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Jamais plus

Featured Replies

Posté(e)
  • Administrateur

Les contours des saisons ne sont pas tiens.

Tu peux épancher ta soif à leurs affluents,

Dormir enroulée sous le frisson des peupliers,

Ta peau n'éprouvera plus le frôlement de l'éclipse.

 

Sur le lit des alluvions d'une lune rousse,

Tu avortes des morceaux d'étoiles oxydées.

Le limon rougeoyant des aurores s'écoule

Tandis qu'un souffle brumeux se défroisse.

 

Sous les racines séchées des moissons séculaires,

Tu creuses en vain jusqu'à heurter l'os du monde.

Le temps résonne sur les rhétoriques de l'absence

Tandis que les mots coulent en échappées salines.

 

Les rayures du ciel ne t'appartiennent pas.

Tu peux tenter de les effacer dans l'azur,

Escalader les reflets des espaces calcaires,

Jamais plus ta voix ne chevauchera le vent.

Posté(e)

"Jamais plus ta voix ne chevauchera le vent", oui, le poème se termine en apothéose avec ce vers magistral que je retiendrai tout particulièrement. Ce vers suffit à lui seul à retranscrire l'atmosphère du poème ; il en est l'essence même.

Un grand bravo, merci @Eathanor !

  • Le titre a été modifié en Jamais plus
Posté(e)

J'ai apprécié ce poème pour la qualité indéniable de son écriture mais pour la force

Qui en émane avec le constat  de notre impuissance et de nos limites face aux changements

Qui s'opèrent autour de nous. " les rayures du ciel ne t'appartiennent pas tu peux tenter de les effacer dans l'azur.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

En images puissantes qui forcent le questionnement, la terrible fatalité de l'absence au monde.

Posté(e)

Impuissance... Combien de fois sommes-nous impuissants devant les évènements et nous devons nous contenter de les subir ? Un poème complexe, non exempt d'une certaine dureté... Des images subtiles qui sucitent la réflexion. Nous ne serions donc pas maître de notre destin ??

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème où je retrouve des accents de Rainer Maria Rilke pour pleurer l’être cher disparu qui a rejoint les forces telluriques.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

De magnifiques vers où la violence des sentiments semblent fusionner avec la beauté de la nature. Bravo, Eathanor !

Posté(e)
Le 04/06/2021 à 10:31, Eathanor a écrit :

Les rayures du ciel ne t'appartiennent pas.

Tu peux tenter de les effacer dans l'azur,

Escalader les reflets des espaces calcaires,

Jamais plus ta voix ne chevauchera le vent.

Bonjour @Eathanor, merci pour ce texte assez violent et imagé, l'intérêt (à mon sens) est qu'il prête à l'interprétation. Au lieu d'imaginer que le texte est dédié 

à un être aimé (féminin :enroulée) ,sans doute regretté, j'ai postulé (et c'est là le pouvoir des mots) exactement le contraire. Le narrateur est plein de rancune 

contre l'être auquel maintenant il conteste et dénie tout pouvoir, forme négative omniprésente dans le texte et vocabulaire exprimant l'échec et l'impuissance,

le ton se prêtant même à l'occasion à l'ironie.

Par delà son évidente beauté, le derniers vers (à l'image du texte ) qui évoque ce qui a été et qui n'est plus, exprime-t-il un regret amer ou un soulagement et la

délivrance de l'emprise d'un être que le narrateur avait mis à un moment de sa vie sur un piédestal?  

       

Modifié par Filae77

Posté(e)

@Eathanor

 

Les métaphores se heurent à la limite de l'absurde et c'est bon comme la pluie qu'on attend après l'orage. Hop ! Top !

Posté(e)

Un poème percutant muni d'une jolie force dans le choix des mots.

Le vers de la fin est juste parfait. Merci pour ce beau partage @Eathanor

Posté(e)
Le 04/06/2021 à 10:31, Eathanor a écrit :

Dormir enroulée sous le frisson des peupliers,

Ce vers capturé est très joli et il me parle au plus profond de moi. C'est fou comme un seul vers peut  parfois transfigurer tout un poème.

Posté(e)
  • Auteur
  • Administrateur

Permettez-moi un merci collectif pour chacune de vos réactions 🙂 

  • 2 semaines plus tard...
Posté(e)
Le 04/06/2021 à 10:31, Eathanor a écrit :

Les rayures du ciel ne t'appartiennent pas.

Tu peux tenter de les effacer dans l'azur,

Escalader les reflets des espaces calcaires,

Jamais plus ta voix ne chevauchera le vent.

 

Complexité de l'absence.

  • 4 semaines plus tard...
Posté(e)

Le dernier quatrain joue avec l'impossible, c'est très bien écrit.

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