Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Sous les cils du levant (X)

Featured Replies

Posté(e)

XIII Des cils lus Sion

 

Et la Sardaigne appelle un fils gorge nouée…

Sous les cils du levant, crêpes noirs et bouquets

Vont graver des prénoms disparus à jamais

Sur les pavés du cœur et sur les soirs tombés.

Tes yeux ont la couleur du malheur qui incise,

Deuil et austérité, prie-Dieu aux larmes grises,

Entre tes rideaux noirs, le pêcheur du matin,

S’en va, brise discrète, exiler son chagrin.

Yeux aux soupirs flottants ramenés sur les côtes

Tels des flacons restés dans les filets apôtres ;

Les messages d’amour sans espoir d’être lus

Ont fini sur les baies, déchiquetés, perdus…

Amours désenchantés, pâture pour les hordes,

Se dandinant la nuit tout au bout d’une corde,

C’est l’attente incertaine, interminable et dure,

Du marin qu’on saura entre mer et suture,

Depuis août par les flots, amour ! reviendra-t-il ?

Marin qui deviendra un bon père en avril…

Ton regard à tiroirs garde soigneusement

Les manuscrits trempés dans le moka des ans,

Et quelques fleurs séchées, herbier des baisers miel

Dormant page noircie dans un coin d’un missel.

Le brun chuchotement tatoue tes yeux rêveurs,

La jolie bourse aux larmes enlève un cil pleureur.

Sous les cils du levant, par tes yeux révulsés,

Le bandeau blanc me dit qu’un ciel reste à trouver…

Par moment si lointains ou lustrant l’oiseau triste,

L’œil juché sur la croix pour déclouer le Christ,

On dirait que tes yeux ont nommé des civières

Pour toujours s’en aller dorloter les rivières…

FIN

Posté(e)
il y a 46 minutes, Frédéric Cogno a écrit :

 

Entre tes rideaux noirs, le pêcheur du matin,

S’en va, brise discrète, exiler son chagrin.

 

On dirait que tes yeux ont nommé des civières

Pour toujours s’en aller dorloter les rivières…

 

 

Chapeau mon ami ! Tu as mené cette série à son terme avec brio ! 👍

Entre rimes et superbes tournures, tu as su tenir le lecteur grâce à ton talent

de poète mais aussi de conteur, je me répète mais bravo @Frédéric Cogno

Et merci pour ce(s) beau(x) partage(s) 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

C’est avec un peu de tristesse que l’on parvient à la fin de ce long poème aux images surprenantes et toujours renouvelées dans une versification superbe. Merci @Frédéric Cogno de nous avoir fait l’offrande de ce cadeau de poésie.

Posté(e)

Il y a ici de beaux alexandrins à la manière de Hugo.  Félicitations Frédéric pour le souffle tragique qui traverse le poème.

Posté(e)

Quel brio ! Merci de ce partage.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Du grand art, Frédéric. Chapeau! J'ai hâte de retrouver la mer bruissante de tes alexandrins et ses images puissantes!

 

 

Modifié par Thy Jeanin

Posté(e)

Selon moi, "Les cils du levant" constituent un véritable tour de force, car il est difficile de maintenir un tel niveau d'écriture sur la longueur, or vous avez relevé le "défi" avec brio. Félicitations @Frédéric Cogno, et bravo à vous !

Posté(e)

Mon seul reproche : Le mot "FIN". Oui, @Frédéric Cogno, nous resterons sur notre faim de vos magnifiques alexandrins que nous avons dégustés avec délice au fil des semaines. Un grand bravo !

Posté(e)

Superbe fresque qui n'est pas sans me rappeler Robert Ganzo et son "Orénoque".

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Sous les cils du levant, c'est une floraison d 'images d'une grande beauté, FrédéricCogno.

Posté(e)

J'ai peine à quitter, comme chaque fois que tu m'entraînes dans ta farandole de mots, ton univers ... cette "désillusion"vient clore une superbe série qui ferait à elle seule un joli recueil ... Bravo et merci @Frédéric Cogno

Posté(e)

Pindare qui aurait accompagné Pausanias… Le périple s’achève sur le papier mais se poursuit dans notre âme. Merci pour ce voyage tout à la fois poétique, initiatique et mystique.

Posté(e)
  • Auteur

Bonjour à tous

 

Je voulais simplement remercier du fond du cœur tous les lecteurs et toutes les lectrices qui ont osé suivre ce très long voyage "sous les cils du levant". Vos commentaires, vos appréciations, vos témoignages, m'ont profondément touché. J'ai longtemps hésité à poster ce poème écrit il y a tout juste 20 ans car ma crainte était de lasser dans la longueur avec des alexandrins parfois trop bouffis ou fourbus, des images déroutantes, une tonalité trop personnelle... Mais grâce à l'ambiance si réconfortante et si chaleureuse qui règne sur ce site, grâce surtout à la générosité de vos cœurs, je me suis senti en confiance et je ne puis  qu'être heureux aujourd'hui d'avoir pu partager un tel texte.

 

Je vous embrasse.

 

Frédéric.

Posté(e)
Le 21/05/2021 à 21:22, Frédéric Cogno a écrit :

Ton regard à tiroirs garde soigneusement

Les manuscrits trempés dans le moka des ans,

Et quelques fleurs séchées, herbier des baisers miel

Dormant page noircie dans un coin d’un missel.

 

Superbe. 

  • 1 mois plus tard...
Posté(e)

Merci d'avoir offert cette belle épopée aux lecteurs d'Accents poétiques. Ce dernier volet est empreint de tristesse mais le jeu de mots du titre ne se fait pas oublier...

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.