Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Halte aux féminicides !

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

L'humanité s'est disloquée 

Dans les lueurs de l'aurore éventrée

La femme git dans la sombreur du jour

Trucidée, écartelée, martyrisée

Où donc a fui l'humanité?

J'entends pleurer la nuit

Qui étend ses voiles noires

Sur les ailes des rêves

Déchiquetées par la barbarie

Jouissant de l'ignominie

O combien l'humanité a déserté la vie !

Elle s'oublie dans le jour, elle se perd dans la nuit

La vie est dans l'absence et la mort est présente

Eveille-toi humanité

Ta survie en dépend

Expie tes fautes passées

Brandis l'étendard de la liberté

Promeus l'humanisme éclairé

Voguant dans la nuit des temps

 

 

Modifié par Sophie

Posté(e)

Que pourrait-on dire de plus en face de l'humanité inhumaine ?

Posté(e)

Beaucoup de poème semble refléter un certain désespoir, celui-ci brandit le mot liberté, encore faut-il savoir ce que ce mot recouvre, car beaucoup confondent liberté et égoïsme forcené comme en témoigne les irréductibles à la vaccination;

Posté(e)
Il y a 10 heures, Sophie a écrit :

J'entends pleurer la nuit

Qui étend ses voiles noires

Sur les ailes des rêves

 

Le "vivre ensemble" devient de plus en plus compliqué, que ce soit au sein de la société, ou par ricochet, au cœur de la sphère privée. L'individualisme supplante le collectif et fait perdre de vue "l'intérêt général". Notamment, ce que la femme ou l'homme peut apporter à l'autre, dans sa "différence complémentaire". Aujourd'hui, sur pratiquement tous les sujets, les postures se radicalisent rapidement et engendrent des violences verbales (ou écrites sur les réseaux, sous couvert d'anonymat !) qui se traduisent trop souvent par des agressions physiques (intempérantes), avec des conséquences graves, voire dramatiques. 0ù sont passées la mesure, la considération, pour ne citer que ces deux-là : Saint-Bernard écrivait (Extraits / On est entre 1148 et 1152), " C'est tout juste si, de nos jours, la sagesse (...) n'en est pas devenue folle. Quoi d'étonnant dès lors que, tour à tour envieux et provoquants, nous ayons tant d'application à la haine, tant de zèle pour faire le mal, tant de sollicitude pour les procès, tant d'ingéniosité quand il s'agit de tromper, tant de penchant à la détraction, tant d'emportement à l'injure ?"

 

"Connais ta propre mesure. Tu ne dois ni t'abaisser, ni te grandir, ni t'échapper, ni te répandre. Si tu veux conserver la mesure, tiens-toi au centre. Le centre est un lieu sûr ; c'est le siège de la mesure, et la mesure est la vertu. Dès qu'il s'éloigne de cette mesure, le sage s'estime exilé. Il ne convient donc pas qu'il s'établisse au loin, ce qui serait outrepasser ; ni au large, ce qui serait s'écarter ; ni au-dessus, ce qui serait dépasser ; ni au-dessous, ce qui serait manquer. Car, tu le sais, éloignement implique ordinairement exil ; extension, déchirure ; élévation, chute ; et profondeur, engloutissement."

 

Sommes-nous encore capables de mesure et d'humilité, à l'heure du "paraitre" ?

Posté(e)

Un texte qui sonne comme une alarme, toute violence est inacceptable pour quelque raison que ce soit, malheureusement même la fiction à travers les films, les jeux-vidéo très violents la met toujours au premier plan, il y aurait une réflexion à avoir sur ce qui est présenté sur les écrans, la violence est complétement banalisée.

Posté(e)

Un poème puissant qui rappelle l'innommable cruauté tapie au fond des hommes et souvent manifestée contre le sexe"faible"(encore en cette période de covid et de confinement-désespérant...). Homme sapiens, homo démens...

Posté(e)

Bonjour @Sophie 

le mot "féminicide" est entré pour la première fois dans le dictionnaire français "le petit Robert" en 2015 et a été hissé sur le podium de la lexicographie en 2019 en devenant "le mot de l'année" mais la réalité qu'il décrit ne date pas du XXI ème siècle !

Pendant des siècles, il fut occulté par des termes "crime passionnel" "drame de la séparation", "tragédie conjugale" ou encore "drame de la jalousie" autant d'expressions qui ont contribué à dédouaner les auteurs de ces crimes et à ignorer que l'immense majorité des victimes étaient des femmes ... 

 

"La femme git dans la sombreur du jour

Trucidée, écartelée, martyrisée

Où donc a fui l'humanité ?"

 

hélas, les crimes quels qu'ils soient me paraissent toujours abominables, la violence de plus en plus "courante" ; le crime en lui-même est une horreur mais il apparaît encore plus monstrueux quand il est perpétué sur un être plus fragile (que penser des infanticides ..?)

Vous dites : " où donc a fui l'Humanité ...? "

L'homme, en tant qu'individu a des potentialités agressives, perverses et nocives ; au sens ethique l'humanité est une manière de se conduire,  une forme possible du devenir de chaque homme. Humanité et humanisme désignent des vertus de l'homme lorsqu'il se montre altruiste et sociable, maîtrisé et empathique, digne et respectueux. 

"Hommes, soyez humains, c'est votre premier devoir" écrivait J.J.Rousseau. 

Humanité ne s'oppose pas à animalité, mais à barbarie. 

... / ... 

Posté(e)

Les mots sont poignants.

Sans doute qu'ils ont conté de une multitude de drames.

Il faudrait alors ne jamais s'arrêter de lutter.

 

Touchant poème. Merci.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Le 22/07/2021 à 22:09, Maxence a écrit :

Que pourrait-on dire de plus en face de l'humanité inhumaine ?

J'aime beaucoup ce rapprochement entre humanité et inhumaine, Maxence. J'adore les oxymores. Cette dernière illustre à merveille les contradictions inhérentes à la nature humaine. Merci.

Le 23/07/2021 à 08:14, Darius a écrit :

Beaucoup de poème semble refléter un certain désespoir, celui-ci brandit le mot liberté, encore faut-il savoir ce que ce mot recouvre, car beaucoup confondent liberté et égoïsme forcené comme en témoigne les irréductibles à la vaccination;

Le 23/07/2021 à 08:28, Seawulf a écrit :

 

Le "vivre ensemble" devient de plus en plus compliqué, que ce soit au sein de la société, ou par ricochet, au cœur de la sphère privée. L'individualisme supplante le collectif et fait perdre de vue "l'intérêt général". Notamment, ce que la femme ou l'homme peut apporter à l'autre, dans sa "différence complémentaire". Aujourd'hui, sur pratiquement tous les sujets, les postures se radicalisent rapidement et engendrent des violences verbales (ou écrites sur les réseaux, sous couvert d'anonymat !) qui se traduisent trop souvent par des agressions physiques (intempérantes), avec des conséquences graves, voire dramatiques. 0ù sont passées la mesure, la considération, pour ne citer que ces deux-là : Saint-Bernard écrivait (Extraits / On est entre 1148 et 1152), " C'est tout juste si, de nos jours, la sagesse (...) n'en est pas devenue folle. Quoi d'étonnant dès lors que, tour à tour envieux et provoquants, nous ayons tant d'application à la haine, tant de zèle pour faire le mal, tant de sollicitude pour les procès, tant d'ingéniosité quand il s'agit de tromper, tant de penchant à la détraction, tant d'emportement à l'injure ?"

 

"Connais ta propre mesure. Tu ne dois ni t'abaisser, ni te grandir, ni t'échapper, ni te répandre. Si tu veux conserver la mesure, tiens-toi au centre. Le centre est un lieu sûr ; c'est le siège de la mesure, et la mesure est la vertu. Dès qu'il s'éloigne de cette mesure, le sage s'estime exilé. Il ne convient donc pas qu'il s'établisse au loin, ce qui serait outrepasser ; ni au large, ce qui serait s'écarter ; ni au-dessus, ce qui serait dépasser ; ni au-dessous, ce qui serait manquer. Car, tu le sais, éloignement implique ordinairement exil ; extension, déchirure ; élévation, chute ; et profondeur, engloutissement."

 

Sommes-nous encore capables de mesure et d'humilité, à l'heure du "paraitre" ?

 

J'ai joint malencontreusement les deux commentaires et j'en suis désolée.

 

La liberté est un vaste débat, Darius. Quand j'ai évoqué le mot liberté, Je visualisais le tableau d'Eugène Delacroix, "La liberté guidant le peuple" où une femme dénudée brandit le drapeau tricolore. 

 

Merci infiniment Seawulf pour votre long commentaire étayé. O combien les écrits de Saint Bernard demeurent vrais, d'une vérité implacable !

Votre question met en exergue les difficultés à atteindre la mesure eu égard les antinomies existantes. Merci de la poser.

Cela présuppose une certaine sagesse, ne croyez-vous pas ?

Le 23/07/2021 à 08:32, Fleur de poème a écrit :

Un texte qui sonne comme une alarme, toute violence est inacceptable pour quelque raison que ce soit, malheureusement même la fiction à travers les films, les jeux-vidéo très violents la met toujours au premier plan, il y aurait une réflexion à avoir sur ce qui est présenté sur les écrans, la violence est complétement banalisée.

Merci beaucoup  Fleur de poème de votre commentaire. Vous avez entièrement raison quand vous parlez de banalisation de la violence laquelle engendre la violence. D'où l'importance de rejeter toute banalisation.

Le 23/07/2021 à 09:02, Banniange a écrit :

Un poème puissant qui rappelle l'innommable cruauté tapie au fond des hommes et souvent manifestée contre le sexe"faible"(encore en cette période de covid et de confinement-désespérant...). Homme sapiens, homo démens...

Joli jeu de mots, Banniange. Merci de votre commentaire.

Le 23/07/2021 à 12:29, Joailes a écrit :

Bonjour @Sophie 

le mot "féminicide" est entré pour la première fois dans le dictionnaire français "le petit Robert" en 2015 et a été hissé sur le podium de la lexicographie en 2019 en devenant "le mot de l'année" mais la réalité qu'il décrit ne date pas du XXI ème siècle !

Pendant des siècles, il fut occulté par des termes "crime passionnel" "drame de la séparation", "tragédie conjugale" ou encore "drame de la jalousie" autant d'expressions qui ont contribué à dédouaner les auteurs de ces crimes et à ignorer que l'immense majorité des victimes étaient des femmes ... 

 

"La femme git dans la sombreur du jour

Trucidée, écartelée, martyrisée

Où donc a fui l'humanité ?"

 

hélas, les crimes quels qu'ils soient me paraissent toujours abominables, la violence de plus en plus "courante" ; le crime en lui-même est une horreur mais il apparaît encore plus monstrueux quand il est perpétué sur un être plus fragile (que penser des infanticides ..?)

Vous dites : " où donc a fui l'Humanité ...? "

L'homme, en tant qu'individu a des potentialités agressives, perverses et nocives ; au sens ethique l'humanité est une manière de se conduire,  une forme possible du devenir de chaque homme. Humanité et humanisme désignent des vertus de l'homme lorsqu'il se montre altruiste et sociable, maîtrisé et empathique, digne et respectueux. 

"Hommes, soyez humains, c'est votre premier devoir" écrivait J.J.Rousseau. 

Humanité ne s'oppose pas à animalité, mais à barbarie. 

... / ... 

Merci beaucoup Joailes de ce rappel terminologique. Le choix des mots est en effet crucial. Il est révélateur.

J'exècre toute violence, notamment celle touchant les enfants. 

Ici, malheureusement, les féminicides font aussi des victimes collatérales, les enfants, souvent témoins des violences  et parfois du crime lui-même.

Merci encore de citer Rousseau; Cette citation résume bien vos propos.

Il y a 22 heures, Mohand a écrit :

Les mots sont poignants.

Sans doute qu'ils ont conté de une multitude de drames.

Il faudrait alors ne jamais s'arrêter de lutter.

 

Touchant poème. Merci.

Merci infiniment Mohand d'être sensible à cette cause.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un cri que l’on ne peut pas ne pas entendre. Si bien commenté ici que je n’ai rien à ajouter si ce n’est un grand bravo,… 

Merci @Sophie avec mon cdc.

Modifié par Tarentaise

Posté(e)

Ma foi en l'humanité, la tolérance et la mesure de l'espèce humaine est éteinte depuis longtemps mais je salue le désespoir de cet appel d'une grande beauté à la lecture. Merci @Sophie pour ce cri nécessaire mais malheureusement voué à l'indifférence. Bien sûr, il reste les poètes pour le recevoir et le partager.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un cri poétique et éthique efficace et, hélas, amplement justifié! Quand l'homme n'est pas à la hauteur de la seule chose qui fait de lui un être vivant potentiellement supérieur aux autres: l'humanité, au sens moral du terme, il est alors le plus vil de tous, le seul réellement "nuisible".

Posté(e)

Tout est dit et très bien dit d'ailleurs dans ce texte poignant qui m'a touchée.

  • 1 mois plus tard...
Posté(e)

Quel bel et vibrant appel à la sensibilité humaine. Vous l'exhortez notamment à se manifester avec ces quatre verbes à l'impératif que l'on retrouve en fin de poème

Le 22/07/2021 à 21:20, Sophie a écrit :

Eveille-toi humanité

Ta survie en dépend

Expie tes fautes passées

Brandis l'étendard de la liberté

Promeus l'humanisme éclairé

Voguant dans la nuit des temps

J'ai beaucoup apprécié les réflexions qui suivent votre texte et comme le dit @Tarentaise, il est difficile d'ajouter quelque chose après cette lecture...   

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.