent avec moi.

 

Tout de bon à vous.

Au plaisir de vous relire.

 

Modifié par Invité

Posté(e)
  • Administrateur

Le titre prend pleinement son sens au dernier tercet et donne à ce sonnet  toute sa force.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Les photos sont un lieu de convocation des souvenirs. Que quelques uns ne soient pas au rendez-vous et le désastre oppresse.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Magnifique poème, Jeep ! Bravo ! Heureusement qu'il nous reste les photos ! Les impressions sont très bien dépeintes avec une grande justesse et toujours beaucoup de délicatesse.

Posté(e)

@Jeep

 

Ah ! la chambre noire qui fixe la mort en mouvement. Et hop ! top.

Posté(e)

pas très objectif à mon goût 😉 C'est du sépia et c'est trompeur ... 

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
il y a 27 minutes, Joailes a écrit :

c'est trompeur ... 

Pour une fois que j’étais vraiment sincère!

Posté(e)

Je me suis donc laissé avoir toutes les autres fois ..? Là vous parlez de photos anciennes où l'on ne sait plus très bien qui est qui, c'est cela qui est trompeur. Ou bien je n'ai rien compris !

 

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
il y a 18 minutes, Joailes a écrit :

je n'ai rien compris !

 

J’ai voulu évoquer, sans doute maladroitement, le sentiment de confusion que provoquent les troubles de la mémoire, sentiment qui me hante après avoir vu le film « The Father » et, surtout, après avoir parlé récemment avec ma mère, âgée de 96 ans, dont la mémoire a sombré, qui me reconnaît à peine et qui ne se souvient plus de mon père…D’où le titre, mais je n’ai probablement pas su traduire cet état de confusion en le transposant à la première personne.
Dans d’autres poèmes je me plais davantage à des sentiments ou des situations fictifs, qui, pour le coup, peuvent être interprétés au premier degré. 

Modifié par Jeep

Posté(e)

Il n'est pas question de maladresse ; chaque poème suit une inspiration que le lecteur aborde avec la sienne. Je connais bien la situation que vous décrivez, mais, voyez-vous, je l'ai exprimée autrement : j'ai écrit "ma mère a oublié" et, du coup, je n'ai pas compris la vôtre. Je ne pensais pas que vous parliez de votre mère. 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

 

Le 07/09/2021 à 18:15, Jeep a écrit :

Mais non, c’était l’été, il ne faisait pas froid

Et tu n’étais pas morte, ainsi que je le crois,

Puisque tu étais là pour partager mon âge.

Les photos sont des moments arrêtés et en les retrouvant nous reconstruisons le fil du temps... Un très beau sonnet Jeep.

Posté(e)

 

 

 

“When memory fades and recognition falters,

When eyes we love grow dim, and minds confused,

Speak to our souls of love that never alters;

Speak to our hearts by pain and fear abused."

 

 

By Dr. Mary Louise Bringle

 

 

Posté(e)
Le 07/09/2021 à 11:15, Jeep a écrit :

Et tu n’étais pas morte, ainsi que je le crois,

Puisque tu étais là pour partager mon âge.

Quelle délicatesse !

  • 2 mois plus tard...
Posté(e)

Pour une fois, j'ai lu tous les commentaires avant de mettre quelques mots. Je ne sais s'il est aisé de savoir à qui pense le poète mais le poème n'appartient-il pas un peu à ses lecteurs dès qu'il est offert ? De ce fait, chacun peut avoir son interprétation. Que ce soit la mère, la grand-mère ou l'épouse, il  s'agit d'un être cher et la mémoire de celui qui reste joue des tours avec le temps (parfois à cause de la maladie mais je ne suis pas parti dans cette direction).

Un thème pudiquement abordé avec, au final, la mise en valeur de délicates reprises sur le temps et les trous dans son étoffe, avec une dernière strophe qui rattrape un accroc...

 

Le 07/09/2021 à 11:15, Jeep a écrit :

Mais non, c’était l’été, il ne faisait pas froid

Et tu n’étais pas morte, ainsi que je le crois,

Puisque tu étais là pour partager mon âge.

 

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.